Jean Mabire

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Jean Mabire (8 février 1927 - 29 mars 2006) journaliste et écrivain. Il est le plus célèbre chantre du paganisme européen et de la Normandie.

Jean Mabire

Biographie

D'origine normande, cet ancien élève de la section décoration de l'Ecole nationale supérieure des métiers d'arts - qui fut membre durant la deuxième guerre mondiale des Jeunesses francistes de Marcel Bucard - a créé en mars 1949 la revue Viking‎‎, "Cahiers de la jeunesse des pays normands" dont il fut le rédacteur en chef jusqu'en 1958. Fondateur en 1953 de l'atelier de création graphique Les Imagiers normands, il est entré en 1956 au quotidien La Presse de la Manche.

Officier parachutiste entre 1950 et 1951, il sera rappelé pour un an en Algérie (octobre 1958 à octobre 1959). Après être passé par le Centre d'Entraînement à la Guerre Subversive, fondé par le général Bigeard , il sert comme officier de réserve (lieutenant puis capitaine) au 12eme Bataillon de Chasseurs Alpins sur la frontière tunisienne (compagnie opérationnelle puis chef du commando de chasse, puis responsable d'un sous -quartier : une compagnie de chasseurs et un village de regroupement de plusieurs milliers de personnes). Décoré de la croix de la valeur militaire, l'expérience de la guerre a pour lui été positive sur le plan humain et spirituel. En revanche, il n'a jamais cru à l'Algérie française et ne participera en rien aux activités de l'OAS.

Adjoint de Philippe Héduy à L'Esprit public (jusqu'en 1965), il publia en 1963 son premier livre politique Drieu parmi nous. Il sera ensuite rédacteur en chef d'Europe-Action, de mai 1965 à novembre 1966. Il contribue de manière importante aux travaux de rénovation doctrinale entrepris par Europe-Action mais quitte le mouvement lorsque celui-ci décide en mai 1966 de se transformer en parti politique, le Mouvement nationaliste du progrès.

Il devient chef des informations générales de Minute (1966-1972), tout en collaborant au Spectacle du monde, à Défense de l’Occident, Accent grave et Valeurs actuelles.

En 1968, il participa à la création du Mouvement normand et collabora dès lors à Haro et à L'Unité normande, organes de celui-ci.

Jean Mabire en 2005 lors d'une réunion de Terre et peuple

A partir des années soixante-dix, il se consacra pour l'essentiel à son activité d'écrivain et d'historien de la deuxième guerre mondiale. Directeur de collection chez plusieurs éditeurs, il dirigea deux encyclopédies militaires et multiplia les ouvrages sur la Waffen SS.

D'avril 1990 à son décès, il tint une chronique littéraire dans National-hebdo qui fut éditée par la suite en plusieurs volumes sous le titre Que lire ?.

Lors de la scission du Front national de 1998, il resta fidèle au parti de Jean-Marie Le Pen à l'encontre de la plupart de ses proches.

Membre du comité de patronage de Nouvelle École, ce militant de la Nouvelle droite participa aux activités du GRECE puis de Terre et peuple et écrivit tant dans Eléments que dans Terre et peuple-La revue. En 1973, il fonda avec Maurice Rollet le mouvement de scoutisme Europe Jeunesse. Par la suite, il favorisa dans les années 1990 la création d'un mouvement de jeunesse d'esprit Wandervogel nommé Les Oiseaux migrateurs.

Œuvres

Grands Marins normands
  • Drieu parmi nous, La Table Ronde, 1963 (réédition : Trident, 1988 ; Lyon, Irminsul, 2002).
  • L'Écrivain, la Politique et l'Espérance, Saint-Just, collection « Europe », 1966; rééd. augmentée sous le titre La Torche et le Glaive : Libres Opinions, 1994 ; Déterna, 1999[1].

Ouvrages consacrés à la Normandie et aux Normands

  • Histoire de la Normandie, en collaboration avec Jean-Robert Ragache, Hachette, 1976 ; rééd. France-Empire, 1986, 1992) : prix du Mouvement Normand ;
  • Les Vikings, rois des tempêtes, en collaboration avec Pierre Vial (Versoix, 1976 ; rééd. sous le titre Les Vikings à travers le monde : L'Ancre de Marine, 1992)
  • La Saga de Godefroy Le Boiteux (Copernic, 1980 ; rééd. sous le titre Godefroy de Harcourt, seigneur normand, Lore, 2007) ;
  • Histoire secrète de la Normandie, Albin Michel, collection « Histoire secrète des provinces françaises », 1984 ;
  • Guillaume le Conquérant, Art et Histoire d'Europe, 1987 ;
  • Les Ducs de Normandie (Lavauzelle, collection « destins », 1987) ;
  • Grands Marins normands, L'Ancre de Marine, 1993;
  • Légendes traditionnelles de Normandie, L'Ancre de Marine, 1997
  • Jean Mabire et le Mouvement Normand, Éditions de l'Esnesque, 1998 : chroniques, cinq tomes parus ;
  • Vikings : cahiers de la jeunesse des pays normands, Veilleur, 1999 : tome I (1949-1951), tome II (1951-1955) ;
  • La Varende entre nous, Présence de La Varende, 1999 ;
  • Des poètes normands et de l'héritage nordique, Antée, 2003 ; rééd. Dualpha, 2005).

Ouvrages consacrés au paganisme

  • Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens, Paris, Robert Laffont, 1978 ; rééd. Trident, 1986 ; Irminsul, 1999 ; Puiseaux, Pardès, 2002;
  • Les Solstices. Histoire et Actualité, en collaboration avec Pierre Vial, Copernic, 1975 ; réédition : Le Flambeau, 1991 ; Lore, 2007;
  • Les Dieux maudits, Copernic, 1978, rééd. sous le titre Légendes de la mythologie nordique, L'Ancre de Marine, 1999, 2010 ; Irminsul, 2004;
  • Collectif, Balades au cœur de l'Europe païenne, Les Éditions de la Forêt, 2002.

Histoire militaire

Les paras de l'enfer blanc
  • Les Hors-la-loi, Paris, Robert Laffont, 1968 (rééd. sous le titre Commando de chasse : Presses de la Cité, 1976 ; Presses-Pocket, 1978 ; France-Loisirs, 1979) ;
  • Les Samouraï, en collaboration avec Yves Bréhéret, Paris, Balland, 1971 (réédition : France-Loisirs, 1978 ; Presses-Pocket, 1987) ;
  • Les Waffen SS, sous le pseudonyme d'Henri Landemer, Paris, Balland, 1972 ;
  • La Brigade Frankreich, Paris, Fayard, 1973 (réédition : Grancher, 2005) ;
  • Ungern, le Baron fou, Paris, Balland, 1973 (rééd. corrigée sous le titre Ungern, le dieu de la guerre, Art et Histoire d'Europe, 1987 ; sous le titre Ungern, l'héritier blanc de Genghis Khan : Veilleur de proue, 1997 ; Ungern, le dieu de la guerre, illustré par Jacques Terpant, préface de Christopher Gérard, postface de Franck Buleux, Lohengrin, Lausanne, 2020.) ;
  • La Division Charlemagne, Paris, Fayard, 1974 (réédition : Grancher, 2005) ;
  • Mourir à Berlin, Paris, Fayard, 1975 (réédition : Grancher, 1995) ;
  • Les Jeunes Fauves du Führer. La division SS Hitlerjugend en Normandie, Paris, Fayard, 1976 (réédition : Grancher, 2000) ;
  • L'Été rouge de Pékin, Paris, Fayard, 1978 (réédition : Éditions du Rocher, 2006) ;
  • Les Panzers de la Garde Noire, Paris, Presses de la Cité, 1978 ;
  • La 5e division Wiking, Paris, Fayard, 1980 ;
  • Les Paras du matin rouge, Presses de la Cité, 1981 ;
  • La Crète, tombeau des paras Allemands, Presses de la Cité, 1982 ;
  • Chasseurs alpins. Des Vosges aux Djebels, Presses de la Cité, 1984 : prix des Écrivains Combattants ;
  • Les Diables verts de Monte Cassino, Presses de la Cité, 1991 ;
  • Les Paras de l'enfer blanc, Front de l'Est 1941-1945, Presses de la Cité, 1995 ;
  • Division de choc Wallonie, Lutte à mort en Poméranie, Éditions Jacques Grancher, 1996 ;
  • Les Guerriers de la plus grande Asie, Dualpha, 2004.

Histoire politique et varia

Les paras perdus
  • Tixier-Vignancour : histoire d'un Français, L'Esprit Nouveau, 1965 ; rééd. Déterna, 2001;
  • Les Grands Aventuriers de l'Histoire, les éveilleurs de peuples, Fayard, 1982;
  • Découvreurs et Conquérants, Éditions Atlas, 1983;
  • Patrick Pearse, une vie pour l'Irlande, Terre et Peuple, 1998;
  • Du bûcher à la guillotine, Dualpha, 2000 ;
  • La Traite des Noirs (L'Ancre de Marine, 2000) : livre tiré d'une contribution à L'Histoire Générale de l'Afrique, 1971;
  • Pierre Drieu La Rochelle, Réflexions sur un Coutançais méconnu, Éditions d’Héligoland, 2008

Romans

  • L'Idole a disparu, sous le pseudonyme de Didier Brument, Filipacchi, collection « Âge tendre », 1970;
  • Les Paras perdus, Presses de la Cité, Librairie Ogmios, 1987 : prix de la ville de Caen;
  • La Maôve, Presses de la Cité, 1989 ; rééd. France-Loisirs, 1990 ; Bertout, 1999 : prix des Libraires de Normandie ;
  • Opération Minotaure, Presses de la Cité, 1996 .

Ouvrages consacrés au monde maritime

Roald Amundsen
  • Évasions fantastiques, Maritime d'Outre-Mer, 1970; rééd. sous le titre Les Évadés de la mer : Dualpha, 2002;
  • Pêcheurs du Cotentin, Heimdal, 1975;
  • Les Conquérants des mers polaires, Vernoy, 1980;
  • Mor Bihan autour du monde, Fayard et Maritime d'Outre-Mer, 1980;
  • Ils ont rêvé du Pôle, L'Ancre de Marine, 1994;
  • Béring. Kamtchatka-Alaska: 1725-1741, Glénat, 1996;
  • Roald Amundsen, le plus grand explorateur polaire, Glénat, 1998 : prix Encre Marine décerné par la Marine nationale.

Série « Que lire ? : Portraits d'écrivains »

  • Que lire ? Tome I : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Paris, 1994, 247 p. (Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre avril 1990 et septembre 1991), rééd. sous le titre Que lire ? Tome I : Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, février 2006, 262 p.
  • Que lire ? Tome II : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Paris, 1995, 286 p., (Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre septembre 1991 et mars 1993); rééd. sous le titre Que lire ? Tome II : Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, février 2006, 300 p.
  • Que lire ? Tome III : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Saint-Cloud, 1996, 319 p., (Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre mars 1993 et octobre 1994); rééd. sous le titre Que lire ? Tome III : Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, 2006, 330 p.
  • Que lire ? Tome IV : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Saint-Cloud, 1997, 319 p., (Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre octobre 1994 et mars 1996); rééd. Dualpha, sous le titre Que lire ? Tome IV, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, février 2006, 328 p.
  • Que lire ? Tome V : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Saint-Cloud, 1998, 319 p.; (Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre mars 1996 et août 1997); rééd. Dualpha, sous le titre Que lire ? Tome V, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, février 2006, 330 p.
  • Que lire ? Tome VI, Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, 2006, 367 p.
  • Que lire ? Tome VII, Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, novembre 2007, 367 p.

Collectifs

  • Jean de la Huberdière (pseudonyme de Jean Mabire), Philippe Jouët, Marc Mosnier, L'Europe aux mille blasons, Yoran Embanner, 2011.

Citations

  • « Nous savons depuis Héraclite, que la vie est un combat et que la paix n'est que la mort. Notre religion se veut d'abord le culte des héros et des guerriers, des athlètes. Nous célébrons depuis les grecs, les hommes différents et inégaux. Notre monde est celui du combat et du choix, non celui de l'égalité. »
  • « Nous ne changerons pas le monde, il ne faut pas se faire d'illusions, ce n'est pas nous qui allons changer le monde, mais le monde ne nous changera pas. »

Les Solstices, Histoire et actualité (1991)

  • « Notre monde est en train de naître. Invisible comme les fleurs et les blés de demain, il fait son chemin sous la terre. Nous avons déjà nos racines, solidement enfoncées dans la nuit des âges, ancrées dans le sol de nos peuples, nourries du sang de nos anciens, riches de tant de siècles de certitude et de courage que nous sommes les seuls à ne pas renier. »
  • « La Flamme. Ce feu résume une vivante tradition. Non pas une image inconsistante, mais une réalité. Une réalité aussi tangible que la dureté de cette pierre ou ce souffle de vent. Le symbole du solstice est que la vie ne peut pas mourir. Nos ancêtres croyaient que le soleil n’abandonne pas les hommes et qu’il revient chaque année au rendez-vous du printemps. Nous croyons avec eux, que la vie ne meurt pas et que par-delà la mort des individus, la vie collective continue. Qu’importe ce que sera demain. C’est en nous dressant aujourd’hui, en affirmant que nous voulons rester ce que nous sommes, que demain pourra venir. Nous portons en nous la flamme. La flamme pure de ce feu de foi. Non pas un feu de souvenir. Non pas un feu de piété filiale. Mais un feu de joie et de gravité qu’il convient d’allumer sur notre terre. Là nous voulons vivre et remplir notre devoir d’hommes sans renier aucune des particularités de notre sang, notre histoire, notre foi entremêlés dans nos souvenirs et dans nos veines… Ce n’est pas la résurrection d’un rite aboli. C’est la continuation d’une grande tradition. D’une tradition qui plonge ses racines au plus profond des âges et ne veut pas disparaître. Une tradition dont chaque modification ne doit que renforcer le sens symbolique. Une tradition qui peu à peu revit. »

Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens (1978)

  • « Les deux mots qui reviennent sans doute le plus souvent dans les vieilles chroniques européennes ce sont ceux de volonté et d’honneur. L’espoir, par contre, n’a pas de sens. Ce qui compte, c’est d’accomplir ce qui doit être accompli et non pas ce qui doit aboutir à un succès. Je retrouvais dans toute cette morale de l’antique Hyperborée un certain goût pour les causes désespérées. Une attitude de perpétuel défi, où le goût du risque s’exaltait jusqu’à dépasser toutes les limites du possible. Les guerriers spartiates de Léonidas aux Thermopyles restent, en ce sens, de purs Hyperboréens. Le bien s’identifie avec l’action d’éclat, qui prend une valeur en soi-même. Ce qui compte, ce n’est pas le plaisir, mais le devoir. Non pas la soumission à un autre que soi-même mais la liberté de s’imposer une conduite conforme à l’imprescriptible honneur de sa lignée et de son clan. »
  • « Désormais, il nous faut revenir au mythe vital par excellence, au mythe du soleil, au mythe de Thulé. Ce qui va renaître n’est pas un souvenir historique mais la foi de l’éternelle Hyperborée. Nous retrouverons, dans la certitude et la fidélité, les gestes de nos ancêtres. »
  • « Voici 8 000 ans commençait pour nous l’aventure néolithique. Je l’appelais révolution parce que j’y discernais l’apparition d’un état d’esprit nouveau. La volonté y tenait la première place et elle n’allait pas cesser de dominer notre monde, jusqu’à l’avènement des idées suicidaires aujourd’hui à la mode. Passer de la cueillette et de la chasse à l’agriculture et à l’élevage représente un bond en avant prodigieux. En un sens, dans cette plaine nordique si cruelle aux paysans aux prises avec un climat impitoyable, c’était un défi qui rejoignait la légende hellène de Prométhée dérobant le feu aux dieux. »

divers

  • « La Commune, comme le vieux Sud, furent écrasés dans le sang. Mais les ouvriers de Paris et les paysans de Louisiane luttaient pour la même liberté. Ils se battaient pour leur droit à la vie, contre la réaction et le métissage, ces deux aspects d’une même menace cosmopolite ». Europe-Action, janvier 1966, n°37.
  • « Pour nous, l’Europe est un cœur dont le sang bat à Johannesburg et à Québec, à Sidney et à Budapest, à bord des blanches caravelles et des vaisseaux spatiaux, sur toutes les mers et dans tous les déserts du globe ». Europe-Action, juin-juillet 1965, n°31-32.
  • « Le véritable sens de notre lutte apparaît de plus en plus clairement : c’est la défense de l’individu contre les robots et, par conséquent, celle des patries contre l’universalisme. Pour nous, chaque homme et chaque nation possèdent une personnalité irréductible (…) Le nationalisme, c’est d’abord reconnaître ce caractère sacré que possède chaque homme et chaque femme de notre pays et de notre sang. Notre amitié doit préfigurer cette unanimité populaire qui reste le but final de notre action, une prise de conscience de notre solidarité héréditaire et inaliénable. C’est cela notre socialisme ». Europe-Action, juin 1965, n°30.

Postérité

  • Association des Amis de Jean Mabire : B.P. 6, 27520 Boissey-le-Châtel, adhésion annuelle de 20 € (réception du bulletin trimestriel comprise). www.jean-mabire.com

La présidente de l'association est Katherine Hentic-Mabire, épouse de Jean Mabire.

Revue

Notes et références

  1. Unique ouvrage purement politique de Jean Mabire.