Gabriele Adinolfi

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Gabriele Adinolfi, né à Rome le 3 janvier 1954, est une figure centrale du nationalisme révolutionnaire italien.

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Dans les années 70, il a été l'un des fondateurs du mouvement national-révolutionnaire Terza Posizione. Suite aux attentats sanglants du début des années 80 et aux fausses accusations lancées à son encontre, il est contraint à vivre en exil durant vingt ans, qu'il passe principalement en France. En 1998, il sera blanchi de toutes les accusations qui avaient été portées contre lui.

Il vit depuis à Rome, où il anime l’Institut Polaris, le blog NoReporter, le projet européen Les Lansquenets et le think-tank EurHope. Il est aussi considéré comme l'un des inspirateurs du mouvement Casapound.


Biographie

Étudiant en Lettres en section d'histoire romaine à l'université romaine La Sapienza, Gabriele Adinolfi commence à militer à la fin des années 1960. En 1968, il rejoint le Mouvement social italien (MSI), section « Filippo Anfuso » à Rome.

A partir de 1970, comme de nombreux jeunes militants qui se rebellent contre une direction du MSI qu'ils jugent embourgeoisé, il se rapproche des groupes activistes de la Droite radicale, comme le Fronte Studentesco, Avanguardia Nazionale, Lotta di Popolo et Alternativa Studentesca.

Terza Posizione

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En 1976, il est, avec Walter Spedicato, Giuseppe Dimitri et Roberto Fiore, l'un des fondateurs du mouvement Lotta Studentesca, qui se transforme un an plus tard en Terza Posizione (TP). Le nouveau mouvement se veut nationaliste-révolutionnaire et sans compromis, à la fois anticommuniste et anticapitaliste, antisoviétique et antiaméricain. Il est marqué par un grand intérêt pour une géopolitique révolutionnaire, qui lui fait adopter des positions profondément tiers-mondistes.

TP se développe rapidement parmi les jeunes rebelles italiens et devient la plus importante organisation extraparlementaire de Droite.

À la suite de l'attentat de la gare de Bologne, en 1980, Terza Posizione est accusée sans aucune preuve d'avoir fourni les exécutants du massacre. La plupart de ses militants sont emprisonnés. Beaucoup d'entre eux seront acquittés et libérés quatre ans et demi plus tard. Certains militants passent à la clandestinité, rejoignant notamment les Nuclei Armati Rivoluzionari.

Exil

Gabriele Adinolfi et plusieurs dirigeants de Terza Posizione, comme Walter Spedicato, Roberto Fiore et le chanteur Massimo Morsello, prennent le chemin de l'exil. Ils partent d'abord pour la Grande Bretagne, mais ils font l'objet d'un mandat d'arrêt international. Pour cette raison, ils se rendent en France, car le gouvernement français, en vertu d'une décision destinée en réalité à protéger les activistes d'extrême gauche, refuse d'extrader les militants politiques vers l'Italie.

A Paris, Adinolfi fonde le « Centro Studi Orientamenti e Ricerca » (centre d'études pour l'orientation et la recherche), publiant la revue Orientamenti & Ricerca et diffusant divers bulletins théoriques.

Il aura aussi beaucoup de contacts avec le Mouvement nationaliste révolutionnaire dirigé par Jean-Gilles Malliarakis. Ils publie ensemble un document « Terza Posizione parle ! Entretien avec Roberto Fiore et Gabriele Adinolfi ». Les militants italiens auront une grande influence sur leurs camarades français. Ils sont pour beaucoup dans la relance de la thématique de la « troisième voie », dont le nom est en fait d'origine péroniste. Le MNR adoptera d'ailleurs en 1985 le nom de Troisième Voie. La réorientation vers un nationalisme européen, le rejet symétrique du capitalisme et du communisme, la lutte prioritaire contre « le système de Yalta » vont être largement assimilés par les Français. Ils seront en revanche plus rétifs devant les positions tiers-mondistes des Italiens, probablement en raison de la forte immigration arabo-maghrébine et des problématiques post-coloniales.

Retour en Italie

Le symbole du projet Lansquenets

Adinolfi revient en Italie en 2000, grâce à la prescription des accusations qui pesaient contre lui.

Il va alors mettre en œuvre nombre de projets politiques, culturels et métapolitiques. Il assure pendant deux ans la direction de la revue Orion. Il crée le site internet d'information NoReporter et l'Institut Polaris. C'est lui qui restaure la garde d'honneur devant la crypte de Benito Mussolini.

Il conseille activement le mouvement Casapound, sur lequel il exerce une forte influence.

A partir de 2013, il va lancer des projets d'envergure européenne, comme l'association transeuropéenne Les Lansquenets et le think tank basé à Bruxelles EurHope.

Les activités des Lansquenets, d'Eurhope et de Polaris aboutissent au projet de l'Académie Europe, lancé en 2020, qui relie des intellectuels, des militants et des entrepreneurs dans plusieurs pays. Son objectif est de créer une élite politique et entrepreneuriale apte à influer sur la politique européenne à l’échelle continentale.

Citations

« Le fascisme n’est pas une idéologie ni un modèle clos, préconstitué, mais une mentalité, un état d’esprit, une hiérarchie de valeurs, un ensemble de principes, qui est à la fois souple, pragmatique, dynamique, innovateur et fondé sur une volonté inébranlable. »

Publications

En italien

  • Avec Marcello De Angelis, Walter Spedicato et Roberto Fiore, La rivoluzione è come il vento ...: proposta per una risposta collegiale alle accuse mosse contro il movimento di opposizione radicale Terza Posizione, 1984, (rééd. Sentinella d'Italia, 1999), 139 p.
  • Le api e i fiori, 1999
  • Noi Terza Posizione (avec Roberto Fiore), 2000
  • Nuovo Ordine Mondiale tra imperialismo e Impero, 2002
  • Quel domani che ci appartenne, 2005
  • Sorpasso neuronico, 2008
  • Tortuga, l'isola che (non) c'è, 2008
  • Vademecum, 2011
  • Aggiornamenti, 2012
  • Cosa resta dallo tsunami, 2013
  • Quella strage fascista. Così è se vi pare, 2013
  • I rossi, i neri e la morte, 2014
  • La Terza Posizione, 2014
  • Il Fascismo, 2014
  • L'Europa, 2014
  • Il terrorismo, 2015
  • Io fascista ricercato, 2015
  • Imperium, 2016
  • Bologna, una città immolata di sabato, 2016
  • Il diavolo e la guerra santa, 2017
  • Aquarius, 2018
  • Il Manifesto dell'orgoglio europeo, 2018
  • Il Mito dell'Europa, 2018
  • Matteo Salvini. Radiografia di un fenomeno, 2019
  • Orchestra Rossa, 2020

Ouvrages traduits en espagnol

  • Tortuga, la isla que (no) existe, 2012
  • Europa, 2014
  • Imperium, 2016
  • El Mito de Europa, 2019

Ouvrages traduits en français

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  • Nos belles années de plomb - La Droite radicale italienne dans l'orage de la lutte armée et de l'exil, L'Æncre, 2004, 200 p.
  • Pensées corsaires, La Diffusion du Lore, 2008, 422 p.
  • Orchestre rouge, Avatar, 2013, 166 p.
  • Années de plomb et semelles de vent, Synthèse nationale, 2014, 228 p.
  • L'Europe, Synthèse nationale, 2014, 80 p.
  • Matteo Salvini ou l'itinéraire d'un parcours politique météorique, Synthèse Nationale / Nouvelle Librairie (diffusion), 2019, 136 p.
  • Des anticorps vite ! - Covid 19 : the Great Reset, Collection Idées, Synthèse Nationale, Paris, 2022.
  • Mythe ou Utopie ? Une relecture verticale d’Orwell, trad. Gérard Boulanger, La Nouvelle Librairie Éditions, coll. « Les idées à l’endroit », 2022, 326 p.

Liens externes

  • Site NoReporter : [1]
  • Site du think-tank EurHope : [2]