Casa Pound

De Metapedia
Aller à : navigation, rechercher
La Casa Pound

Casa Pound est un squat nationaliste à Rome ayant donné naissance à un mouvement culturel.

A l'initiative de Gianluca Iannone, pendant l’hiver 2003, est organisée l’occupation d’un bâtiment à Rome afin d'offrir une solution concrète à la crise du logement et de réagir au mécanisme des loyers usuriers. Ce sera Casa Pound, devenue un symbole, l’emblème d’un style de vie pour des centaines de militants. Iannone est toujours le porte-parole de la communauté de Casa Pound. De l’expérience de celle-ci est né un circuit national d’Occupations non conformes (ONC) qui s’étend sur tout le territoire italien .

Textes à l'appui

Casa Pound, les fascistes du troisième millénaire... (article de Yann Kermadec paru dans l'hebdomadaire Rivarol)

Le nationalisme italien connaît depuis quelques années un bouillonnement militant, intellectuel et artistique très novateur et dynamique, se revendiquant très expressément du fascisme. Il y a sept ans exactement, le 26 décembre 2003, de jeunes militants néo-fascistes romains décidaient de s’emparer d’un bâtiment vide selon la stratégie mise au point par la droite révolutionnaire italienne dite « Occupation Non Conforme / Occupation à But d’Habitation». La « non conformité » est la revendication affirmée du refus du politiquement correct sur tous les sujets, une revendication hissée au rang de véritable philosophie. L’occupation avait pour but de doter la jeunesse néo-fasciste romaine d’un espace ou elle pourrait organiser l’alternative sociale et culturelle dont elle était privée par ailleurs.

Reprenant à son compte certaines méthodes d’extrême gauche, elle gagna en efficacité et ringardisa définitivement cette dernière. Le bâtiment fut baptisé du nom du poète américain et soutien inconditionnel du régime fasciste italien, Ezra Pound. La droite révolutionnaire italienne en pleine mutation accorda dès lors une attention particulière à la dimension sociale et culturelle de ses luttes et de ses méthodes afin de séduire la jeunesse italienne.

Un réseau militant jeune et révolutionnaire qui s'étend

Casapound, devenue une association qui compte en 2010 plus de 2 000 membres encartés, a depuis essaimé dans toute l’Italie ou elle gère des bars, des clubs de sport, des espaces non-conformes. À Rome, Casapound dispose de points d’appui pour diffuser la nouvelle culture fasciste qu’elle a entrepris de forger et qu’elle adapte aux enjeux du XXIe siècle et à la nouvelle génération qui l’accompagne. Les militants peuvent se retrouver au pub le Cutty Sark, tandis qu’une maison d’édition assure la promotion de la production littéraire et doctrinale du mouvement. Son nom, Quatrocinqueuno, est une allusion au roman Fahrenheit 451, œuvre visionnaire d’une société totalitaire conditionnée par une pensée unique reposant sur la destruction systématique des livres. À la tête du groupe de musique phare de Casapound, Zetazeroalfa, Gianluca Iannone, chef du mouvement. C’est lui parmi d’autres qui donne le ton. À ses yeux, les fascistes doivent rompre avec la logique du ghetto, de l’enfermement sur soi, de l’électoralisme et, comme il l’affirme avec force, « prendre d’assaut le présent ». Sa logique, faire vivre plus que jamais le mythe mussolinien, l’aventure fasciste et nationale-révolutionnaire dans le troisième millénaire qui débute. Pour cela, Casapound privilégie quatre axes que sont culture, solidarité, sport et bien sûr politique.

L’association n’entretient aucun lien avec les partis italiens unanimement jugés inefficaces et boutiquiers. Dans chacun de ces domaines, Casapound a trouvé matière à agir. Le sport est un domaine privilégié, pensé comme une alternative à la médiocrité ambiante et à la drogue. À Lecce, Casapound a créé un club de football, un autre de hockey à Bolzano, une école et équipe de rugby à Rome ainsi qu’une autre de water polo bientôt capable d’atteindre le niveau national. Un club de boxe a vu le jour ainsi qu’un club de parachutisme appelé Istincto Rapace et un autre d’alpinisme, La Muvra. Dans le domaine social, Casapound lutte pour obtenir la préférence nationale dans le logement avec sa structure Mutuo Sociale ou encore vient en aide aux familles italiennes en difficulté comme lors du séisme d’Aquilla. Un des intellectuels majeurs du mouvement, Gabriele Adinolfi, raconte à cette occasion comment une paysanne âgée, alors que le maire démocrate dénonçait l’intrusion des secours fascistes, criait à tout le monde « Je le savais que les fascistes étaient des gens bons ! ». De là a découlé la création d’un service de protection civile volontaire au sein de Casapound chargé d’aider les Italiens les plus démunis.

Pour une esthétique avant-gardiste

Dans le domaine artistique, Casapound reprend à son compte dans ses publications et affiches l’esthétique produite par les futuristes italiens des années 1920, alors vitrine esthétique du nationalisme de la péninsule. Place donc aux lignes droites, aux angles, au mouvement comme évocateur de l’action, de l’énergie et de l’audace, mais aussi à tout ce qui peut se référer à l’héroïsme, présenté comme vertu suprême d’un art de vivre quotidien. La librairie Testo di Ferro propose les œuvres des grandes figures intellectuelles et politiques de la révolution conservatrice, de Codreanu à Nietzsche en passant par Mishima. On y trouve aussi des auteurs plus sulfureux comme Hitler et bien sûr Mussolini. Partisan de la théorie du « squadrisme médiatique », c’est-à-dire des actions spectaculaires et éclair visant à diffuser les idées forces du mouvement et à impressionner les ennemis politiques. Casapound a par ailleurs créé son propre mouvement artistique, le turbodynamisme. Une des premières performances de cette école artistique alternative et non-conformiste fut la projection d’immenses portraits de Robert Brasillach par rétroprojecteurs sur les murs de Rome. Les affiches de Casapound qui annoncent les réunions, concerts et autres conférences, sont elles-mêmes conçues selon cette volonté de réactualiser l’esthétique fasciste avec les formes nouvelles qu’offrent les outils de création informatiques. Les formes géométriques les plus tranchées s’exposent en noir et blanc avec les portraits de grands hommes de l’histoire du nationalisme, exaltant la liberté, l’imagination, la camaraderie et l’esprit de lutte. Ces affiches sont désormais monnaie courante dans certains quartiers de Rome et admises par la population. Le terme fasciste y est normalisé grâce à l’effort de propagande de Casapound. La cité des Césars renoue progressivement avec sa grande tradition politique, régénérée par la jeune génération. Désireux d’être le cœur d’une alternative culturelle au conformisme de la gauche et de la droite bourgeoises, Casapound offre à plusieurs artistes des espaces d’exposition ainsi qu’une revue artistique. « Renouveler le rêve », telle est la motivation permanente des militants qui cherchent sans cesse à innover dans tous les domaines. L’art et la musique sont les deux puissants instruments qui rendent possible cette démarche en touchant le plus grand nombre, tout spécialement la jeunesse.

Intensité intellectuelle, activisme et joie de vivre

La Casapound refuse d’entrer dans le jeu des partis considérés par l’association comme propres à inhiber toutes les audaces au nom d’une modération électoraliste obligatoire. Libérée de toute contrainte en la matière, sa liberté en est d’autant plus grande. L’association possède un mensuel, L’Occidental. Une de ses figures de proue est Gabriele Adinolfi qui anime le Centre d’études Polaris où il développe des propositions politiques novatrices. Il nous explique sa stratégie comme adaptée à chaque public. Sur son site noreporter.org, il s’attache à la seule actualité là où Polaris traite plus volontiers d’histoire et notamment de celle, revue et corrigée, de la seconde guerre mondiale. Dans ses conférences à Casapound il offre ses conseils de militant fasciste expérimenté, Gabriele Adinolfi ayant dû s’exiler vingt ans en France en raison de son engagement durant les « années de plomb » en Italie. La percée la plus significative du mouvement étant peut-être celle du Blocco Studentesco, la formation étudiante de Casapound, qui rassemble en 2010 près de 40% des suffrages dans les établissements romains et ceci en se revendiquant ouvertement du fascisme. Il est devenu chose courante de voir des jeunes de quinze et seize ans issus des couches populaires échanger le salut romain. Début décembre le Blocco Studentesco rassemblait trois mille personnes dans la capitale contre une réforme de l’Instruction Publique. Sa voix est prépondérante face à une gauche étudiante, communiste ou sociale-démocrate, devenue impuissante à enrayer l’engouement général. La joie, la jeunesse, la créativité sont les principes fondamentaux d’un mouvement charpenté presque militairement. Les rues d’orange et d’ocre de Rome sont désormais battues par une jeunesse brandissant à nouveau fièrement le drapeau noir et revendiquant la prestigieuse mémoire de la République Romaine et de son héritier spirituel qu’est le fascisme. L’extension rapide et organique de Casapound Italia laisse entrevoir des succès idéologiques et culturels spectaculaires au sein de la nouvelle génération italienne. Comme le dit Gabriele Adinolfi, « Jamais depuis ma naissance le fascisme n’a été aussi populaire dans l’opinion publique italienne ». Les récoltes seront à n’en pas douter au rendez-vous pour ceux qui se présentent comme les « fascistes du troisième millénaire » et qui démontrent que l’aube viendra avec une saine, intelligente, moderne et intransigeante radicalité. Longue vie à Casapound et aux camerati !

Qu’est-ce que la Casa Pound ? (Extrait d'un entretien accordé par Gabriel Adinolfi au magazine Flash)

Qu’est-ce que la Casa Pound ? C’est quelque chose de très particulier : un mouvement politique, un mouvement social et un mouvement culturel à la fois. Sa spécificité réside justement dans le fait d’être une avant-garde – artistique et médiatique – qui a des références évidentes avec un passé passionnel, celui du mouvement mussolinien.

Née à Rome autour d’un groupe musical, Zetazeroalfa, qui gérait aussi un pub, le Cutty Sark, et qui sous le nom de Farenheit 451 se produisait dans de joyeuses provocations médiatiques, la Casa Pound a débuté en donnant un toit à des familles italiennes sans abri. Autour de cette dynamique, les jeunes gens qui l’animaient produisirent aussi un projet de loi pour garantir la propriété de la demeure familiale, une loi qui, si elle était votée et appliquée, empêcherait les spéculations typiques du secteur de l’immobilier.

Ce projet de loi, dit du Mutuo Sociale, lancé médiatiquement par l’apparition dans plusieurs villes italiennes de dizaines de mannequins pendus, a été approuvé (mais pas encore appliqué) dans différentes mairies et régions d’Italie. Cela souvent par des majorités transversales droite-gauche et parfois même à l’unanimité.

La même chose s’est passée pour un deuxième projet de loi nommé « Le temps d’être mère » visant à favoriser la démographie. À la Casa Pound les actions précèdent les affirmations mais celles-ci prennent forme comme projets de loi.

Au sein de la Casa Pound il existe une activité culturelle assez importante. Des hommes de spectacle, des journalistes, y viennent discuter. Des politiciens font de même. Il s’agit de conseillers régionaux, de députés, de sénateurs, de droite, et pas exclusivement d’ADN nationaliste, mais aussi de l’opposition, du Parti démocratique notamment. Ils sont rarement invités, d’habitude ils demandent eux-mêmes à être reçus, comme ce fut le cas d’un ancien chef de Brigade Rouge, Morucci.

Pour donner une idée de ce dont on parle, il faut savoir que l’année dernière, en retirant à Venise un prix gagné pour son film sur mai 68, Il grande sogno, le metteur en scène de gauche Michele Placido a affirmé en direct à la télé qu’il espérait d’être invité à la Casa Pound (ce qui ne fut d’ailleurs pas le cas) car c’est seulement là, d’après lui, qu’existe une activité culturelle qui est morte à gauche.

Culturellement la Casapound a lancé aussi un réseau de cercles futuristes très actifs et il existe une association éclectique d’artistes pour la Casa Pound.

Les activités sportives ne manquent pas non plus. Il y a une association d’alpinisme, la Muvra, ainsi qu’une association de parachutisme, Istinto Rapace, qui avait été portée sur les fonts baptismaux par une star de la télé, qui était cependant un homme véritable, Pietro Taricone, décédé en juin dernier lors d’un saut. Il existe aussi une équipe de waterpolo, une école de football, une équipe de hockey et une société de plongée sous-marine.

La Casa Pound en tant que mouvement compte quelques milliers d’adhérents. Son groupe étudiant, le Blocco Studentesco, est le plus dynamique de toute l’Italie. À Rome, dans les lycées, sa liste est arrivée en tête aux dernières élections avec 39 % des suffrages, et cela en se référant carrément au fascisme !

La Casa Pound publie un mensuel L’Occidental, dont le choix du nom, je l’avoue pas extraordinaire, s’explique parce que la revue a été reprise à des anciens qui l’avaient animé pendant cinquante ans et qui aimeraient mourir avant de le voir disparaître, ainsi qu’un trimestriel, Fare Quadrato. Ce sont les actions sociales qui sont l’axe porteur de la Casa Pound. L’année dernière, lors du tragique tremblement de terre de L’Aquila, le mouvement a travaillé 24 heures sur 24 pendant deux mois entiers pour soutenir, par son réseau, par ses bras et par son enthousiasme, la population locale.

Imaginez-vous la satisfaction que vous pouvez ressentir lors d’une des immanquables campagnes de presse diffamatoires - en Italie comme en France nous y avons droit – quand, après qu’un journaliste ait dénoncé une « haineuse infiltration fasciste rejetée par les citoyens », le maire du village où les volontaires de la Casa Pound étaient basés, un maire d’une liste civique apolitique et non pas de droite, lui a répondu en offrant la citoyenneté d’honneur de sa commune au président de la Casa Pound, Gianluca Iannone.

Et pensez à la satisfaction de voir des gens de tout âge et de toute couleur politique se serrer autour de vous. Je me souviendrai toujours, quant à moi, de la vieille paysanne ayant tout perdu qui m’a embrassé en criant à tout le monde: « je le savais que les fascistes sont des gens bons! ».

Voici ce qu’est la Casa Pound : enthousiasme, innovation dans la fidélité, ouverture vers les gens, action plutôt que palabres, et, surtout, esprit positif et non pas négatif. C’est une révolution culturelle qui devient politique par l’influence acquise sur les politiques qui ne sont ni singés ni concurrencés mais, au contraire, soumis à la pression populaire.

La Casa Pound agit, produit, s’élargit et se construit en même temps comme mouvement et comme lobby. Ce qui, évidemment, laisse prévoir d’autres dimensions d’action à venir ainsi que d’autres instruments d’intervention, dont le centre d’étude Polaris que j’anime et qui publie une revue trimestrielle assez consistante.

Ce qui est révélateur c’est que la Casa Pound est née de l’action de militants ayant moins de quarante ans et qu’elle n’a jamais reçu un centime de subvention. Elle se finance par ses pubs (il y a en plusieurs), par sa librairie romaine (la Testa di Ferro), par la vente de ses gadgets, par les recettes des spectacles musicaux, par les cotisations annuelles de ses membres et par des soutiens militants. Ce qui prouve combien est juste le dicton « Vouloir c’est pouvoir ».