Arturo Reghini

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Arturo Reghini
Arturo Reghini, qui était né en 1878 dans une famille aristocratique, rejoignit la Société théosophique à dix-huit ans. Il fut par la suite martiniste et, initié en maçonnerie, il créa son propre rite - le Rite philosophique italien - qui devint le contact italien des francs-maçons de marge du monde entier.

Mais Reghini fut surtout le représentant le plus connu de l’Ecole Italique, un courant ésotérique qui affirmait avoir survécu à la chute de l’Empire Romain, être réapparu avec Frédéric II de Hohenstauffen, les poètes florentins du XIIIe et XIVe siècle et certains activistes du Risorgimento. Cette école se caractérisant par un nationalisme et un anti-christianisme virulent, Reghini participa - comme Benito Mussolini - à l’agitation belliciste qui conduisit à l’entrée en guerre de l’Italie en 1915. Il soutint, la paix revenue, l’intervention de Gabriele D’Annunzio - qui était lui aussi martiniste - à Fiume et crut voir en Mussolini celui qui allait restaurer la grandeur de l’Italie.

Un de ses proches au sein du Rite philosophique italien, Edouardo Frosini, présida ainsi le premier congrès fasciste à Florence en 1919 et Reghini tenta d’influer culturellement sur le fascisme, en fondant diverses revues comme Atanor en 1924, Ignis (Feu) en 1925 ou Ur qui parut de 1927 à 1928. Il s’appuya pour ce combat sur Julius Evola.

Les accords du Latran - en 1929 - mirent fin aux rêves de Reghini. Si un des ses plus proches collaborateurs, le pythagoricien Amedeo Rocco Armentano (1886-1966), choisit l’exil, lui devint un « émigré de l’intérieur », opposant modéré au fascisme, qui consacra le reste de sa vie - il décéda en 1946 - à écrire des ouvrages sur le pythagorisme.