Peuple

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Ensemble humain ethnique, c'est-à-dire à la fois biologique historique et culturel, qui possède un territoire d'ancrage, c'est-à-dire une mère-patrie.


Une notion organique

Un peuple (vocable devenu aujourd'hui très suspect pour les milieux de la gauche cosmopolite, à la limite du politiquement incorrect) n'est pas une « population  » statistique; il est une communauté organique qui unit en un ensemble transcendant les ancêtres, les vivants et les futurs héritiers. Diachronique donc, mais aussi empreint de spiritualité, le peuple s'enracine dans le passé et se projette dans le futur, s'immerge dans la matérialité génétique, mais émerge en même temps comme réalité historique et spirituelle.


L'appartenance à un peuple est ce qui spécifie en premier lieu un homme et ce qui le constitue comme humain. Les doctrines égalitaires occidentales modernes, d'inspiration mercantiliste ou marxiste, réduisent les peuples à des agrégats socio-économiques infifférenciés, alors qu'ils constituent au contraire la clé de voûte organique de l'espèce humaine ; de même, elles conçoivent l'homme idéal comme un individu « émancipé » de toute attache populaire organique, donc comme une cellule indifférenciée au sein d'un magma humain.

Peuple et christianisme

Il faut rappeler aussi, et notamment à certains chrétiens, que l'attachement à son peuple est incompatible avec le cosmopolitisme chrétien actuel. Soutenir par exemple : « je suis plus proche d'un Africain catholique que d'un Européen non chrétien  » est une position universaliste qui relègue la nation de peuple à un rang insignifiant. Et c'est bien le drame du christianisme européen, toujours marqué par l'universalisme paulinien. Il faudrait plutôt dire, pour un catholique attaché à son peuple et conscient des menaces de dilution biologique et culturelles qui pèsent sur lui : « je respecte tous les chrétiens du monde et je prie pour eux, mais hic et nunc je combats d'abord pour ceux de mon peuple, quelle que soit leur religion.»


L'esprit jésuite pourrait d'ailleurs résoudre cette contradiction en se référant à la tradition hébraïque de l'Ancien Testament : « Babel, ou le mélange des peuples était une punition de Dieu ; ce dernier a voulu des peuples séparés et divers ; l'humanité est une dans le Ciel mais diverse sur la Terre.»


L'islam arabe, d'ailleurs, a parfaitement pu concilier la notion de peuple (sous le vocable de « nation arabe » et de préférence arabique) et celle de religion universelle. Le peuple juif, de son côté, a également su rendre compatible la défense farouche de son ethnicité, de sa singularité, avec sa religion, pourtant théoriquement monothéiste et universelle. À aucun moment l'islam et le judaïsme ne se lancent à tout propos, comme les Églises chrétiennes d'aujourd'hui, dans des diatribes douteuses et culpabilisées contre la « xénophobie  » et l'ethnocentrisme. Il faut dire qu'ils ne sont pas masochistes.

Dissiper les ambiguïtés

Comme toute notion anthropologique, celle de « peuple  » n'est donc pas d'une rigueur mathématique absolue. Un peuple ne se définit pas par une homogénéité bio-culturelle totale, mais par l'idée de « parenté ». Un peuple est en effet le produit d'une alchimie organique qui assemble des « sous-peuples ». Les Bretons, les Catalans, les Écossais, etc., peuvent être considérés comme des sous-peuples d'un peuple global, les Européens.


Soulignons l'ambiguïté de cette notion de peuple. L'idéologie universaliste issue de la Révolution française confond l'idée de peuple avec celle d' « ensemble des habitants possédant juridiquement une nationalité  », quelle que soit leur origine. Partant, du fait de l'immigration de masse et des naturalisations, la notion de peuple français s'est effritée (tout comme d'ailleurs aujourd'hui celle de « peuple allemand » ou de « peuple britannique », pour les mêmes raisons).


C'est pourquoi, sans vouloir entrer dans une polémique sans issue concernant les « peuples régionaux  » et les « peuples nationaux » ou leur légitimité respective, il convient d'opérer un dépassement dialectique et d'affirmer la légitimité historique d'un grand-peuple européen, appelé à se regrouper dans l'histoire et rassemblant tous les peuples du continent issus depuis des millénaires de la même souche ethno-culturelle et historique. Par delà leurs différences juridico-nationales, linguistiques (ou tribales), les Africains noirs n'ont-ils pas été appelés par Nelson Mandela ou le Sénégalais (naturalisé Français...) Hammadou Diop à « se penser comme un même peuple » en incluant même les membres présents en Europe ? De Nasser à Kadhafi, en passant par Arafat, n'a-t-on pas incité les Arabes à se vouloir comme peuple arabe? Pourquoi les Européens n'auraient-ils pas droit à recourir eux aussi à ce réflexe ethnique ?

Quant aux adeptes des « peuples régionaux  », il convient de s'opposer à ces régionalistes de gauche, soi-disant anti-jacobins et anti-mondialistes, qui, parfaitement alignés sur le droit du sol français ou américain, confondent citoyen et résident et en viennent à affirmer que n'importe qui (même d'origine extra-européenne) peut être reconnu Breton, Alsacien, Corse, etc., s'il le choisit et s'installe.

Les impératifs

Mais l'appartenance à un peuple repose aussi sur l'assentiment de ses membres à se définir comme tels, donc elle dépend d'une dimension politique. De ce fait, nous dirons donc qu'un peuple se situe à la croisée d'un impératif biologique, d'un impératif territorial, d'un impératif culturel et d'un impératif politique. Mais, en aucun cas, le sentiment d'appartenance culturelle ou linguistique ne suffit pas pour être membre d'un peuple, si la racine biologique n'existe pas. Des immigrés allogènes provenant d'un peuple X et installés en nombre sur le territoire d'un peuple Y, même s'ils adoptent des éléments culturels du peuple-hôte, n'en feront jamais partie. Comme le pensait De Gaulle, il peut exister des exceptions pour de petites minorités réellement assimilées, ainsi que cela peut se remarquer pour certains Français antillais.


De même, dans la définition de la notion de peuple, la dimension territoriale et géopolitique ne doit pas être négligée. Un peuple ne peut pas être une simple diaspora : les Juifs ont ressenti la nécessité de reconquérir la Palestine, leur « terre promise », parce que, selon la doctrine de Theodor Herzl « sans la terre promise, les Juifs ne sont qu'une diaspora religieuse, une culture, un syndicat, pas un peuple.


On agite beaucoup l'idée, à gauche comme à droite, selon laquelle un peuple pourrait, surtout aujourd'hui, être « déterritorialisé ». En réalité, il n'en est rien. Tout peuple sain, même s'il possède une importante diaspora (Chinois, Arabes, Indiens, etc.), conserve des liens étroits avec sa mère-patrie.


Les gourous de la modernité assertent depuis longtemps que l'avenir n'appartient plus aux peuples, mais à l'humanité conçue comme formant un seul peuple. Il n'en est rien. Malgré la mondialisation et en réaction contre elle, le XXIème siècle sera plus que jamais celui des peuples distincts. Seuls les Européens, plongés dans les illusions consolatrices de la décadence, s'imaginent que les peuples vont disparaître, remplacés par le concept métissé de « citoyen du monde ». En réalité, ce sont les Européens qui risquent de disparaître. Le crépuscule des peuples n'est pas pour demain.


En revanche, le crépuscule d'un ou de plusieurs peuples est toujours possible. Les Amérindiens, les Égyptiens ont disparu, on l'oublie trop souvent, vidés de l'intérieur et envahis. Car l'histoire est un cimetière de peuples, de peuples faibles, épuisés et démissionnaires.


Une mise en garde s'impose ici : des théoriciens de la droite ou de la gauche « ethnopluraliste », opposés à bon escient à une homogénéisation de l'humanité, nous parlent de la « cause des peuples », comme si tous les peuples devaient être conservés. En réalité, le système à tuer les peuples ne menace que les peuples défaillants, c'est-à-dire aujourd'hui les Européens. Il menace aussi les peuples-résidus, dont le sort n'a d'intérêt que muséographique. Il apparaît parfaitement stupide et utopique de croire que tous les peuples pourront se conserver dans le formol de l'histoire. C'est une vision irénique et égalitaire.


En revanche, la grande menace contre l'identité et l'existence des grands peuples, ce fut et c'est toujours la conjonction de la déculturation et de l'invasion colonisatrice par d'autres peuples, ce que nous subissons actuellement. Le « système » mondialiste occidental n'abattra jamais les peuples forts. Est-il venu à bout des Arabes, des Chinois, des Indiens ? Bien au contraire. Il a renforcé leur identité et leur désir de vaincre, en suscitant une contre-réaction.

Redevenir sujet de l'histoire

Le peuple en péril, en grande partie et tragiquement par sa propre faute, c'est aujourd'hui le nôtre pour des raisons autant biologiques que culturelles et stratégiques. C'est pourquoi, à l'idéologie égalitaire de la « cause DES peuples », il faut substituer celle de la « cause DE NOTRE peuple ».


Il existe trois positions principales :

1) les peuples n'existent pas ou n'existent plus, c'est une catégorie du passé - seule vaut l'humanité (thèse égalitaire universaliste) ;

2) tous les peuples méritent d'exister et d'être conservés (thèse ethnopluraliste utopique - égalitaire elle aussi- et parfaitement irréalisable de tout temps) ;

3) seuls les peuples forts et volontaires peuvent subsister à long terme dans l'histoire, domaine de la compétition et de la sélection des plus aptes (thèse volontariste, réaliste et inégalitaire). C'est évidemment cette troisième position qu'il convient de soutenir.


L'essentiel demeure dans la réappropriation du terme de peuple et son extension progressive au continent eurosibérien tout entier. Ce qu'on entend par « Européens », dans l'idéologie régnant à Bruxelles, est parfaitement inspiré par l'idéologie jacobine française : il ne s'agit pas dun peuple ethno-historique grand-européen, mais de l'amas de n'importe quels résidents du territoire géographique européen. Cette tendance doit être radicalement renversée.


Redevenir sujets de l'histoire, voilà ce qu'il faut proposer aux peuples européens qui ne sont plus aujourd'hui qu'objets de l'histoire. Il est essentiel, dans le siècle tragique qui a commencé, de leur faire prendre conscience, du fait des menaces communes qui pèsent eux, qu'ils forment désormais une communauté de destin, et cela pour la première fois depuis des siècles. Il s'agit bel et bien d'une « nouvelle alliance » qui, par une résurrection, une métamorphose et une transfiguration historiales, peut constituer une refondation du peuple grand-européen et, au cœur du déclin, aboutir - sans doute dans la douleur- à la renaissance du Phénix.

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