Philippe Baillet

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Philippe Baillet, né le 21 janvier 1951, est un essayiste, journaliste, chercheur et traducteur français.

Philippe Baillet

Il est considéré comme le principal introducteur de l'œuvre de Julius Evola dans l'aire francophone. Passé d'abord par le nationalisme révolutionnaire, il est devenu ensuite l'une des figures du traditionalisme intégral, puis du « traditionalisme révolutionnaire », mouvance évoluant autour de la revue Totalité. Il se rapproche du GRECE et de la Nouvelle droite dans les années 1980. Depuis les années 2000, il effectue un « retour vers Nietzsche », et défend l'idée d'une renaissance sous la forme d'un bloc impérial albo-européen de Dublin à Vladivostok.

Il dirige la revue théorique Sparta, lancée en automne 2020.

Biographie

Philippe Baillet est né en 1951 dans le département du Pas-de-Calais, près de Boulogne-sur-Mer, dans un milieu bourgeois déclassé. La famille, en proie à des difficultés financières, s'installe en banlieue parisienne.

Du maurrassisme au nationalisme révolutionnaire, vers le traditionalisme intégral

Il commence à militer en 1966, à l’âge de quinze ans, dans les rangs de la Restauration Nationale, dans la section de Saint-Cloud dirigée alors par le futur africaniste Bernard Lugan. Il fait peu après la rencontre de Pierre Krebs, qui lui fait connaître les thèses d'Europe-Action. Baillet est alors exclu de la Restauration nationale pour « racisme » et « européisme ».

Il s'engage en conséquence dans les rangs du Rassemblement européen de la liberté, créé par Dominique Venner et qui a pris la succession d'Europe-Action. Mais le REL s'effondre rapidement. Philipe Baillet rejoint les rangs de Pour une jeune Europe[1], un mouvement dirigé par Patrick Mahé et Nicolas Tandler, qui tente alors de fusionner racialisme, nationalisme européen et nationalisme révolutionnaire[2].

C'est à cette époque que Philippe Baillet rencontre à plusieurs reprises Gaston-Armand Amaudruz, dirigeant du Nouvel ordre européen, et, surtout, qu'il découvre l’œuvre de Julius Evola. Cette découverte le conduit à apprendre l’italien[3]. Il prend contact avec les milieux nationaux-révolutionnaires italiens. Il fait la connaissance de Claudio Mutti en 1975 à Parme, ainsi que de nombreuses autres figures de la mouvance comme Franco Freda. Sous leur influence, il se met à étudier en profondeur les œuvres de Julius Evola, dont il deviendra l'un des plus grands spécialistes et le principal traducteur en langue française[4].

Révolte contre le monde moderne .jpg

Il prend à la même époque ses distances avec la politique activiste pour se consacrer au travail doctrinal. Il fonde, toujours en 1975, avec Léon Colas et Pierre Magne, le Centre d'études doctrinales Julius Evola (CSE), dont il sera le secrétaire. Il y publie Introduction à l'œuvre d'Evola, le premier texte important paru en français sur le métaphysicien italien[5]. Il collabore aussi ponctuellement au Devenir européen.

Au cours de cette période, entre 1973 et 1978, il vit dans une communauté de jeunes filles et de jeunes gens à Montreuil-sous-Bois. Si les autres membres de cette communauté ne sont pas politisés, il partage avec eux un intérêt marqué pour les doctrines et spiritualités orientales comme le bouddhisme et l'indouisme.

Les débuts d'une longue carrière de traducteur

En parallèle avec son engagement militant, il entame sa longue carrière de traducteur italianiste professionnel. Outre Julius Evola, il traduira en français les travaux du philosophe catholique Augusto Del Noce, ceux de l'historien spécialiste du fascisme Emilio Gentile, de l'historienne médiéviste Carla Casagrande, du paléontologue Roberto Fondi, de l'historien allemand non-conformiste Ernst Nolte, du traditionaliste et mystique Guido De Giorgio, ami d'Evola et de Guénon, de l'historien et sociologue Massimo Introvigne, du mathématicien pythagoricien Arturo Reghini. Il traduira, pour le compte de maisons d'édition d'obédience chrétienne, les Lettres à sa famille du pape Jean XXIII et les ouvrages d'auteurs catholiques, comme Luis Antonio G. Tagle, Carlo Maria Martini, Attilio Mordini, Massimo Capuani, Maurizio Paparozzi, ou Angelo Scola, ou chrétiens orthodoxes, comme Viktor Nikitič Lazarev.

Il traduit aussi les écrits d'auteurs de la Droite radicale italienne comme Rinaldo Massi, Franco Freda, Claudio Mutti et Adriano Romualdi.

L'aventure de la revue Totalité, qui publiera 27 livraisons, durera dix ans.

L'aventure Totalité : le « traditionalisme révolutionnaire »

Au début de l'année 1977, il fonde, avec Georges Gondinet et Daniel Cologne, la revue Totalité, qui publiera 27 livraisons, jusqu'en 1987. Le périodique, sous-titré « Pour la révolution culturelle européenne », sera le porte-étendard, dans la sphère francophone, d'un nouveau courant, « une Droite inconnue qui attend son heure »[6] : le « traditionalisme révolutionnaire ».

À l'instar de plusieurs courants de la Droite radicale italienne, comme ceux animés par Franco Freda et par Claudio Mutti, les militants qui se rassemblent autour de Totalité estiment que, au stade de décadence avancée que vivent les sociétés occidentales, la seule façon d'être un vrai révolutionnaire est d'être un traditionaliste intégral, et qu'un authentique traditionaliste ne peut qu'être un révolutionnaire.

Comme l'annonce la revue en ouverture de chaque livraison, les militants expriment, « à l’aurore de la longue marche de la révolution européenne, la volonté d'engager un combat total - spirituel, culturel, politique, contre les forces, manifestes ou occultes, décidées à mener à terme le processus, entamé de longue date, de dénaturation complète de l'Europe […] Totalité éclairera et soutiendra, en Europe et hors d'Europe, les mouvements agissant dans la direction des luttes de libération nationale et populaire contre les oligarchies mondialistes ».

Cette volonté de soutenir « en Europe et hors d'Europe » les « mouvements de libération nationale et populaire » n'est pas anodine. Elle va se traduire par un intérêt pour les mouvements révolutionnaires (non marxistes) du Tiers-monde, et particulièrement pour ceux du monde musulman, comme la révolution islamique iranienne et la Libye de Kadhafi. Ainsi, en 1978, Philippe Baillet publie, en collaboration avec Jean-Louis Duvigneau[7], un texte particulièrement virulent, « Sur la Libye de Kadhafi et l'imbécilité droitiste », inséré dans une brochure de soutien à Franco Freda, alors emprisonné. Le texte appelle à un soutien inconditionnel à la Jamahiriya libyenne et aux révolutionnaires du monde musulman, en vue d'une alliance pour « en finir avec l'impérialisme américano-sioniste ennemi de l'homme ». Le texte s'en prend aussi violemment aux « traditionalistes folkloriques », aux « faux hommes de la Tradition », accusés de confondre « le chevauchement du tigre et l'enculage des mouches ». Lors de conférences, Baillet aurait aussi donné comme modèles de référence les Tupamaros d’Amérique latine et les combattants du Vietcong[8].

L'équipe de Totalité va publier de nombreuses brochures doctrinales, comme Éléments pour un nouveau nationalisme, Pour en finir avec le fascisme, ainsi que beaucoup de textes traduits de l'italien par Baillet, comme La Désintégration du système de Freda ou La Droite et la crise du nationalisme d'Adriano Romualdi.

Le cercle donnera naissance en 1982 aux Éditions Pardès, ainsi qu'aux revues Rebis - Sexualité et Tradition (1978), Kalki (Action et Tradition) (1985) et L'Âge d'Or (Spiritualité et Tradition).

En 1981, Philippe Baillet quitte l'équipe de rédaction de Totalité, tout en continuant à collaborer aux éditions Pardès en tant que traducteur.

Collaboration avec la Nouvelle droite et éloignement

Philippe Baillet, comme la plupart des traditionalistes et des « traditionalistes-révolutionnaires », s'est d'abord montré très critique à l'encontre du GRECE et de ce que l'on commence à appeler « la Nouvelle droite ». Son « néo-titanisme » (culte de la technique) et son « prométhéisme », son rejet et son mépris de tout ce qui pourrait venir d' « Orient », son nominalisme et son évolutionnisme, constituent des éléments particulièrement suspects aux yeux des partisans d'une Droite « traditionnelle », au sens évolien du terme. Mais peu à peu, Baillet commence à estimer que les critiques faites au GRECE perdent leur raison d'être[9]. À partir de 1985, il va se mettre à collaborer à ses publications. Il devient, pour une assez courte période (1985-1986), secrétaire de rédaction de Nouvelle École, d' Éléments, de Panorama des idées actuelles et d' Études & Recherches.

Les années suivantes, il s'éloigne peu à peu du GRECE, mais il continuera à fournir des articles de fond à Éléments et à Nouvelle École jusqu'en 2003.

Il poursuit ses travaux de traduction et ses activités de journaliste pigiste, contribuant à de nombreux périodiques, dont Politica Hermetica, Catholica, Les Cahiers d'histoire sociale, la Nouvelle revue d'histoire, Rivarol, Les Écrits de Paris, et, plus tard, à Tabou. Il livre aussi, à cette époque, une vingtaine d'articles, essentiellement culturels, au Choc du Mois (1987-1993).

En 1988, il crée un bulletin trimestriel, Les Deux Étendards - Documents et acteurs de l'antimodernité, qui cesse sa parution après trois numéros. Il dirige aussi une collection intitulée elle aussi « Les Deux Étendards » aux Éditions Hérode[10]. Il y édite des travaux consacrés à Mircea Eliade, à Julius Evola, à la Garde de fer roumaine, à Emmanuel Malynski, Juan Donoso Cortés, des essais de Claudio Mutti, ainsi que ses propres travaux, comme Julius Evola ou La sexualité dans tous ses « états ».

Connaisseur et passionné des doctrines traditionnelles extrême-orientales, de l'hindouisme, de l'advaita-vedânta, du taoïsme et du bouddhisme en particulier[11], il effectue en 1999 un séjour de plusieurs mois aux Indes, dans l'État du Tamil Nadu[12].

En juillet 1999, il reçoit une bourse du Centre national du livre (CNL) pour une recherche sur la « communauté alternative » de Monte Verità (1900-1920).

On peut noter que Stéphane François, spécialiste autoproclamé de l' « extrême droite », reconnait que la qualité scientifique de la production de Philippe Baillet est indéniable [13].

Retour à Nietzsche

Au tournant de l'an 2000, Philippe Baillet opère un retrait de la vie publique qui va durer près d'une décennie. Il fait, à cheval sur les années 2002 et 2003, un second séjour, d'une durée de six mois, dans plusieurs Etats de l'Union indienne.

Pour une contre-révolution blanche

L'année 2010 marque le retour de Philippe Baillet vers Nietzsche, mais aussi son retour dans les débats de fond qui traversent la Droite radicale. Il renoue avec le style polémique de ses années « traditionalistes-révolutionnaires », mais certaines de ses positions ont changé. Inquiet du choc des civilisations en cours, il condamne désormais sévèrement les postures islamophiles, encore très courantes dans de larges secteurs de la Droite radicale, alors que l'Islam se profile de plus en plus comme la forme la plus agressive d'un racisme anti-blanc parfaitement assumé. Il prophétise un avenir fait de guerres civilisationnelles et ethniques.

En 2010, il publie Pour la contre-révolution blanche : portraits fidèles et lectures sans entraves. Il s'agit d'un recueil d'articles publiés précédemment. La préface indique pourtant les modifications que Baillet donne à ses orientations. Tout d'abord, il incite le lecteur francophone à s'intéresser à la radicalisation du conservatisme et à l'émergence d'une droite racialiste aux États-Unis. Ensuite, il rejette le terme de « révolutionnaire » pour préférer celui de « contre-révolutionnaire ». Cette contre-révolution , enfin, sera blanche, car « notre seule chance de survie est liée à l'apparition d'un nouveau type humain de race blanche dans les guerres civilisationnelles et ethniques qui s'annoncent ».

Philippe Baillet va s'en prendre violemment à ceux qui, à droite, refusent, par courte vue ou par conformisme, d'entreprendre une remise en question. Il publie notamment plusieurs articles contre Alain de Benoist, qu'il considère comme un homme de gauche qui s'ignore et qui serait avant tout soucieux de reconnaissance médiatique.

De même, en 2013, il va publier une réponse virulente à l'article d'Hervé Ryssen, « Les hommes qui tournent en rond ». Baillet, sous le titre de « Les hommes qui tournent en rond et ceux qui vont dans le mur. D'Hervé Ryssen à Gianantonio Valli », prend la défense de Nietzsche et d'Evola et fustige « l'antisémitisme alimentaire », le « complotisme » et le manque de sérieux et de rigueur de Ryssen.

Le Parti de la vie

Un seul parti : le Parti de la vie

En 2015, paraît Le Parti de la vie. Baillet y expose les portraits de « clercs et guerriers d'Europe et d'Asie ». En énonçant son retour à Nietzsche, il fait sienne la théorie de Giorgio Locchi et d'Adriano Romualdi, suivant laquelle il importe d'assumer la signification de la totalité de la pensée contre-révolutionnaire. En effet, il y a bien une continuité contre-révolutionnaire, depuis Burke, Thomas Carlyle et Gobineau, en passant par les romantiques, pour arriver au fascisme (et au national-socialisme allemand), compris comme un phénomène européen. Nietzsche marque l'avènement de la Droite non chrétienne et surhumaniste, mais pourtant contre-révolutionnaire.

L'autre tiers-mondisme : une puissante autocritique

L'autre tiers-mondisme

C'est en 2016 que, avec la parution du gros volume de L'Autre Tiers-mondisme : des origines à l’islamisme radical (475 p.), Baillet va tenter de lancer un débat de fond au sein des divers milieux de Droite[14]. Il effectue une véritable autocritique de sa période traditionaliste-révolutionnaire, avant de procéder à une critique fondamentale de tous les islamophiles et tiers-mondistes « de Droite » de tous les niveaux (de Johann von Leers et René Guénon aux frères Strasser, de Claudio Mutti à Alain Soral et Christian Bouchet. Baillet ne cède pas pour autant au « racialisme des simples » et à l'islamophobie basique d'un Guillaume Faye. Il qualifie d'ailleurs son livre Comprendre l'Islam de « gag ». Renvoyant dos à dos islamophiles et « islamophobes », Philippe Baillet est clair : « toute la "postérité d'Abraham" (judaïsme, christianisme, islam) participe, en dépit de différences évidentes et très importantes, d'une essence commune, le sémitisme, fondamentalement étrangère à la mentalité indo-européenne profonde ». En conclusion, il affirme que « le soleil se lève à l'Est pour les nationalistes européens. C'est désormais le mythe eurosibérien […] qui doit nourrir leur combat et leur rêve de demain ou d’après-demain. Dans un avenir totalement imprévisible, l'immense Russie sera peut-être la base arrière à partir de laquelle lancer la reconquête en vue de bâtir un empire qui s'étendrait de Dublin à Vladivostok ».

Malheureusement, ce débat si essentiel n'aura pas lieu. Préférant éviter une nécessaire remise en question, ou craignant de s'aliéner des « musulmans patriotes  » fantasmés, par confort ou par conformisme, la plupart des organes de presse de la mouvance passeront l'ouvrage sous silence.

Pour une écologie profonde

Philippe Baillet publie en 2017, en collaboration avec Giovanni Monastra, Piété pour le cosmos, un essai consacré à « l’écologie vue de Droite » et à l'écologie profonde, où il établit une filiation entre la Révolution conservatrice et les mouvements de défense de l'environnement. Certains écologistes en parlent comme d'un témoignage de « l’extrême-droitisation du discours écologique » et de « l’écologie identitaire ».

« Dire adieu à la Nef des fous »

En 2018, il publie un essai polémique, De la confrérie des Bons Aryens à la nef des fous, où il critique la Droite radicale française, prisonnière incurable, selon lui, de ses éternels défauts (amateurisme, manque de sérieux, antisémitisme obsessionnel et alimentaire, conspirationnismes et complotismes de toutes sortes, etc.). Malade de ses pathologies, elle est la responsable principale de ses échecs répétés.

Pour l'honneur d'un camarade - Guillaume Faye, par-delà censure et récupération (2020)

Sparta

En automne 2020, il lance, avec notamment Pierre Krebs et Jean Haudry, une nouvelle revue théorique, Sparta. Il en assume la charge de directeur de la rédaction. Sous-titrée « Ordre vital - Perspective ethnoraciale - Critique sociale », la revue entend remplir une fonction décisive d’approfondissement doctrinal et de transmission de l'héritage ancestral indo-européen.

Publications

Ouvrages

En français

  • Introduction à l'œuvre d'Evola, Cahiers du Centre d'études doctrinales Evola, Villemonble, 1975, 28 p.
  • Julius Evola ou La sexualité dans tous ses « états », Chalon-sur-Saône, Hérode, coll. « Les deux étendards », 1995, 69 p. (ISBN 2-908971-06-2).
  • Pour la contre-révolution blanche : portraits fidèles et lectures sans entraves, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2010, 188 p. (ISBN 2913612407 et 978-2913612402) — recueil d'articles écrits de 1988 à 2010 sous le pseudonyme de Xavier Rihoit.
  • Le Parti de la vie : clercs et guerriers d'Europe et d'Asie, Saint-Genis-Laval, Akribeia, 2015 (rééd. 2023), 241 p. (ISBN 978-2-913612-57-0) — contient le texte « Adriano Romualdi, l'essence du fascisme et la conception sphérique du temps de l'histoire » de Giorgio Locchi.
  • L'Autre Tiers-mondisme : des origines à l’islamisme radical - Fascistes, nationaux-socialistes, nationalistes-révolutionnaires entre « défense de la race » et « solidarité anti-impérialiste », Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2016, 475 p. (ISBN 978-2-913612-61-7)
  • avec Giovanni Monastra, Piété pour le cosmos : Les précurseurs antimodernes de l'écologie profonde, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2017, 170 p. (ISBN 978-2-913612-66-2)
  • De la confrérie des Bons Aryens à la nef des fous. Pour dire adieu à la droite radicale française, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2018, 200 p. (ISBN 978-2-913612-69-3)
  • Pour l'honneur d'un camarade - Guillaume Faye (1949-2019) par-delà censure et récupération, Le Tocsin blanc, Budapest, 2020, 72 p.

En italien

  • Julius Evola e l'affermazione assoluta, Padoue, Quaderni del Veltro, 1978 — Suivi d'un essai de Franco Freda, 128 p.
  • I fondamenti della politica tradizionale secondo A.K. Coomaraswamy, coll. « Il Cavallo alato », Padoue, Edizioni di Ar, 1987, 49 p.

Articles

Articles parus dans la revue Totalité

  • « Mythes et figures dans Heliopolis d'Ernst Jünger », no 2, 1977, p. 24-35[15].
  • « Trois regards sur le fascisme comme phénomène européen », no 5, juillet-août 1978
  • « A propos du livre "René Guénon, Témoin de la Tradition" », no 6, septembre-octobre 1978, p. 34-53.
  • « Réponse à une lettre de M. Jean Robin », no 7, mars 1979, p. 59-72[16].
  • « Quand l'Europe brûle à Téhéran... L'affrontement Tradition-Modernité en Iran », no 8, juillet-août 1979, p. 42-45.
  • « La répression en Italie », no 9, septembre-octobre 1979, p. 96-100.
  • « Primordialité de la Tradition celtique », no 11, 1980.
  • « Considérations sur l'œuvre d'Evola en France et l'action traditionnelle », no 21/22, octobre 1985, p. 175-197.

Articles parus dans Nouvelle École

  • « Bouddhisme et modernité : un mariage possible ? », no 41, 1984, p. 113-122.
  • « Primordialité de la Tradition celtique », no 46, automne 1990.
  • « Monte Verità, 1900-1920 : une « communauté alternative » entre mouvance völkisch et avant-garde artistique », no 52, 2001, p. 109-135.

Articles parus dans Éléments

  • « Evola, le dernier Gibelin », no 38, printemps 1981, p.64-67.
  • « Le dernier maharajah », no 39, juin 1981.
  • « Pour une culture hyperboréenne », no 43, octobre 1982[17].
  • « Les contes désenchantés », no 46, juin 1983.
  • « Mishima, écrivain et guerrier », no 47, septembre 1983.
  • « La religion des druides  », no 61, décembre 1986.
  • « La Tradition est bien vivante », no 62, mars 1987.
  • « Carl Schmitt ou les métamorphoses du politique », no 68, juin 1990.
  • « Fin de siècle, l’ésotérisme de masse » , no 79, janvier 1994.
  • « Gustave Thibon arraché à la pesanteur », no 104, mars 2022.
  • « Partir en Inde, ou l'art de déposer ses valises », no 106, septembre 2002, p. 33-36.
  • « L’hindouisme n’est pas un fondamentalisme ! », entretien entre Jean-François Mayer et Philippe Baillet, ibidem, p. 20-24.

Articles parus dans la revue Les Deux Étendards

  • « Julius Evola et Mircea Eliade (1927-1974) : une amitié manquée », no 1, septembre-décembre 1988, p. 45-55.
  • « Un grand contre-révolutionnaire "oublié" : Emmanuel Malynski », suivi d'un « Essai de bibliographie d'Emmanuel Malynski », no 3, mai-août 1989, p. 11-21 et 22-27.

Articles parus dans Politica Hermetica

  • « Les rapports de Julius Evola avec le fascisme et le national-socialisme », no 1, 1987, p. 49-71.
  • « Julius Evola et les "électrons libres" », no 12, 1998, p. 261-270.
  • « Lâcher prise et maîtrise sur le chemin du cinabre. À propos du livre de Jean-Paul Lippi sur Julius Evola », no 13, 1999, p. 212-230.

Articles parus dans Écrits de Paris

  • « Le mouvement nationaliste blanc aux États-Unis », série de 5 articles : « Les origines (1945-1965) » (n° 750, février 2012), « Les années fondatrices (1966-1980) » (n° 751, mars 2012), « Le temps des activistes (1981-1989) », « La décennie du mûrissement (1990-2000) » (n° 753, mai 2012), « Les années de la relève (2001-2012) ».

Articles parus dans Tabou

  • « Optimisme fasciste et pessimisme traditionaliste », no 17, 2010, p. 27-35.
  • « Alain de Benoist, Philippe Nemo et l'immense misère de notre temps  », no 19, 2012, p. 152-189.
  • « Les "hommes qui tournent en rond" et ceux qui vont dans le mur. D'Hervé Ryssen à Gianantonio Valli », vol. 20, 2013, p. 133-184.
  • « Heinrich Himmler, Reinhard Heydrich, et l'incarnation de l'idéal national-socialiste », vol. 20, 2013, p. 7-68.
  • « Note sur l'expression "parti de la vie" dans l'œuvre de Nietzsche », no 22, 2015, p. 25-28.
  • avec Jean Plantin, « Gianantonio Valli (1949-2015) : une vie au service de l'idée », ibidem, p. 107-113.
  • « Une aventure éditoriale unique en Europe : l'agenda Mars Ultor », ibidem, p. 114-118.
  • « A propos du racialisme incomplet de Jared Taylor », no 25, 2019, p. 152-159.

Articles parus dans Sparta

  • « Origine des valeurs, valeur de l'origine et vision païenne du monde. Sémiologie des instincts et codes chiffrés des conditions d'existence : la généalogie selon Nietzsche et la construction du "parti de la vie" », vol. I, novembre 2020, p. 27-52.
  • « L'œuvre de Johann J. Bachofen (1815-1887) et la complémentarité Apollon-Dionysos - Réception, interprétations et importance fondatrice pour la redéfinition d'un paganisme européen, de Ludwig Klages à Julius Evola », vol. I, novembre 2020, p. 97-210.
  • « L' "actualité discontinue" de Sparte et son image sous le Troisième Reich », vol. II, novembre 2021, p. 71-126.
  • « Un catholique traditionaliste face au national-socialisme : entre ignorance et mauvaise foi », vol. II, novembre 2021, p. 193-206.

Autres articles et contributions[18]

  • « Une droite inconnue qui attend son heure », in : Jean-Pierre Apparu (dir.), La Droite aujourd'hui, Albin Michel, 1977, 393 p., p. 156-165.
  • avec A.K. [ Jean-Louis Duvigneau ] et sous le pseudonyme d' Éric Houllefort, « Sur la Libye de Kadhafi et l'imbécillité droitiste » , dans : Giorgio Freda : nazimaoïste ou révolutionnaire inclassable ?, Lausanne, [1978], p. 47-57, (rééd. sous forme de brochure par Ars, Nantes, 1990)
  • « A.K. Coomaraswamy, L’arbre inversé », in : Panorama des idées actuelles, no 1, mars 1985.
  • « Julius Evola - Philosophie et Tradition », in : Panorama des idées actuelles, no 10/11, décembre 1985.
  • « Léon de Poncins, un contre-révolutionnaire intégral », in : Julius Evola, Écrits sur la franc-maçonnerie, Puiseaux, Pardès, 1987, 154 p., p. 127-152.
  • « L'héritage de Mussolini », in : Le Choc du mois, no 28, mars 1990, p. 25-27.
  • « Julius Evola ou la sexualité dans tous ses "états" », in : Arnaud Guyot-Jeannin (dir.), Julius Evola, Lausanne-Paris, L'Âge d'homme, « Les Dossiers H », 1997, 269 p., p. 115-142.
  • « Togliatti et le lourd héritage du communisme italien », in : Stéphane Courtois (dir.), Du passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe, Paris, Robert Laffont, 2002, p. 537-560
  • « Les débuts méconnus d'un grand historien : Renzo De Felice, de l'étude du jacobinisme à l'étude du fascisme », in : Jean-Pierre Brach et Jérôme Rousse-Lacordaire (dir.), Etudes d'histoire de l'ésotérisme. Mélanges offerts à Jean-Pierre Laurant pour son soixante-dixième anniversaire, éditions du Cerf, Paris, 2007, 457 p., p. 269-279.
  • « 200'000 livres pour des guerriers de papier : le cas Alain de Benoist », Rivarol, no 2997, 29 avril 2011, p. 6-7. Lire en ligne : [1] ou [2]
  • « Franz Altheim (1898-1975) : de l’ « Ahnenerbe » à la consécration internationale après 1945. Eléments bio-bibliographiques », in : Adriano Romualdi, La Migration nordique en Italie. Premiers Latins et Vénètes du Val Camonica aux monts Albains, Saint-Genis-Laval, Aidôs, 2020, pp. 49-71.

Préfaces

  • « Un viatique pour l'homme noble quand il n'y a plus rien à aimer », in : Julius Evola, Chevaucher le tigre, trad. Isabelle Robinet, Guy Trédaniel, 2e éd. 1982, p. 9-44.
  • « Une "métaphysique de l'histoire" fondée sur la polarité masculin-féminin », in : Julius Evola, Révolte contre le monde moderne, nouvelle trad. Philippe Baillet, L'Âge d'homme, 1991 (rééd.: 2009), 460 p., p. 7-22.
  • « Comme une bouteille à la mer », in : Julius Evola, Impérialisme païen, Pardès, 1993; rééd. 2004, p. 11-23.
  • « Présentation des Modérés ; Abel Bonnard ou l’exemple de la cohérence », in: Abel Bonnard, Les Modérés : le drame du présent , Grasset, rééd. 1993, p. 8-36.
  • « Abus de langage et "petit peuple" : autour du néoconservatisme américain », in : Kevin MacDonald, Le néoconservatisme : un mouvement juif, Milan, Pierre Marteau éditeur, 2013, 92 p., p. 7-16.
  • « Une réponse radicale à la tyrannie de "Big Other" », in : Arthur Kemp, Bâtir le foyer blanc, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2014, 136 p., p. 7-17.

Travaux d'édition

  • Claudio Mutti, Introduction à l'œuvre de Werner Sombart, Chalon-sur-Saône, Hérode, 1993, 47 p.
  • Claudio Mutti, Les plumes de l'Archange. Quatre intellectuels roumains face à la Garde de fer : Nae Ionescu, Mircea Eliade, Emil Cioran, Constantin Noica, Chalon-sur-Saône, Hérode, 1993, 143 p.
  • Claudio Mutti, Nietzsche et l'Islam, Chalon-sur-Saône, Hérode, 1994, 47 p. (préf. Christophe Levalois)
  • Hans Thomas Hakl (sous le pseudonyme de H.T. Hansen), Julius Evola et la « révolution conservatrice » allemande, Montreuil-sous-Bois, Les Deux Étendards, 2002, 96 p.

Liens externes

  • Daniel Cologne, Le fascisme: un « étymon spirituel » à découvrir? Sur le dernier ouvrage de Philippe Baillet : [3]
  • Daniel Cologne, « Défense de la race » et « Solidarité anti-impérialiste », un dilemme pour notre famille de pensée ?, 12.9.2016 :[4]
  • Jean-François Mayer, Livre : fascistes, nationaux-socialistes et nationalistes-révolutionnaires face à l’islam et aux mouvements anti-impérialistes – un « autre tiers-mondisme » ?, 8.6.2017 : [5]
  • Jean-François Mayer, Lectures de droite : autour d’un livre de Philippe Baillet, 29.8.2012 : [6]

Entretien

  • « Avec Sparta nous entendons précisément renouer avec des formes de vraie critique sociale », entretien avec Philippe Baillet publié par Breizh Info, 24 janvier 2021 : [7].

Documents vidéos

  • Entretien avec Philippe Baillet, sur le thème de l'ouvrage L'autre tiers-mondisme, des origines à l'islamisme radical, sur la chaîne Youtube Vive l'Europe : [8]
  • Entretien avec Philippe Baillet, sur le thème de l'ouvrage De la Confrérie des Bons Aryens à la Nef des Fous, sur la chaîne Youtube Vive l'Europe : [9]
  • Entretien avec Philippe Baillet, sur le thème de l'ouvrage Piété pour le Cosmos, sur la chaîne Youtube Vive l'Europe : [10]

Notes et références

  1. Cette organisation, créée en 1969, ne doit bien sûr pas être confondue avec le mouvement de Jean Thiriart, Jeune Europe, qui, s'est dissout au même moment. Il n'y a pas de continuité entre les deux organisations. Ainsi, les fondateurs de Pour une jeune Europe sont en majorité d'anciens militants d'Occident, et non de Jeune Europe.
  2. Contrairement à une rumeur fort peu crédible, Philippe Baillet n'a jamais été membre de la FANE.
  3. Entretien avec breizh-info.com, Philippe Baillet : « Avec Sparta nous entendons précisément renouer avec des formes de vraie critique sociale », janvier 2021 : [11]
  4. Parmi les traductions d'Evola effectuées par Baillet, on peut citer Révolte contre le monde moderne (une première traduction avait été faite en 1972 par Pierre Pascal), Le Fascisme vu de Droite, Impérialisme païen, Orientations, Explorations, Métaphysique du sexe, Méditations du haut des cimes, Essais politiques et L'Arc et la massue. Ces traductions ont paru aux Editions Pardès, chez Guy Trédaniel ou aux Éditions de l'Âge d'homme.
  5. Baillet s’opposera par la suite à sa réédition, considérant que cet essai était une œuvre typique de jeunesse, au style sectaire et inutilement grandiloquent.
  6. Du titre de la contribution de Ph. Baillet à l'ouvrage La Droite aujourd'hui, cf Bibliographie
  7. Jean-Louis Duvigneau est un militant nationaliste-révolutionnaire français converti à l'islam. Bien plus tard, suite aux attentats du 11 septembre 2001, il sera l'auteur d'une violente charge contre Guillaume Faye et ceux qu'il accuse de répandre des idées « islamophobes » dans la droite radicale, qui paraîtra en 2003 : Tahir de La Nive (pseudonyme de Duvigneau), Les Croisés de l'oncle Sam : une réponse européenne à Guillaume Faye et aux islamophobes, préface de Claudio Mutti, postface Tiberio Graziani et Christian Bouchet), Lucan-Étampes, Maynooth-Avatar, coll. « Polémiques », 2003, 220 p.
  8. Rapporté par Daniel Cologne.
  9. Répondant à des critiques sur sa collaboration avec la ND, Baillet écrit notamment dans Totalité : « L'idéologie technicienne et ses dangers ont été récemment dénoncés par Alain de Benoist et le seront à nouveaux; le mythe de Prométhée a fait l'objet de plusieurs remarques critiques de G. Faye et sera sans doute progressivement "enterré"; l'anti-orientalisme n'est plus de mise dans une association, le GRECE, dont le président n'est autre que Jean Varenne, indianiste, professeur de sanskrit à l'Université de Lyon III [...] » (« Considérations sur l'œuvre d'Evola en France et l'action traditionnelle », art. cit.).
  10. Les éditions Hérode, établies à Chalon-sur-Saône, étaient dirigées par Éric Mayoussier (1964-2019).
  11. A l'époque où il travaille pour les publications du GRECE, il est ironiquement surnommé le « swâmi » par Grégory Pons, membre de la rédaction d'Éléments. Ce terme sanskrit désigne un être qui a atteint une certaine maîtrise de soi, qui est « en possession de lui-même ».
  12. Philippe Baillet, « Partir en Inde, ou l'art de déposer ses valises », Éléments, no 106, septembre 2002, p. 33-36
  13. Stéphane François, La Nouvelle Droite et la « Tradition », Milan, Archè, 2011, 125 p., p. 82-83 et 102-103
  14. Voir la chronique de Rüdiger, « Chronique de livre : Philippe Baillet "L'autre tiers-mondisme ; des origines à l'islamisme radical" », Cercle Non Conforme, 18 août 2016; lire en ligne : [12] ou [13]
  15. La majeure partie de cet article est reproduit sous l'entrée Héliopolis.
  16. Ce texte constitue une réponse argumentée à une réaction épistolaire de Jean Robin, « guénonien de stricte observance », à l'article de Philippe Baillet publié dans le numéro 6 de Totalité.
  17. Cet article est consacré au bouddhisme Zen. Son titre surprenant ne lui a pas été attribué par son auteur mais par la direction de la revue (voir « Considérations sur l'œuvre d'Evola en France et l'action traditionnelle », art. cit.).
  18. Cette liste n'est pas exhaustive. Elle ne reprend notamment pas de nombreux articles publiés dans le Devenir européen, Catholica, Les Cahiers d'histoire sociale, la Nouvelle revue d'histoire, Rivarol, Les Écrits de Paris ou Le Choc du mois.