Philippe Baillet

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Philippe Baillet, né le 21 janvier 1951, est un essayiste, journaliste et traducteur français.

Philippe Baillet

Il est considéré comme l'un des principaux introducteurs de la pensée de Julius Evola dans l'aire francophone. Venu du nationalisme révolutionnaire, il compte parmi les figures du traditionalisme intégral, puis du traditionalisme-révolutionnaire, mouvance évoluant autour de la revue Totalité. Il se rapproche du GRECE et de la Nouvelle droite dans les années 1980. Depuis les années 2000, il effectue un « retour vers Nietzsche », et défend désormais l'idée d'une renaissance d'un bloc impérial albo-européen de Dublin à Vladivostok.

Biographie

Du nationalisme révolutionnaire au traditionalisme intégral

Philippe Baillet commence à militer à l’âge de quinze ans dans les rangs de la Restauration Nationale, dans la section dirigée alors par le futur africaniste Bernard Lugan.

Il est ensuite attiré par la mouvance nationaliste-révolutionnaire. Il s'engage dans les rangs du Rassemblement européen de la liberté de Dominique Venner, puis à Pour une jeune Europe, le mouvement dirigé par Patrick Mahé et Nicolas Tandler.

C'est à cette époque qu'il rencontre à plusieurs reprises Gaston-Armand Amaudruz, dirigeant du Nouvel ordre européen, et, surtout, qu'il découvre l'’œuvre de Julius Evola. Cette découverte le conduit à apprendre l’italien[1]. Il se met en contact avec les milieux nationaux-révolutionnaires italiens et fait la connaissance de Claudio Mutti en 1975 à Parme. Sous leur influence, il se met à étudier en profondeur les œuvres de Julius Evola.

Révolte contre le monde moderne

Il en deviendra l'un des plus grands spécialistes et le principal traducteur en langue française[2].

En 1975, il fonde avec Léon Colas et Pierre Magne le Centre d'études doctrinales Julius Evola, dont il sera le secrétaire. Il y publie Introduction à l'œuvre d'Evola, le premier texte important paru en français sur le métaphysicien italien[3]. Il collabore alors aussi ponctuellement au Devenir européen.

En parallèle avec son engagement militant, et alors qu'il vit, entre 1973 et 1978, dans une communauté de jeunes filles et de jeunes gens à Montreuil-sous-Bois, il entame sa longue carrière de traducteur italianiste professionnel. Outre Julius Evola, il traduira en français les travaux du philosophe chrétien Augusto Del Noce, ceux de l'historien spécialiste du fascisme Emilio Gentile, de l'historienne médiéviste Carla Casagrande, de Roberto Fondi, de l'historien allemand non-conformiste Ernst Nolte, de l'historien du bouddhisme Simon P. M. Mac Kenzie, du philosophe Guido De Giorgio, de l'historien et sociologue Massimo Introvigne. Il traduira, pour le compte de maisons d'édition d'obédience chrétienne, les Lettres à sa famille du pape Jean XXIII et les ouvrages d'auteurs catholiques, comme Luis Antonio G. Tagle, Carlo Maria Martini, Attilio Mordini, Massimo Capuani, Maurizio Paparozzi, ou Angelo Scola, ou chrétiens orthodoxes, comme Viktor Nikitič Lazarev.

Il traduit évidemment aussi les écrits d'auteurs de la Droite radicale italienne comme Rinaldo Massi, Franco Freda Claudio Mutti et Adriano Romualdi.

Totalité

Le traditionalisme-révolutionnaire

Au début de l'année 1977, il fonde, avec Georges Gondinet et Daniel Cologne, la revue Totalité, qui publiera 27 livraisons, jusqu'en 1987. Le périodique, sous-titré « Pour la révolution culturelle européenne », sera le porte-étendard, dans la sphère francophone, d'un nouveau courant, « une Droite qui attendait son heure », le traditionalisme-révolutionnaire. À l'instar des courants les plus radicaux de la Droite radicale italienne, comme ceux animés par Franco Freda et par Claudio Mutti, les militants qui se rassemblent autour de Totalité estiment que, au stade de décadence avancée que vivent les sociétés occidentales, la seule façon d'être un vrai révolutionnaire est d'être un traditionaliste intégral, et qu'un authentique traditionaliste ne peut qu'être un révolutionnaire.

Comme l'annonce la revue en ouverture de chaque livraison, les militants expriment, « à l’aurore de la longue marche de la révolution européenne, la volonté d'engager un combat total - spirituel, culturel, politique, contre les forces, manifestes ou occultes, décidées à mener à terme le processus, entamé de longue date, de dénaturation complète de l'Europe […] Totalité éclairera et soutiendra, en Europe et hors d'Europe, les mouvements agissant dans la direction des luttes de libération nationale et populaire contre les oligarchies mondialistes ».

Cette volonté de soutenir les « mouvements de libération nationale et populaire » n'est pas anodine. Elle va se traduire par un intérêt pour le monde musulman, et tout particulièrement pour la révolution islamique iranienne et la Libye de Kadhafi. Ainsi, en 1978, Philippe Baillet publie, en collaboration avec Jean-Louis Duvigneau[4], un texte particulièrement virulent, « Sur la Libye de Kadhafi et l'imbécilité droitiste », inséré dans une brochure de soutien à Franco Freda, alors emprisonné. Le texte appelle à un soutien inconditionnel à la Jamahiriya libyenne et aux révolutionnaires du monde musulman, en vue d'une alliance pour « en finir avec l'impérialisme américano-sioniste ennemi de l'homme ». Le texte s'en prend aussi violemment aux « traditionalistes folkloriques », aux « faux hommes de la Tradition », accusés de confondre « le chevauchement du tigre et l'enculage des mouches ». Lors de conférences, Baillet aurait aussi donné comme modèles de référence les Tupamaros d’Amérique latine et les combattants du Vietkong[5].

L'équipe de Totalité va publier de nombreuses brochures doctrinales, comme Éléments pour un nouveau nationalisme, Pour en finir avec le fascisme, ainsi que beaucoup de textes traduits de l'italien par Baillet, comme La Désintégration du système de Freda ou La Droite et la crise du nationalisme d'Adriano Romualdi. Le cercle créera ensuite les Editions Pardès et les revues Kalki (Action et Tradition), Rébis (Sexualité et Tradition) et L'Âge d'Or (Spiritualité et Tradition).

En 1981, Philippe Baillet quitte l'équipe de rédaction de Totalité, tout en continuant à collaborer en tant que traducteur auprès des éditions Pardès.

Rapprochements avec la Nouvelle droite

Philippe Baillet, comme la plupart des traditionalistes-révolutionnaires, s'est d'abord montré critique à l'encontre du GRECE et de la Nouvelle droite. Son néo-titanisme (culte de la technique, anti-orientalisme, nominalisme, évolutionnisme) semble particulièrement suspect aux disciples d'Evola. Mais peu à peu, Baillet commence à estimer que les critiques faites au GRECE perdent leur raison d'être. À partir de 1985, il va se mettre à collaborer aux publications du GRECE. Il devient, pour une assez courte période (1985-1986), secrétaire de rédaction de Nouvelle École, d' Éléments, de Panorama des idées actuelles et d' Études & Recherches.

En 1988, il redevient autonome et crée un bulletin trimestriel, Les Deux Étendards - Documents et acteurs de l'antimodernité, ainsi que les Éditions Hérode. Il y publie des études sur les rapports entre Eliade, Evola et la Garde de fer, sur Malynski, des extraits d’œuvres de Juan Donoso Cortés, des essais de Claudio Mutti, un travail de H.T. Hansen consacré aux liens entre Evola et la Révolution conservatrice allemande, et ses propres travaux, comme Julius Evola ou La sexualité dans tous ses « états » et .

En parallèle, il contribue à de nombreux périodiques. Il livre cette époque une vingtaine d'articles, essentiellement culturels, au Choc du Mois (1987-1993). Il collabore aussi aux revues Politica hermetica, Catholica, Les Cahiers d'histoire sociale, La Nouvelle Revue d'histoire, à nouveau à Éléments et à Nouvelle École, Rivarol, Les Écrits de Paris, et à Tabou[6].

On peut noter que Stéphane François, spécialiste autoproclamé de l' « extrême droite », reconnait que la qualité scientifique de la production de Philippe Baillet est indéniable [7].

Connaisseur et passionné des doctrines traditionnelles extrême-orientales, principalement pour l'hindouisme et le bouddhisme, il effectue en 1999 un séjour de plusieurs mois aux Indes, dans l'Etat du Tamil Nadu[8].

Retour à Nietzsche

Pour une contre-révolution blanche

L'année 2010 marque le retour de Philippe Baillet vers Nietzsche, mais aussi son retour dans les débats de fonds qui traversent la droite radicale. Il renoue avec le style polémique de ses années traditionalistes-révolutionnaires, mais certaines de ses positions ont changé. Inquiet du choc des civilisations en cours, il condamne désormais sévèrement les postures islamophiles, toujours en cours dans de larges secteurs de la Droite radicale, alors que l'islam se profile de plus en plus comme la forme la plus agressive d'un racisme antiblanc parfaitement assumé. Il prophétise un avenir fait de guerres civilisationnelles et ethniques.

En 2010, il publie Pour la contre-révolution blanche : portraits fidèles et lectures sans entraves. Il s'agit d'un recueil d'articles publiés précédemment. La préface indique pourtant les modifications que Baillet donne à ses orientations. Tout d'abord, il incite le lecteur francophone à s'intéresser à la radicalisation du conservatisme et à l'émergence d'une droite racialiste aux États-Unis. Ensuite, il rejette le terme de « révolutionnaire » pour préférer celui de « contre-révolutionnaire ». Cette contre-révolution , enfin, sera blanche, car « notre seule chance de survie est liée à l'apparition d'un nouveau type humain de race blanche dans les guerres civilisationnelles et ethniques qui s'annoncent ».

Philippe Baillet va s'en prendre violemment à ceux qui, à droite, refusent, par courte vue ou par conformisme, d'entreprendre une remise en question. Il publie notamment plusieurs articles contre Alain de Benoist, en qui il voit un intellectuel de gauche, dont la véritable ambition se limiterait à accéder à la reconnaissance médiatique.

De même, en 2013, il va publier une réponse virulente à l'article d'Hervé Ryssen, « Les hommes qui tournent en rond». Baillet, sous le titre de « Les hommes qui tournent en rond et ceux qui vont droit dans le mur. D'Hervé Ryssen à Gianantonio Valli », prend la défense de Nietzsche et d'Evola et fustige « l'antisémitisme alimentaire », le « complotisme » et le manque de sérieux et de rigueur de Ryssen.

Le Parti de la vie

Un seul parti : le Parti de la vie

En 2015, paraît Le Parti de la vie. Baillet y expose les portraits de « clercs et guerriers d'Europe et d'Asie ». En énonçant son retour à Nietzsche, il fait sienne la théorie de Giorgio Locchi et d'Adriano Romualdi, suivant laquelle il importe d'assumer la signification de la totalité de la pensée contre-révolutionnaire. En effet, il y a bien une continuité contre-révolutionnaire, depuis Burke, Carlyle et Gobineau, en passant par les romantiques, pour arriver au fascisme (et au national-socialisme), compris comme un phénomène européen. Nietzsche marque l'avènement de la Droite moderne, révolutionnaire, surhumaniste.



L'autre tiers-mondisme : une puissante autocritique

L'autre tiers-mondisme

C'est en 2016 que, avec la parution du gros volume de L'Autre Tiers-mondisme : des origines à l’islamisme radical (475 p.), Baillet va tenter de lancer un débat de fond au sein des divers milieux de Droite. Il effectue une véritable autocritique de sa période traditionaliste-révolutionnaire, avant de procéder à une critique fondamentale de tous les islamophiles et tiers-mondistes « de Droite » de tous les niveaux (de Johann von Leers et Guénon aux frères Strasser, de Claudio Mutti à Alain Soral et Christian Bouchet. Baillet ne cède pas pour autant au « racialisme des simples » et à l'islamophobie basique de Guillaume Faye. Il qualifie d'ailleurs son livre Comprendre l'Islam de « gag ». Renvoyant dos à dos islamophiles et « islamophobes », Philippe Baillet est clair : « toute la "postérité d'Abraham" (judaïsme, christianisme, islam) participe, en dépit de différences évidentes et très importantes, d'une essence commune, le sémitisme, fondamentalement étrangère à la mentalité indo-européenne profonde ». En conclusion, il affirme que « le soleil se lève à l'Est pour les nationalistes européens. C'est désormais le mythe eurosibérien […] qui doit nourrir leur combat et leur rêve de demain ou d’après-demain. Dans un avenir totalement imprévisible, l'immense Russie sera peut-être la base arrière à partir de laquelle lancer la reconquête en vue de bâtir un empire qui s'étendrait de Dublin à Vladivostok ».

Malheureusement, ce débat si essentiel n'aura pas lieu. Préférant éviter une nécessaire remise en question, ou craignant de s'aliéner des « musulmans patriotes  » fantasmés, par confort ou par conformisme, la plupart des publications de la mouvance passeront l'ouvrage sous silence.

Pour une écologie profonde

Il publie en 2017 Piété pour le cosmos, un essai consacré à « l’écologie vue de Droite » et à l'écologie profonde, où il établit une filiation entre la Révolution conservatrice et les mouvements de défense de l'environnement. Certains écologistes en parlent comme d'un témoignage de « l’extrême-droitisation du discours écologique » et de « l’écologie identitaire ».

« Dire adieu à la Nef des fous »

En 2018, il publie un essai polémique, De la confrérie des Bons Aryens à la nef des fous, où il critique la Droite radicale française, prisonnière incurable, selon lui, de ses éternels défauts (amateurisme, manque de sérieux, antisémitisme obsessionnel et alimentaire, conspirationnismes et complotismes de toutes sortes, etc.). Malade de ses pathologies, elle est la responsable principale de ses échecs répétés.

Pour l'honneur d'un camarade - Guillaume Faye, par-delà censure et récupération (2020)

Sparta

En automne 2020, il fait partie, avec notamment Pierre Krebs et Jean Haudry, des créateurs d'une nouvelle revue théorique, Sparta, dont il est le directeur de la rédaction. Sous-titrée « Ordre vital - Perspective ethnoraciale - Critique sociale », la revue entend remplir une fonction décisive d’approfondissement doctrinal et de transmission de l'héritage ancestral indo-européen.

Ouvrages

  • Introduction à l'œuvre d'Evola, Cahiers du Centre d'études doctrinales Evola, Villemonble, 1975, 28 p.
  • A.K. [Jean-Louis Duvigneau[16]] & E.H. [Philippe Baillet], « Sur la Libye de Kadhafi et l'imbécillité droitiste » , dans Giorgio Freda : nazimaoïste ou révolutionnaire inclassable ?, Lausanne, [1978], p. 47-57, (rééd. Ars, Nantes [1990])
  • Julius Evola e l'affermazione assoluta, Padoue, Quaderni del Veltro, 1978 — Suivi d'un essai de Franco Freda.
  • I fondamenti della politica tradizionale secondo A.K. Coomaraswamy, coll. « Il Cavallo alato », Padoue, Ar, 1987, 49 p.
  • Julius Evola ou La sexualité dans tous ses « états », Chalon-sur-Saône, Hérode, coll. « Les deux étendards », 1995, 69 p. (ISBN 2-908971-06-2).
  • « Monte Verità, 1900-1920 : une « communauté alternative » entre mouvance völkisch et avant-garde artistique », Nouvelle École, no 52, p. 109-135, 2001.
  • « Togliatti et le lourd héritage du communisme italien », dans Stéphane Courtois (dir.), Du passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe, Paris, Robert Laffont, 2002, p. 537-560 (ISBN 2221095006)
  • « Les débuts méconnus d'un grand historien : Renzo De Felice, de l'étude du jacobinisme à l'étude du fascisme », dans Jean-Pierre Brach et Jérôme Rousse-Lacordaire (dir.), Etudes d'histoire de l'ésotérisme. Mélanges offerts à Jean-Pierre Laurant pour son soixante-dixième anniversaire, éditions du Cerf, Paris, 2007, 457 p., p. 269-279.
  • Pour la contre-révolution blanche : portraits fidèles et lectures sans entraves, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2010, 188 p. (ISBN 2913612407 et 978-2913612402) — recueil d'articles écrits de 1988 à 2010 sous le nom de Xavier Rihoit.
  • Le Parti de la vie : clercs et guerriers d'Europe et d'Asie, Saint-Genis-Laval, Akribeia, 2015, 241 p. (ISBN 978-2-913612-57-0, notice BnF no FRBNF44385845) — contient un texte de Giorgio Locchi.
  • L'Autre Tiers-mondisme : des origines à l’islamisme radical - Fascistes, nationaux-socialistes, nationalistes-révolutionnaires entre « défense de la race » et « solidarité anti-impérialiste », Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2016, 475 p. (ISBN 978-2-913612-61-7)
  • Piété pour le cosmos : Les précurseurs antimodernes de l'écologie profonde, avec Giovanni Monastra, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2017, 170 p. (ISBN 978-2-913612-66-2)
  • De la confrérie des Bons Aryens à la nef des fous. Pour dire adieu à la droite radicale française, Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2018, 200 p. (ISBN 978-2-913612-69-3)
  • Pour l'honneur d'un camarade - Guillaume Faye (1949-2019) par-delà censure et récupération, Le Tocsin blanc, Budapest, 2020, 72 p.

Editions

  • Claudio Mutti, Introduction à l'œuvre de Werner Sombart, Chalon-sur-Saône, Hérode, 1993, 47 p.
  • Claudio Mutti, Les plumes de l'Archange. Quatre intellectuels roumains face à la Garde de fer : Nae Ionescu, Mircea Eliade, Emil Cioran, Constantin Noica, Chalon-sur-Saône, Hérode, 1993, 143 p.
  • Claudio Mutti, Nietzsche et l'Islam, Chalon-sur-Saône, Hérode, 1994, 47 p. (préf. Christophe Levalois)
  • Hans Thomas Hakl (sous le pseudonyme de H.T. Hansen), Julius Evola et la « révolution conservatrice » allemande, Montreuil-sous-Bois, Les Deux Étendards, 2002, 96 p.

Entretien

  • Entretien avec Philippe Baillet par Breizh-info, « Avec Sparta nous entendons précisément renouer avec des formes de vraie critique sociale » : [1].

Liens externes

  • Daniel Cologne, Le fascisme: un « étymon spirituel » à découvrir? Sur le dernier ouvrage de Philippe Baillet : [2]
  • Daniel Cologne, « Défense de la race » et « Solidarité anti-impérialiste », un dilemme pour notre famille de pensée ?, 12.9.2016 :[3]
  • Jean-François Mayer, Livre : fascistes, nationaux-socialistes et nationalistes-révolutionnaires face à l’islam et aux mouvements anti-impérialistes – un « autre tiers-mondisme » ?, 8.6.2017 : [4]
  • Jean-François Mayer, Lectures de droite : autour d’un livre de Philippe Baillet, 29.8.2012 : [5]

Notes et références

  1. Entretien avec breizh-info.com, Philippe Baillet : « Avec Sparta nous entendons précisément renouer avec des formes de vraie critique sociale », janvier 2021 : [6]
  2. Parmi les traductions d'Evola, on peut citer Révolte contre le monde moderne (une première traduction avait été faite en 1972 par Pierre Pascal), Le Fascisme vu de Droite, Impérialisme païen, Orientations, Explorations, La Métaphysique du sexe, Méditations du haut des cimes, Essais politiques et L'Arc et la Massue. Ces traductions ont paru aux Editions Pardès, chez Gui Trédaniel ou à L'Âge d'Homme.
  3. Baillet s’opposera par la suite à sa réédition, considérant que cet essai était une œuvre typique de jeunesse, au style sectaire et inutilement grandiloquent.
  4. Militant nationaliste-révolutionnaire français converti à l'islam. Beaucoup plus tard, en 2003, Duvigneau publiera, sous un pseudonyme, une violente charge contre Guillaume Faye et ceux qu'il accuse de répandre des idées « islamophobes » dans la droite radicale : Tahir de La Nive (préf. Claudio Mutti, postface Tiberio Graziani et Christian Bouchet), Les Croisés de l'oncle Sam : une réponse européenne à Guillaume Faye et aux islamophobes':, Lucan-Étampes, Maynooth-Avatar, coll. « Polémiques », 2008, 218 p.
  5. Rapporté par Daniel Cologne.
  6. Revue annuelle publiée par les éditions Akribeia de Jean Plantin
  7. Stéphane François, La Nouvelle Droite et la "Tradition", Milan, Archè, 2011, 125 p., p. 82-83 et 102-103
  8. Philippe Baillet, « Partir en Inde, ou l'art de déposer ses valises », Eléments, no 106, septembre 2002, p. 33-36