Garde de fer

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La Garde de fer fut une mouvement nationaliste roumain dirigé par Corneliu Zelea Codreanu puis par Horia Sima. Actif sous différents noms de 1927 à nos jours, elle a animé la résistance armée au communisme en Roumanie dans les années 1945-1955.

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Succincte chronologie légionnaire

  • 13 septembre 1899 : Naissance de Corneliu Zelea Codreanu, le futur fondateur et chef de la Légion de l’Archange Michel – Garde de fer ou Mouvement légionnaire.
  • 4 mars 1923 : A lieu la constitution de la Ligue de la défense nationale chrétienne (Liga Apararii Nationale Crestine – LANC) sous la présidence du prof. A.-C. Cuza. C.Z.C. est chargé de l’organisation de la Ligue dans tout le pays.
  • 6 mai 1924 : C.Z.C. inaugure le premier camp de travail volontaire à Ungheni, avec un groupe de 26 étudiants et 5 élèves de lycée.
  • 14 juin 1925 : A lieu à Focsani (Moldavie) le mariage religieux de C.Z.C. avec Mlle Elena Ilinoïu. Y ont participé plus de 100 000 personnes.
  • 24 juin 1927 : Corneliu Codreanu et ses quatre camarades de prison : Ion Mota – Ilie Garneata – Corneliu Georgesco – Radu Mironovici, fondent le Mouvement légionnaire sous le nom de La Légion de l’Archange Michel.
  • 1er août 1927 : Parution de la revue bi-mensuelle Pamantul Stramosesc (« La terre des ancêtres »), première publication de la Garde de fer.
  • Octobre 1927 : À Bucarest surgit le premier nid légionnaire, dans lequel fera son apprentissage Horia Sima, futur chef de la Garde de fer.
  • Juin 1930 : C.Z.C. constitue une nouvelle organisation nationaliste dans le sein du Mouvement, spécialement conçue pour combattre le communisme, et qui portera le nom qui l’a rendue célèbre : la Garde de fer.
  • 11 janvier 1931 : Première dissolution de la Garde de fer, sous un gouvernement national-paysan. Nombreuses arrestations.
  • 31 août 1931 : Ont lieu des élections partielles dans le Département de Neamtz (Moldavie). Les légionnaires gagnent leur première victoire électorale avec 11 301 voix. Codreanu est élu député.
  • Mars 1932 : Deuxième dissolution de la Garde de fer sous un gouvernement Iorga-Argetoïanu, en dépit de la Constitution et des lois.
  • 17 juillet 1932 : Élections générales. La Garde de fer se présente dans 36 départements sur les 71 qu’avait la Roumanie. Elle obtient 70 000 voix et 5 places au parlement.
  • 22 novembre 1933 : Le premier sacrifice légionnaire. L’étudiant. Virgil Téodoresco est tué par la police de Constanta, pendant qu’il collait des affiches.
  • 10 décembre 1933 : La troisième dissolution de la Garde de fer. 20 000 légionnaires sont arrêtés.
  • 29-30 décembre 1933 : Le premier ministre I.-G. Duca, qui a ordonné les persécutions à outrance, est exécuté par trois légionnaires : Nicolae Constantinesco – Ion Caranica – Doru Belimace (surnommés « Nicadorii »); la persécution s’intensifie.
  • 5 avril 1934 : Dans le procès I.-G. Duca, le conseil de guerre du tribunal militaire de la Capitale prononce une sentence d’acquittement des 52 inculpés. Sont condamnés aux travaux à vie les trois Nicadorii.
  • 20 mars 1935 : Constitution d’un parti politique, dénommé Tout pour le pays (Totul pentru tara) sous la présidence du général G. Cantacuzino.
  • 16 juillet 1936 : Le traître M. Stelesco est puni par un groupe de dix légionnaires (surnommés « decemvirii »).
  • 25 octobre 1936 : Est créé le Corps ouvrier légionnaire (Corpul Muncitoresc Legionar) sous le commandement de l’ingénieur Gheorghe Clime.
  • 13 janvier 1937 : Mort de Ion Mota et de Vasile Marin à Majadahonda, près de Madrid, pour la défense de la foi.
  • 20 décembre 1937 : Élections générales. La plus grande victoire électorale de la Garde de fer. Le parti Tout pour le pays obtient presque 500 000 voix (17 % du total). Il obtient 66 députés et devient le troisième parti en importance numérique.
  • 13 janvier 1938 : C.Z.C. constitue le Corps Mota-Marin sous la direction d’Al. Cantacuzino. La devise de ce Corps est « Prêt à mourir ».
  • 12 février 1938 : Coup d’État du roi Carol II : annulation de la Constitution – suppression des activités des partis politiques – formation d’un gouvernement soumis au roi – imposition d’une nouvelle Constitution par plébiscite, dirigée contre la Garde de fer.
  • 17 avril 1938 : Arrestation du Capitaine. Commencement de la Grande Persécution sous la direction d’Armand Calinesco. Instauration des camps de concentration (Tismana – Dragomirna – Miercurea Ciuc, etc.).
  • 19 avril 1938 : Le Capitaine, jugé pour acte d’outrage à l’adresse du professeur N. Iorga, est condamné à 6 mois de prison ferme.
  • 24 mai 1938 : Le roi Carol II introduit la peine de mort.
  • 27 mai 1938 : C.Z.C. est condamné – pour trahison – à 10 ans de travaux forcés. La persécution bat son plein.
  • 30 novembre 1938 : Corneliu Codreanu, les « nicadori » et les « decemviri » sont assassinés dans la forêt de Tâncabesti.
  • 21 septembre 1939 : Armand Calinesco est exécuté par une équipe composée de neuf légionnaires, dirigés par Miti Dumitresco. On les a appelés plus tard « rasbunatorii » (« les Vengeurs »).
  • 21-22 septembre 1939 : Le nouveau gouvernement, sous la présidence du général Argeseanu, homme du roi Carol, exécute un véritable massacre parmi les légionnaires. Dans les prisons, les camps de concentration, les hôpitaux, dans chaque département, ont été exécutés plusieurs centaines de légionnaires, sous simple ordre venu du gouvernement.
  • 5 mai 1940 : Avec un groupe de légionnaires réfugiés en Allemagne, Horia Sima part vers la Roumanie, dans le but d'agir contre la dictature royale, par tous les moyens.
  • 3 septembre 1940 : Éclate la révolution légionnaire. H. Sima lance un manifeste par lequel est exigée l’abdication du roi Carol II.
  • 6 septembre 1940 : L’abdication du roi Carol II. Entretien entre H. Sima et le général Antonesco pour la formation du gouvernement. Le même jour, le For légionnaire salue en Horia Sima, par la voix de Corneliu Georgesco (fondateur du Mouvement), le successeur de Corneliu Zelea Codreanu.

30 novembre 1940 : L’inhumation des dépouilles du Capitaine, des Nicadori et des Decemviri dans le Mausolée de « Casa Verde », ancien siège du Mouvement légionnaire.

  • 21 janvier 1941 : Le coup d’État du général Antonesco contre la Garde de fer. Les légionnaires entrent dans une nouvelle période de persécutions extrêmement dure et meurtrière.
  • Été 1941 : Pendant le printemps et l’été 1941, une grande partie des chefs légionnaires se réfugient en Allemagne où, après quelques mois de domicile forcé, ils sont internés dans des camps de concentration.
  • 24 août 1944 : Après la capitulation de la Roumanie, les légionnaires sont libérés. Le Mouvement reprend ses relations politiques avec l’Allemagne.
  • 10 décembre 1944 : Constitution du Gouvernement National de Vienne.
  • 8 mai 1945 : Arrêt provisoire du Gouvernement National de Vienne après la capitulation de l’Allemagne.
  • 20 novembre 1945 : Procès de Nuremberg. La Garde de fer n’est pas considérée comme une organisation nazie et bénéficie d’un « non lieu » préalable, qui la met hors du « procès » et de ses suites.
  • 1945-1970 : Réorganisation du Mouvement dans divers pays du monde et intensification de ses activités politiques et culturelles.
  • 13 septembre 1970 : L’inauguration du Monument « Mota-Marin », à Majadahonda (Espagne).
  • 24 juin 1977 : Cinquantenaire du Mouvement légionnaire.

Chronologie établie par Faust Bradesco.

La Garde de fer, vue par Julius Evola

Un article de 1938

« Légionnarisme ascétique Rencontre avec le chef des Gardes de fer »

BUCAREST, mars 1938

Rapidement notre auto laisse derrière elle cette chose curieuse qu'est le centre-ville de Bucarest : un ensemble de petits buildings et d'édifices ultra-modernes, principalement de type "fonctionnaliste", avec des devantures et des magasins au style oscillant entre parisien et américain, le seul élément exotique étant les fréquents chapeaux d'astrakan des notables et bourgeois. Nous atteignons la gare du Nord, nous prenons une poussiéreuse route provinciale longée de petits édifices du genre de ceux de l'ancienne Vienne, qui mène en droite ligne à la campagne. Après une bonne demi-heure, la voiture tourne brusquement à gauche, prend un chemin de campagne, s'arrête face à un édifice presqu'isolé parmi les champs : c'est la dite "Maison Verte", résidence du Chef des “Gardes de Fer” roumains.

"Nous l'avons construite de nos propres mains", nous disent avec un certain orgueil les légionnaires qui nous accompagnent. Intellectuels et artisans se sont associés pour bâtir la résidence de leur chef, ce qui a pour eux presque la portée d'un symbole et d'un rite. Le style de la construction est roumain : des deux côtes, elle se prolonge par une espèce de portique, ce qui n'est pas sans pratiquement donner l'impression d'un cloître.

Nous entrons puis montons au premier étage. Vient à notre rencontre un homme jeune, grand et élancé, en tenue sportive, avec un visage ouvert inspirant immédiatement noblesse, force et loyauté. C'est justement Corneliu Codreanu, chef de la Garde de Fer. Son type est caractéristique de l'aryo-romain : on dirait une réapparition de l'antique monde aryo-italique. Alors que ses yeux gris-bleus expriment la dureté et la froide volonté propres aux Chefs, se dégage en même temps, dans l'ensemble de l'expression, une touche singulière mêlant à la fois idéalité, intériorité, force d'âme et compréhension humaine. Même sa façon de converser est spécifique : avant de répondre, il semble s'absorber en lui-même, se retirer, puis, tout à coup, commence à parler, s'exprimant avec une précision quasi géométrique en phrases bien articulées tout en tenant un discours organique.

« Après toute une clique de journalistes, de toutes nations et bords, ne sachant rien faire d'autre que de me questionner sur ce qui a trait à la politique la plus contingente, c'est bien la première fois, et je le note avec satisfaction — remarque Codreanu —, que vient chez moi quelqu'un qui s'intéresse, avant tout, à l'âme, au noyau spirituel de mon mouvement. J'avais au demeurant trouvé une formule pour contenter ces journalistes et leur dire un peu plus que rien, à savoir : nationalisme constructif. L'Homme se compose d'un organisme, c'est-à-dire d'une forme organisée, puis de forces vitales, enfin d'une âme. On peut en dire de même pour un peuple. Et la construction nationale d'un État, bien qu'elle reprenne naturellement ces trois éléments, peut néanmoins surtout subir, et ce pour des raisons de détermination variable et d'hérédité différente, les impulsions en particulier de l'un d'entre eux. Selon moi, ce qui prédomine dans le mouvement fasciste, c'est l'élément État, qui correspond à celui de la forme organisée. On retrouve là la trace de la puissance organisatrice de la Rome antique, détentrice du droit et des institutions politiques, dont l'Italien est le plus pur hériter. Dans le national-socialisme par contre, l'accent est surtout mis sur ce qui se rapporte aux forces vitales : la race, l'instinct racial, l'élément ethnico-national. Concernant le mouvement légionnaire roumain, ce qui prend une signification centrale a trait à ce qui, dans un organisme, correspond à l'élément âme : autrement dit à l'aspect spirituel et religieux. C'est de là que vient ce qui fait le signe distinctif des différents mouvements nationaux, pour autant qu'en fin de compte ils réunissent ces trois éléments et n'en négligent aucun. Le caractère spécifique de notre mouvement prend sa source dans un lointain héritage. Hérodote déjà appelait nos pères : 'Les Daces Immortels'. Nos ancêtres géto-thraces avaient foi, avant même le christianisme, en l'immortalité et l'indestrucibilité de l'âme, ce qui témoigne de leur disposition intérieure à la spiritualité. La colonisation romaine a ajouté à cet élément l'esprit romain organisateur et donneur de formes. Certes les siècles postérieurs ont vu notre peuple se disloquer et tomber dans la misère, mais de même qu'avec un cheval malade et fruste nous pouvons déceler une noblesse du maintien, nous reconnaissons, dans le peuple roumain d'hier et d'aujourd'hui, les éléments latents de ce double héritage. Et c'est cet héritage — continue Codreanu — que le mouvement légionnaire cherche à réveiller. Il prend appui sur l'esprit vivifié avec la volonté de faire advenir un homme spirituellement nouveau. Une fois cette tâche remplie en tant que 'mouvement', nous reste celle du réveil du second héritage, autrement dit de la force romaine organisatrice politiquement. En effet, si pour nous l'esprit et la religion sont le point de départ, le 'nationalisme constructif' en constitue le point d'arrivée, presque une conséquence. L'éthique indissociablement ascétique et héroïque de la “Garde de Fer” se donne pour tâche de faire rejoindre un point à l'autre. » Nous demandons alors à Codreanu quel rapport entretient la spiritualité de son mouvement avec la religion chrétienne orthodoxe. Voici sa réponse :

« De manière générale, nous tendons à exalter à travers une conscience nationale et une expérience vécue ce qui trop souvent, dans cette religion, s'est momifié jusqu'à devenir le traditionalisme d'un clergé somnolent. Qui plus est, nous nous trouvons dans une situation propice du fait que notre religion, structurée nationalement, ne connaisse aucun dualisme entre foi et politique et puisse ainsi nous fournir des éléments éthiques et spirituels sans s'imposer comme une entité en quelque façon politique. Et puis, de notre religion, le mouvement des Gardes de Fer reprend une idée fondamentale : celle de l'œcuménicité. Celle-ci est le dépassement positif de tout internationalisme ou universalisme abstrait et rationaliste. L'idéal œcuménique renvoie en effet à une societas comme unité de vie, comme organisme vivant, comme un vivre-ensemble non seulement avec notre peuple, mais aussi avec nos morts et avec Dieu.

L'accomplissement d'un tel idéal sous la forme d'une expérience effective est au cœur de notre mouvement ; politique, parti, culture, etc., ne sont pour nous que suites logiques et variations. Nous nous devons de revivifier cette réalité centrale, traçant ainsi une voie pour rénover l'homme roumain, pour ensuite œuvrer politiquement et contribuer à bâtir nation et État. C'est pour nous un point important, nullement théorique mais bel et bien pratique, que cette présence des morts au sein de la nation œcuménique : de nos morts et par-dessus tout de nos héros. Nous ne pouvons nous détacher d'eux ; comme des forces devenues libres de la condition humaine, ils imprègnent notre vie la plus haute et lui portent soutien. Lorsque les légionnaires se réunissent périodiquement par petits groupes, appelés 'nids' [cuib], ces rassemblements suivent des rites spéciaux et celui par lequel s'ouvre chaque réunion est l'appel à tous nos camarades tombés, auquel les participants répondent par 'Présent !'. Ceci ne signifie pourtant pas pour nous simple cérémonial ou allégorisation, mais bien plus évocation réelle.

Nous distinguons — poursuit Codreanu — individu, nation et spiritualité supérieure, et considérons dans le dévouement héroïque ce qui mène de l'un à l'autre de ces éléments jusqu'à tendre vers une unité supérieure. Nous nions sous toutes ses formes le principe bassement utilitaire et matérialiste : non seulement sur le plan de l'être singulier, mais aussi sur celui de la nation. Au-delà de la nation, nous reconnaissons des principes éternels et intangibles, au nom desquels nous devons être prêts à combattre, à mourir même et à tout subordonner, avec au moins autant de résolution qu'au nom de notre droit de vivre et de défendre notre vie. La vérité et l'honneur sont, par ex., des principes métaphysiques, que nous mettons plus haut que notre nation elle-même. »

Nous avons appris que le caractère ascétique du mouvement des Gardes de Fer ne relève pas que d'une généralité, mais également d'une concrétude, ou, pour le dire autrement, d'une pratique. Par exemple, est imposée la règle du jeûne : 3 jours par semaine, 800.000 hommes environ pratiquent le dénommé "jeûne noir", c'est-à-dire l'abstinence de toute sorte de nourriture, boisson et tabac. De même, la prière tient une place importante dans le mouvement. En outre, pour le Corps d'Assaut spécial qui porte le nom de deux chefs légionnaires tombés en Espagne, Mota et Marin, la règle du célibat s'applique. Nous demandons à Codreanu qu'il nous précise le sens de tout cela. Il semble se concentrer un moment, puis répond :

« Nous ne pouvons éclaircir ces deux aspects qu'en les renvoyant tous deux au dualisme de l'être humain. Ce dernier est en effet composé d'un élément matériel d'ordre naturel et d'un élément spirituel. Quand le premier domine le second, c'est “l'enfer”. Tout équilibre entre les deux se montre de fait fragile et contingent. Et seule la domination absolue de l'esprit sur le corps manifeste la condition normale et la base de toute force pleinement agissante, de tout héroïsme véritable. Le jeûne est donc pratiquée par nous en ce qu'il favorise une telle condition, desserrant ainsi les liens corporels et permettant par là l'autolibération et l'auto-affirmation de la volonté pure. Alors, à tout cela, nous joignons la prière, nous demandons que les forces d'en haut s'unissent aux nôtres et nous soutiennent invisiblement. C'est ce qui nous amène au second aspect : c'est une superstition que de penser que dans chaque combat seules les forces matérielles et simplement humaines sont décisives ; entrent également en jeu, bien au contraire, les forces invisibles, spirituelles, tout au moins aussi efficaces que les premières. Nous sommes conscients de la positivité et de l'importance de telles forces. C'est pour ces raisons que nous assignons au mouvement légionnaire un caractère ascétique marqué. Dans les anciens ordres de chevalerie, le principe de chasteté avait également cours. Je tiens néanmoins à remarquer que chez nous celui-ci est restreint au seul Corps d'Assaut, car d'un point de vue pratique, il est plus recommandé de ne pas avoir d'empêchements familiaux pour celui qui doit se vouer entièrement à la lutte, sans craindre la mort. Au demeurant, on ne peut faire partie de ce corps que jusqu'à 30 ans achevés. Mais, dans tous les tout cas, il reste toujours une position de principe : il y a d'un côté ceux qui ne connaissent que la "vie" et ne recherchent par conséquent que prospérité, richesse, bien-être et opulence ; de l'autre, il y a ceux qui aspirent à quelque chose de plus que la vie, à la gloire et à la victoire dans une lutte tant intérieure qu'extérieure. Les Gardes de Fer prennent rang parmi cette seconde sorte d'êtres. Et leur ascétisme guerrier se complète par une dernière règle : que ce soit par le vœu de pauvreté auquel est tenue l'élite des chefs du mouvement ou bien par des préceptes de renoncement au luxe, aux divertissements creux, aux passe-temps dits mondains, c'est bien à la finale une invite à un véritable changement de vie que nous faisons à chaque légionnaire ».

Julius Evola (première publication : Il Regime Fascita, 22.3.1938 ; tr. fr. [légèrement remaniée] : Philippe Baillet, Totalité n°2, 1977).

Lien interne

Bibliographie

sources primaires

  • Corneliu Zelea Codreanu, La Garde de fer, Paris, Synthèse nationale, coll. Samizdat, 2005 [rééd. de Éditions Prométhée, Paris, 1938, éd. or. 1935], 458 p.
  • Corneliu Zelea Codreanu, Le Livret du chef de nid, Éditions Pamântul Stramosesc, Madrid, 1978; rééd. Éditions de Montag, 2020.
  • Corneliu Zelea Codreanu, Handbuch für die Nester - Leitfaden für die Legionäre der Eisernen Garde, Regin-Verlag, Straelen, 2006, 138 S. [trad. allemande]
  • Corneliu Zelea Codreanu, Journal de prison, Puiseaux, Pardès, 1986 (trad. de l'éd. en roumain de 1951), 79 p.

Travaux

  • Elena Codreanu, Lui, le Capitaine, entretien entre la veuve de Corneliu Zelea Codreanu et Claudio Mutti, Nantes, Ars Magna, 2019.
  • Yves Morel, Codreanu, Grez-sur-Loing, Pardès, coll. « Qui suis-je ? », 2019, 128 p.
  • Jérôme et Jean Tharaud, L'Envoyé de l'archange, Paris, Plon, 1939 (rééd. 2018), 143 p.
  • Faust Bradesco, Georges Gondinet (dir.), "Un mouvement chevaleresque au xxe siècle - La Garde de Fer", Totalité, 18/19, Puiseaux, Pardès, 1984, 240 p.
  • Michel Bertrand, Codreanu et la Garde de fer - Histoire d'une tragédie (1920-1945), Saint-Genis-Laval, Akribeia, 2010, 472 p.

Film sur la résistance de la Garde de fer après 1945

Le film Portrait d'un jeune combattant (Portretul luptatorului la tinerete) relate la résistance entre 1948 et 1956 du militant gardiste Ion Gavrilă-Ogoranu après l'occupation de la Roumanie par les soviétiques.

Articles connexes