Alexandre Gabriac

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Alexandre Gabriac, lors de la séance inaugurale du conseil régional, le 26 mars 2010

Alexandre Gabriac (né le 21 décembre 1990 à Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine) est un cadre du mouvement national français.

Biographie

Au Front national

Alexandre Gabriac est d'abord un cadre du Front national.

En 2004, à l'âge de treize ans, il adhère au FNJ. En 2007, il devient secrétaire départemental du FNJ en Isère. En 2009, il est coordinateur du FNJ de la circonscription Européenne Sud-Est pour la candidature de Jean-Marie Le Pen En août de la même année, il est nommé secrétaire régional du FNJ en Rhône-Alpes.

En 2010, il est 3e sur la liste du Front national Isère aux Régionales, menée par Bruno Gollnisch. En mars, il est élu Conseiller régional, avec plus de 15% des voix en Rhône-Alpes. Il est alors le plus jeune conseiller régional de France.

En été 2010, Alexandre Gabriac rend publique son adhésion à Les Jeunes avec Gollnisch dont il sera un des principaux animateurs.

Le 16 janvier 2011, il est élu au Comité central du Front national. Il est le plus jeune élu au Comité central. Après cette élection, selon certaines sources convergentes, il serait devenu membre de l'Œuvre française et aurait participé à plusieurs réunions avec des représentants de groupes hostiles au Front national.

Aux élections cantonales de 2011, il est candidat sur le canton de Grenoble 6, il obtient 20,3% au premier tour, puis 24,27% au second. A cette occasion, la diffusion de photos le montrant le bras tendu devant un drapeau à croix gammée entraîne la suspension de son adhésion au Front national, sans pour autant qu'il soit exclu. Alexandre Gabriac maintiendra que ces photos ont été obtenues par montage. Celles-ci auront peu d'impact sur les électeurs car il progressera entre les deux tours.

Toutefois, le 19 avril 2011, il est exclu du Front national.


Les Jeunesses nationalistes : L'action sans concession

Prélude

Le 8 mai 2011, il participe à une manifestation nationaliste unitaire à Paris dans le cortège du Renouveau français. Le 25 août 2011, il est grièvement blessé à Grenoble par plusieurs hommes cagoulés, ce qui entraînera une amnésie concernant les trois dernières années de sa vie.

Le 10 septembre 2011, il participe, aux côtés d'Yvan Benedetti, à une conférence de presse à Nice réunissant divers membres et anciens membres du FN hostiles à sa nouvelle direction, en marge des journées d'été de Marine Le Pen.

Un mouvement activiste et dynamique

Le 15 octobre 2011, il annonce la création des Jeunesses nationalistes à Lyon lors du Forum de la nation. Le nouveau mouvement, qui a pour devise « L'action sans concession » va faire preuve d'une dynamique hors du commun. Il va multiplier les manifestations et les actions symboliques qui seront souvent médiatisées. Le 11 juin 2012, Gabriac est placé en garde à vue, soupçonné de menaces de mort réitérées et matérialisées. Le 23 juin 2012, il organise une manifestation à Lyon intitulée "la révolte des souchiens" qui est interdite par la préfecture. A son initiative des jeunes nationalistes occupent alors la gare de la Part-Dieu. Le 10 juillet 2012, pour protester contre l'interdiction et les arrestations qui ont eu lieu lors de la "révolte des souchiens", A. Gabriac "occupe" le toit de la Part-Dieu avec trois autres jeunes nationalistes pendant de nombreuses heures; il sera délogé et arrêté par les hommes du GIPN sous les flashs des journalistes.

Le 12 juillet 2012, une manifestation d’extrême gauche demandant son exclusion du Conseil régional est organisée devant l'assemblée par une trentaine d'associations. Le 29 septembre 2012, Gabriac organise une manifestation à Paris ayant pour thème "Maîtres chez nous". Le ministre de l'intérieur l'interdit. Il y aura 70 interpellations. Le 14 octobre 2012, une action coup de poing des Jeunesses Nationalistes à Toulouse, en plein quartier occupé du Mirail, interrompt la conférence et entraîne la fuite de l'activiste raciste antiblanche Houria Bouteldja.

Le 22 octobre 2012, Alexandre Gabriac est relaxé dans l'affaire des menaces de mort. Mais le 17 novembre 2012, il est arrêté avec 3 autres militants sur le toit de l'office du tourisme de Lyon avec une banderole contre le mariage homosexuel. Il passera 3 jours en détention avec des perquisitions et des saisies de téléphones notamment, avant d'être relâché.

De novembre 2012 à janvier 2013, les Jeunesses Nationalistes enchaînent les actions coup de poing sur tous les rassemblements contre la loi Taubira sur le territoire Français. Plus de 25 actions sont dénombrées. Le 16 février 2013, il prend la parole lors du 15ème forum de la nation organisé par Jeune Nation à Lyon. Le 9 mars 2013, par l'intermédiaire d'une association montée pour l'occasion, "France Jeunesses Révolution", un concert en soutien aux victimes de la répression a lieu, avec des groupes nationalistes québécois, français et italiens. Le 19 mars 2013, Gabriac organise une action coup de poing en remplaçant des plaques de rues dans toute la France par des plaques en hommage à Bastien-Thiry. Le 5 avril 2013, un commando de 5 militants des JN, dont Gabriac, met en fuite Erwan Binet, député PS et rapporteur de la loi Taubira à St-Etienne. Le député annulera ses déplacements prévus dans toute la France à la suite de cette action. Le 17 avril 2013, les JN tentent d'occuper les locaux du Parti Socialiste à Lyon. Gabriac sera déféré après sa garde à vue et écopera d'un contrôle judiciaire très strict. Le 5 mai 2013, il participe à la manif pour tous à Lyon. Les organisateurs, soucieux de leur image, décident de le sortir. Le service de sécurité de Gabriac s'interpose et met le SO de la manif pour tous en fuite. Gabriac restera jusqu'à la fin de la manifestation. Le 9 mai 2013, less JN rendent hommage à Sébastien Deyzieu en organisant des rassemblements dans chaque région de France. Celui de Lyon sera attaqué par des militants d'extrême gauche casqués et armés de barres en fer. Le 12 mai 2013, Gabriac rend hommage à Jeanne d'Arc avec une centaine de militants des Jeunesses Nationalistes, se séparant cette fois-ci du défilé organisé par Serge Ayoub. Le 26 mai 2013, les JN, Gabriac en tête, défilent avec le mouvement Civitas à Paris contre la loi Taubira. De graves incidents éclateront en soirée entre les forces de l'ordre et les manifestants. 27 membres des JN sont interpelés.

Une dissolution injustifiée

Le 31 mai 2013, Jean-Jacques Queyranne, ancien ministre et président du Conseil Régional Rhône-Alpes, apostrophe violemment Alexandre Gabriac en assemblée, et réclame à Manuel Valls la dissolution des Jeunesses nationalistes, suite aux incidents du 26 mai à Paris.

Le 6 juin 2013, Clément Méric, militant antifasciste, décède suite à une bagarre avec des militants des Jeunesses nationalistes-révolutionnaires, le mouvement de Serge Ayoub, à Paris. Gabriac qualifie sa mort de « malheureux fait divers ». Le gouvernement annonce alors son intention de dissoudre les Jeunesses Nationalistes, alors que l'enquête n'a jamais pu établir le moindre rapport entre « l'affaire Méric » et le mouvement dirigé par Gabriac. Le décret de dissolution est pourtant prononcé le 25 juillet,

Jeune Nation

Le mois suivant la dissolution des Jeunesses nationalistes, Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac réactivent le groupe Jeune Nation.

Lors des élections municipales de 2014, Benedetti et Gabriac profitent de l'absence de liste FN à Vénissieux pour y présenter une liste baptisée « Vénissieux fait front », qui leur permet d'obtenir des sièges à l'hôtel de ville. Le scrutin est cependant annulé début 2015 par le Conseil d'État.

En mars 2015, Alexandre Gabriac est condamné à deux mois de prison ferme pour avoir organisé à Paris en septembre 2012 une manifestation contre le racisme anti-blanc, en dépit d'une interdiction émise par la préfecture. La condamnation est confirmée en appel en juin 2016.

Civitas

Alexandre Gabriac rejoint par la suite le mouvement catholique traditionaliste Civitas. Il se porte candidat aux élections législatives de 2017 dans la deuxième circonscription de l'Isère, lorsque le mouvement s'est transformé en parti politique. Il termine dernier de sa circonscription au 1er tour, avec 200 voix soit 0,57 % des suffrages exprimés.

Il devient ensuite le secrétaire national de Civitas.

Le 31 août 2018, il donne une conférence en Suisse, à l'invitation du mouvement identitaire Résistance helvétique. La conférence est intitulée « Vivre en Européen dans un continent qui ne l’est plus », et se déroule devant plus d'une centaine de personnes.

En 2018, il affirme « accompagner » le mouvement des Gilets jaunes.

Alexandre Gabriac lors d'une de ses actions en 2012


Texte à l'appui

Le texte ci-dessous a été mis en ligne le 7 avril 2011 sur le site lyonnais du quotidien Libération

Le salut nazi d'un élu FN soulève l'indignation à la Région Rhône-Alpes

A la demande de la majorité régionale (EEV, PS, Front de gauche), une suspension de séance "symbolique" a eu lieu jeudi au Conseil régional Rhône-Alpes, en ouverture de l'assemblée plénière. Les élus entendaient protester contre la présence dans l'hémicycle d'un conseiller régional FN montré sur une photo en train de faire le salut nazi. "Pour nous, élus républicains de cette Région qui est historiquement une terre de résistance, la présence de cet élu déshonore notre assemblée", a déclaré Sarah Peillon (PS). Cette protestation "solennelle" s'accompagne d'une interpellation du garde des Sceaux Michel Mercier afin qu'il se saisisse du dossier.

"Notre région ne peut pas être souillée par de tels comportements", a déclaré le président PS de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, en référence à la photo d'Alexandre Gabriac circulant dans la presse et sur internet, dénoncée par ce dernier comme étant un montage.

"J'ai saisi le procureur de la République de Grenoble (...) C'est maintenant à la justice d'exercer ses responsabilités", a ajouté M. Queyranne avant d'accorder une courte suspension de séance demandée "à titre symbolique" par les élus de la majorité de gauche pour exprimer leur indignation.

A l'issue de la suspension de séance, Olivier Wyssa, vice-président du Groupe FN au Conseil régional Rhône-Alpes, a dénoncé un "lynchage médiatique" à l'encontre d'Alexandre Gabriac. "Ne jouez pas au procureur ou à l'indic et respectez la présomption d'innocence", a-t-il ajouté à l'adresse du président Queyranne en indiquant qu'il s'agissait "d'un montage médiatique révélé à trois jours du deuxième tour des cantonales".

Les élus de l'opposition de droite ont quant à eux condamné "unanimement et fermement ces agissements" et regretté que M. Gabriac, élu FN à Grenoble, siège toujours au Conseil régional.

Le 25 mars, le site nouvelobs.com avait publié une photo montrant deux jeunes hommes le bras levé devant un drapeau arborant la croix gammée du IIIe Reich. Celui de droite, aux yeux masqués par un bandeau, était présenté comme Alexandre Gabriac, candidat FN à Grenoble pour les élections cantonales de mars.

Le Front National avait réagi en suspendant immédiatement du parti, et cela à trois jours du second tour des élections cantonales, M. Gabriac qui, à 20 ans, est le plus jeune conseiller régional de France.

Les partis de la majorité de gauche du Conseil régional Rhône-Alpes ont par ailleurs indiqué jeudi, lors d'un point presse, avoir engagé une démarche "peu commune" en interpellant le garde des Sceaux Michel Mercier par courrier afin qu'il "puisse faire la lumière sur ce dossier et nous faire savoir quelles pourraient être nos modalités d'action".

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