Guillaume Faye

De Metapedia
Aller à : navigation, rechercher
Guillaume Faye à la fin des années 1970
Guillaume Faye, (7 novembre 1949- ), journaliste et écrivain français issu de la Nouvelle droite est considéré comme un idéologue important de la mouvance identitaire européenne.


Le théoricien de la Nouvelle droite

Guillaume Faye en 1998
Guillaume Faye en 2005
Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, et licencié d’histoire et de géographie, Guillaume Faye a également fait des études de lettres classiques et de philosophie.

Un temps directeur des programmes dans une entreprise de formation professionnelle, il travailla durant sa « période Nouvelle droite » comme journaliste au Figaro-Magazine, à Paris-Match, à VSD à Magazine-hebdo, à Valeurs actuelles et à la radio « libre » La Voix du Lézard.

Se prétendant ancien situationniste, il fut un théoricien de la Nouvelle droite et un animateur de premier plan de celle-ci. Il anima le Cercle Vilfredo Pareto (antenne du GRECE à l’IEP de Paris de 1971 à 1973), puis fut secrétaire « Etudes et recherches » du GRECE et son conférencier-vedette avec Alain de Benoist.

Dans les colonnes de Nouvelle école, Eléments, Orientations et Etudes et recherches, ainsi que dans les nombreux livres qu’il publia alors, il fut un pourfendeur virulent de la société établie, de l’Occident et des idéologies occidentales, ainsi qu’un chaud partisan d’une alliance entre l’Europe et le Tiers-monde[1].

En 1982-1983, il fut chargé de cours de sociologie de la sexualité à la faculté de médecine de Besançon. A la même période il fut secrétaire-général de l’Association de défense des travailleurs immigrés arabes en Europe et co-directeur du Collectif de recherche sur le monde contemporain.

En 1987, après avoir tenté un rapprochement entre le GRECE et le mouvement nationaliste révolutionnaire Troisième voie qui n’aboutit pas, il quitta l’organisation mère de la Nouvelle droite pour fonder, avec l’aide de Yann-Ber Tillenon et de la revue Diaspad, un groupe du nom d’Europa qui n’eut qu’une existence brève. Il dirigea également au même moment – avec l’aide de Bertrand Burgalat, Henri-Michel Falavigna, et Oliver Mathieu - J'ai tout compris ! un journal dirigé vers le grand public qui n’eut qu’une existence éphémère (quatre numéros seulement furent publiés).

Le journaliste grand public

Guillaume Faye s'éloigne de la politique de 1987 à 1998, il devient animateur sur Skyrock, où il est Skyman, spécialiste des canulars radiophoniques et collabore à L'Écho des savanes. Il se vante aussi d'avoir été alors acteur occasionnel dans des films pornographiques[2]. De 1991 à 1993, il participe à l’émission Télématin sur France 2.

Le théoricien « identitaire »

Guillaume Faye à Moscou en 2007
À partir de 1998, il publie plusieurs livres de réflexion qui font de lui un penseur très controversé de l'extrême-droite française et l'un des principaux inspirateurs d'une fraction de la mouvance identitaire. En 2000, il relance J'ai tout compris ! sous la forme d'une lettre confidentielle mensuelle où il développe ses thèses : Faye prévoit un écroulement des sociétés européennes sous l'effet de l'immigration massive et une guerre totale entre Occident et Islam. Il stigmatise également l'écroulement des valeurs occidentales sous l'effet de ce qu'il appelle l'« ethnomasochisme ». Après une interruption de près d'un an, ce mensuel deviendra Signal d'alarme en juin 2006, avant de péricliter et de disparaître.

Guillaume Faye collabore alors étroitement avec le groupe Terre et peuple de Pierre Vial et c'est en compagnie de celui-ci qu'il participe les 8 et 9 juin 2006, à Moscou, à la Conférence internationale sur « l'avenir du monde blanc » qui a donné naissance au Conseil des peuples d’origine européenne[3].

Le national-occidentaliste

En octobre 2009, Guillaume Faye est entré à la direction de l'Alliance pour les libertés et est devenu responsable de la publication de son bimensuel Libres.

Polémiques

Rejet de Guillaume Faye par le GRECE

Après son retour sur la scène politique et intellectuelle, Guillaume Faye sera vivement critiqué par Alain de Benoist qui dénoncera l'« extrémisme » de ses prises de position actuelles [4].

Les accusations de "national-sionisme"

Guillaume Faye et David Duke en 2007
Guillaume Faye en meeting
En 1988 Guillaume Faye en Skyman
Plus que par les anciens de la Nouvelle droite, Guillaume Faye se trouvera, au fil du temps, en butte aux attaques de certains milieux catholiques traditionalistes, des nationalistes révolutionnaires et des révisionnistes. Ces attaques concerneront ses liens - supposés ou réels - avec la communauté juive et le sionisme.

En 2004, Le Journal de la France courtoise de Serge de Beketch publia le script d'une discussion enregistrée à l'insu de Guillaume Faye et laissant à penser qu'il ne croyait nullement à ce qu'il écrivait et qu'il était en contact avec le Nouvel Observateur et le journaliste d'origine juive Serge Moati[5]. Serge de Beketch accusa alors publiquement Guillaume Faye d'être un agent provocateur et un imposteur.

Cette polémique fut notamment relayée par des personnalités et sites liés au courant nationaliste révolutionnaire. Ceux-ci considèrent Guillaume Faye comme le théoricien de l'extrême-droite nationale-sioniste et le qualifient régulièrement, dans leurs publications, d'agent d'influence sioniste. Ils insistent sur le fait qu'il a participé, le 3 mars 2006 aux États-Unis, à la conférence bisannuelle du groupe American renaissance qui rassemblait « des juifs d’extrême droite » et « des racistes blancs […] unis par une croyance commune en l’infériorité intellectuelle des noirs et en l’impérieuse nécessité de s’opposer à l’immigration pour que les États-Unis restent à majorité blanche[6]. » Guillaume Faye riposta en dénonçant dans son livre La Nouvelle question juive (Le Lore, 2007) Alain de Benoist, Christian Bouchet et Alain Soral comme "ayant ataviquement l'esprit femelle du collabo" vis-à-vis de l'islam et des immigrés.

La parution de ce livre relança la polémique. Guillaume Faye y avouant avoir eu des contacts avec des organisations sionistes[7] et usant de termes durs vis-à-vis des révisionnistes fut dénoncé tout d'abord par Robert Faurisson puis par Jürgen Graf qui écrivit : "Personne n’avait demandé à G. Faye d’écrire un livre sur la question juive. Il avait le droit de se taire. Mais au lieu de se taire, il a écrit un livre abominable. Sans la moindre nécessité, (...) il prend parti pour les tyrans et contre leurs victimes. Avec des arguments pitoyables, il essaie de prouver que l’influence juive est en plein déclin, alors que les faits prouvent exactement le contraire. Il nie l’évidence en absolvant les organisations juives de toute responsabilité majeure dans l’invasion allogène de l’Europe et de l’Amérique du Nord et il fait prendre à ses lecteurs des vessies pour des lanternes en prônant une alliance entre les nationalistes et les juifs contre l’immigration islamique, une alliance dont il sait pertinemment qu’elle est totalement impossible. (...) Avant la publication de La Nouvelle Question Juive il n’était certes pas facile d’admirer G. Faye en tant que personne, mais on pouvait l’admirer comme écrivain politique. Après la publication de ce livre, ce n’est plus possible. G. Faye doit savoir qu’il s’est mis lui-même dans une situation insoluble dont il lui sera bien difficile de sortir. (...) Et dans les milieux identitaires et nationalistes dignes de ce nom, sa crédibilité est ruinée. Pour toujours."[8]

Dans le n°33 de Terre et peuple (équinoxe d'automne 2007) Pierre Vial rendit publique sa rupture avec Guillaume Faye. En analysant longuement La Nouvelle question juive, il conclut ainsi son article : "En refermant le livre, on ne peut qu'en tirer une conclusion qui ne nous fait pas plaisir mais qui s'impose : la voie qu'il (G. Faye) préconise n'est pas la nôtre."

Le 2 décembre 2007, David Duke publia sur son site un article dans lequel il condamnait les positions de Faye.

Quant à l'équipe du trimestriel Réfléchir et agir, elle publia dans son n° 28 (janvier 2008) un communiqué dans lequel elle précisa : "Guillaume Faye a pour nous franchi une ligne idéologique majeure. Pour nous les choses sont désormais claires : il ne fait plus partie de notre mouvance. De fait, au même titre qu'un Attali ou un Finkielkraut qui auraient pu signer cet ouvrage, il fait partie de ces personnages à qui il faut couper les micros et casser l'encrier."

Notes

  1. « Rompant résolument avec l’«occidentalisme » des droites, Faye amorce, dans Eléments n° 32, une critique de la civilisation occidentale, nouant ou renouant avec l’anti-occidentalisme des Allemands nationalistes ou conservateurs de l’époque de Weimar (…) et avec les thèses en ethnologie qui stigmatisaient les « ethnocides » en marge de la civilisation techno-messianique de l’Occident ». Robert Steuckers, L’Apport de Guillaume Faye à la Nouvelle droite, Clepsydre, 1996. Voir aussi son article « Pour en finir avec la civilisation occidentale »,Éléments n°34, avril 1980.
  2. Guillaume Faye relate cette expérience dans L'Archéofuturisme, Æncre, Paris, 1998, p. 103, mais ne cite aucun titre de film
  3. Voir L'avenir du monde blanc signé par Guillaume Faye
  4. « Dans un entretien paru en mars 2000 dans la revue italienne Area, proche de l’Allianza nazionale, Alain de Benoist évoque les « positions fortement racistes » de Faye, notamment sur la question de l’Islam. », in Jean-Yves Camus, « La Nouvelle droite : bilan provisoire d’une école de pensée », La Pensée, mars 2005.
  5. Voir le Texte de l'interview, et le Droit de réponse publié dans le numéro suivant du Libre journal
  6. Voir Où va Guillaume Faye ? Un sioniste yankee défend le polémiste français
  7. Entre autre page 281 où il publie le texte d'une conférence qu'il tint en janvier 2004 devant des membres de l'Association France-Israël et du Jewish American Congress.
  8. La fin de Guillaume Faye ?

Liens externes

Bibliographie

Avant 1987.

  • Le Système à tuer les peuples, 1981.
  • Sexe et idéologie, Le Labyrinthe, 1983.
  • La NSC: Nouvelle société de consommation, Editions du Labyrinthe, 1984.
  • Nouveau discours à la nation européenne, Albatros, 1985 (rééd. L’Æncre, 1999).
  • Les Nouveaux enjeux idéologiques, Editions du Labyrinthe, 1985.
  • L’Economie n’est pas le destin/Mythe et communauté, Résistance et intervention, 1991. Ecrit avec Giorgio Locchi avant 1987 mais publié après.
  • Petit lexique du partisan européen, Ars, sd. Ecrit en collaboration avec Robert Steuckers et d'autres.

Après 1987

  • L’Archéofuturisme, l’Æncre, 1998.
  • Les Extraterrestres de A à Z ..., Dualpha, 2000.
  • La Colonisation de l’Europe, Discours vrai sur l’immigration et l’Islam, L’Æncre, 2000.
  • Pourquoi nous combattons. Manifeste de la résistance européenne, L’Æncre, 2001.
  • Chirac contre les fachos (bande dessinée avec dessins de Chard), GFA, 2002.
  • Avant-guerre : chronique d'un cataclysme annoncé, L’Æncre, 2003.
  • La Convergence des catastrophes (sous le pseudonyme Guillaume Corvus), DIE, en 2004.
  • Le Coup d'état mondial, essai sur le nouvel impérialisme américain, l'Æncre, 2004.
  • La Nouvelle Question juive, Les éditions du Lore, 2007.

Lire aussi

  • Robert Steuckers, L’Apport de Guillaume Faye à la Nouvelle droite, Clepsydre, 1996.