Mouvement jeune révolution

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Le Mouvement jeune révolution, ou MJR, est un mouvement solidariste des années 70.

Scission informelle des Jeunes de l'Alliance Républicaine (Tixier-Vignancour), le MJR fondé en décembre 1966 par des militants issus de l'OAS Métro-Jeunes, pour qui l'affaire algérienne avait révélé les signes d'une crise plus profonde de la société française, et du Conseil national de la révolution (CNR) se réclamant du courant solidariste.

Parmi ses principaux animateurs figurent Nicolas Kayanakis, Alain Boinet, Gérard Bouchet et Michel Collinot.

Le MJR recrute parmi les démobilisés du Comité Tixier, réunit des militants parmi lesquels on ne tardera pas à remarquer Francis Bergeron, Alain Boinet, Jean-Pierre Fabre, Philippe (et Sylviane) Lemoult, Olivier Morize, Jean-Pierre Stirbois. Au contraire d'Occident, le MJR dispose de nombreux relais dans la droite nationale (Bernard Antony, Christian Baeckeroot, Yves Gignac, etc.) et ses cadres feront preuve d'une remarquable continuité dans leur militantisme.

Après s'être affirmé nationaliste, le MJR optera pour un « solidarisme » indistinct, « ni à droite ni à gauche », tout en se réclamant du parrainage du capitaine Sergent, le plus prestigieux des exilés de l'OAS. S'il est un peu tard pour défendre l'Algérie française, il prolonge cette thématique en plaidant pour l'« Eurafrique ». Le MJR ne comprend guère qu'une centaine d'adhérents, organisés en cellules cloisonnées et entretenus dans la croyance en l'existence d'une vaste organisation souterraine prête à passer à l'action lorsque sonnera l'heure H. Il n'exerce qu'une attraction pratiquement nulle sur les anciens d'Occident, qui n'ont que sarcasmes pour ces « conspirateurs thomistes » , en qui ils voient une manœuvre de Georges Bidault, voire, suprême injure, une « secte soustellienne » . Les deux mouvements ont coopéré dans le cadre du Front Uni de Soutien au Sud-Vietnam, non sans se tirer abondamment dans les pattes.

Tout en regroupant jeunes et adultes le MJR commençait à élaborer le thème d'une "jeune révolution" opposée à la fois à la vieille tradition marxiste et aux sociétés de conditionnement occidentales. Il approfondissait alors sa recherche doctrinale et commençait à formuler les principes d'une doctrine solidariste fondée sur les concepts de liberté, de responsabilité et de solidarité.

Au cours des années 1960 et des années 1970, les militants solidaristes se distinguèrent en organisant des distributions de tracts anticommunistes sur la place Rouge à Moscou.

Le MJR décida de transformer son sigle en "Action Solidariste MJR" en 1970, pour devenir définitivement en octobre 1971 le Mouvement solidariste français, dont le bureau politique était composé de Gérard Bouchet, Alain Boinet, Philippe Lemoult, François Martin, Pierre Malaucène et Jean-Pierre Stirbois. Il fait une alliance avec les Groupe action jeunesse (GAJ).

L'organe de presse du MJR était Jeune Révolution.