Jean-Gilles Malliarakis

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Jean-Gilles Malliarakis dans sa période militante
Jean-Gilles Malliarakis en 2007
Jean-Gilles Malliarakis est actuellement éditeur, écrivain, journaliste, et économiste. Il publie des chroniques régulières sur son site Europe Libre. Notamment La lettre de l'Insolent, distribuée gracieusement par courriel.

Biographie

Né le 22 juin 1944, Malliarakis est le fils du peintre grec Mayo (pseudonyme de Antoine Malliarakis – 1905-1990). Sur Radio-Courtoisie, il a dirigé un libre-journal conjointement avec Serge de Beketch avant d'obtenir la direction d'un libre journal autonome (une semaine sur deux) au milieu des années 90. Il abordait volontiers les thèmes suivants dans ses émissions : libéralisme économique, franc-maçonnerie, religion, histoire, philosophie politique et générale. Ses convictions chrétiennes ne l’empêchèrent pas de faire preuve d’un certain éclectisme, lorsqu’il invita par exemple à son émission son ami de longue date Pierre Vial, païen convaincu et président de l’association "Terre et Peuple".

Activité politique

Jean-Gilles Malliarakis a eu une carrière politique militante mouvementée profondément ancrée à droite dans les années 1960 à 1980. Adhérent du Mouvement Occident dès 1965, il s'en éloignera par la suite, étant resté fidèle aux options idéologiques de Pierre Sidos, avec qui il va collaborer par intermittences pendant plusieurs années (il aurait joué un rôle majeur dans la collecte des parrainages à la candidature de Sidos à l'élection présidentielle de 1969). En parallèle il crée en 1967 le Cercle du capitaine Moureau, qui ne recueille qu'une audience limitée. Ses incessantes pérégrinations politiques l'amènent aussi à fréquenter un moment le Mouvement jeune révolution (MJR), durant l'été 1968.

À l'automne 1968, il créé à Sciences Po Paris son propre groupement, l'Action Nationaliste, qui coopère avec le GUD, alors cantonné au centre juridique Assas, pour tenter de proposer une alternative à l'ultra-gauche omniprésente dans les établissements d'enseignement. C'est dans ce contexte que lors d'une distribution de tracts devant le lycée Louis-le-Grand, le 2 mai 1969, Malliarakis est arrêté, un militant gauchiste s'étant fait sauter plusieurs doigts de la main avec la charge explosive qu'il s'apprêtait à lancer contre les nationalistes. Il restera en détention plus de trois semaines avant d'être finalement innocenté.

L'Action Nationaliste participe aux élections universitaires de début 1969 à Sciences Po mais ne recueille que 6% des votes. Elle se fond dans Ordre nouveau en mai 1970, mais Malliarakis se retire progressivement du mouvement, étant très sceptique sur la politique de Front national que programme Ordre Nouveau.

Il refait surface en 1975 pour prendre le contrôle du GAJ, issu d'une scission anti-FN du GUD. Il lui apporte son charisme, son don d'orateur et son talent de théoricien, le fait évoluer pour en faire le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR) créé en 1979, lequel débouchera en novembre 1985 sur la naissance du mouvement Troisième voie, dont il définit la doctrine « tercériste ».

Organes de presse : Jeune Garde Solidariste (avril 1975) puis Jeune Nation Solidariste (juin 1977) puis Révolution Européenne (mai 1987).

Philosophie du mouvement : anti-américain, anti-communiste, Troisième Voie avait pour slogan « Ni trusts ni soviets ». Associé au GUD, ce mouvement s'est momentanément opposé au FN tout en contestant la montée du sionisme. L'emblème du mouvement était le trident, hérité du mouvement solidariste, que Malliarakis a repris comme logo pour sa maison d’édition.

Les causes de la disparition de TV en 1991 : Il s’est rapidement posé à la direction de TV le problème de l’avenir politique que pouvait avoir un groupuscule. Les meilleurs cadres du groupe, qui ne se satisfaisaient pas d’une action de témoignage et de dénonciation, étaient aspirés par le FN, alors en pleine ascension, où ils avaient l’espoir de mettre en pratique ce que Troisième Voie énonçait en théorie, et où ils pensaient pouvoir faire de la politique au sens plein du terme. « Troisième Voie était une association purement idéaliste », confie lui-même Malliarakis, quelques années après la dissolution du mouvement.

Après Troisième Voie

Malliarakis a également fait partie de la direction et du Bureau national (vice-président national, délégué régional d'Ile-de-France) du CDCA (Confédération de Défense des Commerçants et Artisans, Agriculteurs et Professions Libérales), où il a œuvré aux côtés de Christian Poucet et de l’ancien député Pierre Poujade. Le CDCA, organisation de défense contre le racket fiscal issue d’une scission du CID-UNATI (le grand syndicat poujadiste des années 70), réclame la baisse de la fiscalité sur les entreprises et compte environ 50 000 adhérents.

Au sein du CDCA, Malliarakis monte sa propre mouvance, le CDCA-E, dont le programme est adopté par le congrès du 24 février 1991. En 1991 également, la tendance de Malliarakis au CDCA se rapproche du Front national. Lors du congrès du FN à Strasbourg (1997), Jean-Gilles Malliarakis faisait partie des invités personnels de Jean-Marie Le Pen.

A partir de 1993, Jean-Gilles Malliarakis abandonne définitivement la politique nationale-révolutionnaire (il a mis beaucoup d'eau dans son vin depuis) et se convertit au libéralisme économique (ultra-libéralisme diront les mauvaises langues) dont il développe longuement les thèses dans son libre-journal.

Il abandonne finalement son poste de responsable francilien de la CDCA et finira par fermer sa librairie achetée à Henri Coston (la Librairie française), pour se consacrer à ses activités d'éditeur et d'écrivain.

Il adhère en 1995 au cercle Idées-Actions de tendance droite libérale. Fondé en octobre 1994, le cercle Idées-Action permet à Alain Madelin (ancien d'Occident) de piocher dans toutes les familles de la droite, exception faite des démocrates-chrétiens de type François Bayrou. Malliarakis y côtoie Alain Juppé, Thierry Jean-Pierre (décédé en août 2005), Henri de Lesquen, Jean-Marc Varaut (décédé en 2005), Thierry Mariani, Renaud Muselier...

Bibliographie

Aux éditions du Trident :

  • La Droite la plus suicidaire du monde (pamphlet sur le "sectarisme chiraquien").
  • L’Histoire recommence toujours" (reprise d’une conférence donnée au club de l’Horloge en 1998 sur la thèse de Fukuyama sur la fin de l'histoire).
  • Le Livre Noir des retraites.
  • La Gauche caviar patauge dans le yaourt
  • Yalta et la Naissance des blocs
  • Ni trusts ni soviets, 1985.

Liens externes