Yvan Benedetti

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Yvan Benedetti
Yvan Benedetti (1965- ) est un cadre nationaliste français, président de l'Œuvre française (jusqu'à sa dissolution le 25 juillet 2013 par décret) et ancien membre du Front national.

Sommaire

Biographie

Né à La Réunion, d'origine corse, il s'engage tout d'abord dans le scoutisme néo-droitier au sein d'Europe jeunesse. Puis il adhère à l’Œuvre française que préside Pierre Sidos.

En mai 1988, il est grièvement blessé par un commando du Betar qui attaque le traditionnel défilé de la Fête de Jeanne d’Arc.

Installé dans la région lyonnaise où il devient chef d’une petite entreprise et père de deux enfants, il y poursuit son action militante en devenant directeur du journal Jeune nation qu'il dotera par la suite d'un site et en organisant chaque année, à partir de 1996, un Forum de la nation.

Il a été le premier Français à être poursuivi pour "homophobie" suite à une campagne contre la "Gay Pride" de Lyon.

En 2005, il adhère au Front national, suite aux persécutions dont faisait alors l’objet Bruno Gollnisch.

En 2007, il est candidat FN dans la 14ème circonscription du Rhône aux législatives.

Aux Elections municipales de mars 2008, il mènera une liste à Vénissieux. Il y sera élu avec un colistier, ayant obtenu 11,16 % des voix, suivant de peu l'UMP (18,24 %) et devançant le Modem (10,65 %).

A partir du second semestre 2008, Yvan Benedetti contribue à une tentative de réveil de l'Œuvre française, participant à une campagne de réunions en province, les "rencontres militantes", qui se tiennent à Toulouse, Dijon, Toulon, Nancy, etc. Au cours de celles-ci, selon un compte rendu officiel de l'O.F., il "utilise sa force de persuasion orale pour justifier qu’à la suite de la crise financière terrible que nous vivons, s’imposera une crise politique, laissant alors la place au renouveau. Cette opportunité nous amène à justement rester prêts à servir le pays, à œuvrer pour une seconde Révolution Nationale. Nous devons rester sur le champ de bataille, nous devons y dormir pour qu’à l’aube, au bruit des premiers coups de fusils ou aux premières odeurs de le poudre, nous soyons prêts, les armes à la main".

En mars 2010, Yvan Benedetti crée le mensuel Droite ligne afin de soutenir la candidature de Bruno Gollnisch à la présidence du Front national et joue un rôle central dans la campagne de celui-ci. En septembre 2010, il a affirmé à la presse avoir “quitté l’Œuvre depuis le 1er août, à la demande de Jean-Marie Le Pen”.

Lors du congrès des 15 et 16 janvier 2010 du Front national il est élu membre du Comité central du Front national. Aux élections cantonales de 2011, candidat sur le canton de Thizy (69), il obtient 17,88% au premier tour, arrivant en seconde position derrière le candidat de la majorité présidentielle.

Le 10 juillet 2011, suite à sa comparution devant la commission de discipline du FN le 28 juin, il est exclu pour deux ans de ce parti pour avoir déclaré à une journaliste : "Je suis antisioniste, antisémite et antijuif".

Le 10 septembre 2011, il annonce lors d'une conférence de presse à Nice, tenue en marge des journées d'été de Marine Le Pen, qu'il réintègre l'Œuvre française.

Lors du VIIIe congrès de l'Œuvre française, qui s'est tenu, les 4 et 5 février 2012, en région lyonnaise, Pierre Sidos en a abandonné la présidence et a été remplacé à ce poste par Yvan Benedetti.

En juillet 2012, a lancé un appel à l'union des nationalistes.

Après la dissolution de l'Œuvre française le 25 juillet 2013 par décret, Yvan Benedetti a déclaré la refuser et a regroupé ses partisans autour du site Jeune nation.

Textes à l'appui

Où en sommes-nous aujourd'hui ?

Face à une situation qui semble catastrophique, à une époque où les esprits sont tourmentés, où les hommes d'action et de bonne volonté se demandent que faire, nous avons voulu consacrer cette Journée à une question qui s'impose d'elle-même comme une évidence : Et maintenant? C'est avec la méthode et la doctrine nationalistes que nous avons débuté la réflexion. Il convient donc de désigner le véritable ennemi à combattre dans le jeu politicien d'ombres et de lumières. Il est aussi utile de fixer les forces en présence et de faire un état des lieux. Où en sommes-nous aujourd'hui ?

Nous avons été chassés de presque toutes les sphères de la société officielle. Le parti de l'Étranger a tout envahi, tout conquis, de l'administration aux partis politiques, en passant par la finance, les Églises, le patronat, les syndicats, la jeunesse, les arts, le sport. La religion de l'anti-racisme a été imposée comme un dogme intangible encourageant et imposant le métissage. Une véritable épuration ethnique a été programmée, avec l'anéantissement du monde blanc sous les coups d'une immigration de peuplement et la pratique d'un avortement de masse. L'Histoire a été verrouillée par un ensemble de lois liberticides qui forment un rempart indestructible par-delà lequel le mondialisme travaille à la destruction des nations et de toutes les sociétés traditionnelles. La subversion a substitué aux valeurs nobles d'un ordre naturel, une culture décadente de mensonge et de mort. La situation est grave. Pire, puisque le mouvement national, la famille nationale est divisée, morcelée, comme atomisée. Des haines tenaces se sont enkystées. Et pourtant !

Pourtant subsistent des îlots de résistance: des associations, des journaux, des mouvements refusent l'anéantissement et le chaos. Il n'existe plus d'Armée mais il reste des militaires. Il n'y a plus d'Église mais il reste des catholiques. Dans tous les domaines, de nombreuses individualités refusent la fatalité et agissent dans leur petit cercle professionnel, culturel, personnel et familial, comme autant de confettis d'une certaine tradition. A l'étranger une ligne de front se dessine qui regroupe tous ceux qui s'opposent au nouvel ordre mondial américano-sioniste, que ce soit sur le continent américain à la suite de Chavez, dans tout le monde musulman autour de la Syrie et de l'Iran sourcilleux en matière de souveraineté et avec le retour de la Russie éternelle dont la puissance s'appuie sur la politique énergétique de Poutine. Dans toute l'Europe de nombreux mouvements nationalistes émergent et se développent. L'aspect le plus visible de cette effervescence est le groupe « Identité, Tradition et Souveraineté » que Bruno Gollnisch a réussi à composer au parlement européen.(*)

Chez nous le revers du Front national lors des dernières élections a engendré une désillusion d'autant plus forte que la victoire du « non » lors du référendum sur le traité de constitution européenne et la situation générale avaient fait naître un immense espoir électoral. Pourtant, depuis toujours, le mouvement national ne connaît que des échecs dans ce domaine, que ce soit avec le général Boulanger, les Ligues ou le Six-février 1934 ou plus récemment, pendant l'affaire algérienne avec Mai 58, les Barricades, le soulèvement militaire et la lutte clandestine autour de l'O.A.S. Or nous sommes à un tournant et l'échec nous est formellement interdit sous peine de voir disparaître ce qui a été le moteur de toute civilisation, c'est-à-dire les nations en général et pour nous la France en particulier. Analysant précisément l'échec du boulangisme, Maurice Barrès concluait qu' « on ne soulève pas les masses pour une action durable sans principes ». Ce que Barrès constatait hier pour l'action du général Boulanger, nous pouvons le transposer aujourd'hui à l'action du Front national. Depuis plus de vingt ans et l'émergence du parti de Jean-Marie Le Pen, que voyons-nous? En sortant du combat quotidien que nous menons tous et en adoptant une analyse historique du phénomène, il faut se rendre à l'évidence que nous avons reculé dans de nombreux domaines fondamentaux : nous avons été dépossédés de notre monnaie, de nos frontières et l'immigration s'est accélérée. Jamais nous n'avons été en position de faire reculer le système mondialiste. Tout juste avons-nous réussi à le freiner sur certains points. C'est à cette règle de bon sens qu'il faut se tenir : s'interroger sur la nature exacte de ces principes forts qui permettent, selon Barrès, de mener cette action durable qui nous assurera la victoire, et y soumettre notre action.

La première des évidences est que le système ne peut être réformé. Il n'est pas amendable. Aussi est-ce une véritable révolution qu'il convient d'accomplir afin de l'abattre définitivement pour le remplacer par un ordre nouveau basé sur une politique naturelle. Et, en l'occurrence, la forme de gouvernement importe moins ici que la doctrine qui l'anime. La Nation est au-dessus des institutions et le principe de souveraineté nationale est une loi sacrée. La France est irrévocable car elle s'enracine dans une histoire pluri-millénaire et seul un État restauré permettra l'accomplissement de sa destinée.

Le deuxième principe fondamental est le suivant : toute action collective implique que le bien commun doive prévaloir sur les intérêts particuliers. Il faut mettre un terme aux querelles stériles qui ne sont pas à la hauteur des enjeux d'aujourd'hui, à l'heure où notre civilisation, riche d'innombrables siècles de travail, de réflexion, de création, de découvertes et de sacrifices, est menacée, purement et simplement, de disparition. Ce qui nous unit est - ô combien ! – plus puissant que ce qui nous divise! Alors, bien sûr, réaffirmons-le : oui au rassemblement des bonnes volontés mais dans une discipline d'action bien acceptée.

La troisième idée-force s'illustre par une vision héroïque de l'existence. En effet, rien n'est inéluctable. C'est toujours la volonté agissante et inébranlable d'une infime minorité qui écrit l'Histoire. Ce sont les petites victoires quotidiennes contre la fatalité, le renoncement, le mensonge, la paresse, l'inaction qui mènent à la grande victoire triomphale. C'est ce que Napoléon appelait le courage du quotidien, le véritable courage qui permet de surmonter les nombreux maux de la vie. Il ne faut pas se reposer sur une hypothétique réaction spontanée d'un électorat qui ne pourrait plus supporter la situation générale. S'il existait encore dans le peuple assez de vigueur et d'énergie pour faire face, il n'aurait jamais laissé se détériorer les choses et il aurait déjà réagi. Ce n'est donc pas de l'élection que procède le succès mais c'est en imposant nos idées, nos références, nos symboles, notre vocabulaire, notre volonté et nos hommes, envers et contre tout, avec foi, constance et fermeté, que nous pourrons vaincre. L'élection ne doit jamais être un point de départ, elle ne peut être au mieux que le moment où l'on récolte de manière effective et visible le fruit d'un travail militant quotidien. Victoire électorale ou autre voie, c'est alors une affaire de circonstances, de hasard, osons même parler de Providence !

Enfin, il faut chasser les démons de la résignation et du défaitisme. La France est un miracle que la raison seule ne peut expliquer. Elle ne peut pas mourir. A l'échelle humaine, le combat peut paraître aujourd'hui démesuré. Mais l'Histoire nous enseigne que c'est au moment où tout semble perdu que s'offrent alors des chances inespérées de redressement et de profonde mutation. C'est le mythe éternel du Phœnix qui renaît de ses cendres. Mais encore faut-il, pour cela, être animé par l'Espérance. L'espérance de ceux qui bâtissent, de ceux qui toujours combattent, l'espérance de ceux qui croient. A la question qui nous obsède tous: « Et maintenant ? » , nous répondons, sereins et déterminés: la nation continue, le combat continue !

(*) Le 14 novembre 2007, après dix mois d'existence, le groupe ITS a provisoirement cessé de fonctionner suite au retrait des représentants roumains, pour des motifs fallacieux d'opportunité politique électorale intérieure.

Texte de l'allocution d'Yvan Benedetti, clôturant le XIe Forum de la Nation qui, sur le thème d'actualité : « Et maintenant ? », s'est tenu le 6 octobre 2007, à Lyon.


Appel à l'Union des nationalistes !

Françaises, Français, chers amis,

Les dernières élections ont permis d’accentuer la bipolarisation de la vie politique française et de vérifier à quel point le système, dans notre pays, était bien verrouillé. La mainmise du PS sur les institutions est désormais absolue, la droite courbe ayant été supplantée et le centre littéralement siphonné par le parti de l’anti-France, allié à des écologistes plus pastèques que jamais !

Le nouveau président de la République s’est empressé de faire allégeance, tant sur le plan financier que militaire, aux forces malfaisantes qui, en coulisses, travaillent à la mort des nations et à l’avènement du nouvel ordre mondial, de la pieuvre américano-sioniste !

Face à l’écueil du scrutin majoritaire, l’illusion mariniste s’est évanouie. Seuls, l’avocat Gilbert Collard, girouette politique ouvertement anti-frontiste et maçon notoire, et la toute jeune et jolie Marion Maréchal Le Pen ont pu surfer sur la vaguelette bleu marine, à la faveur de triangulaires idéales.

La politique mariniste de prétendue dédiabolisation, qui s’est exprimée constamment par des concessions idéologiques majeures que tout nationaliste français digne de ce nom ne peut décemment cautionner, débouche donc sur un échec cuisant accentué par le revers personnel de Mme Le Pen et sur une impasse politique. Cette déconfiture sonne aussi le glas des espérances électoralistes que d’aucuns nourrissaient encore dans notre famille politique.

Il faut que les patriotes de France encore dupes du jeu pseudo-démocratique comprennent enfin que par les urnes, il n’est point de salut pour la France ! Et que le salut se trouve encore moins dans le reniement de nos idéaux !

C’est en dehors du système et non à sa périphérie, en rupture totale avec tous ses vices, toute la pourriture qui l’articule, qu’une force patriotique doit se dresser au plus tôt.

Oui, il est grand temps qu’un front vraiment nationaliste s’oppose à l’oligarchie composée des mercantis les plus vils. Il en va de la pérennité de notre nation et de notre civilisation.

Je vous exhorte, de toutes mes forces, à vous rassembler dès aujourd’hui, vous, autochtones de France traités en “sous-chiens” sur votre sol, vous tous, patriotes des mouvements d’Extrême France qui ne transigez ni sur la nation, ni sur la défense de la famille et de la vie, qui voulez renverser le Veau d’Or et anéantir la religion du mensonge, encore renforcée après l’intervention servile et repentante du chef de l’Etat.

Je mets à votre disposition ma personne et toutes les structures du mouvement que j’ai l’honneur de conduire pour permettre cette unité derrière laquelle nous œuvrons depuis si longtemps.

Il faut cesser de se complaire dans la contemplation morbide de la décomposition de notre pays. Place à l’action !

Il faut donner des coups de boutoir à ce système de plus en plus vermoulu. L’Etat prétendument socialiste entend réprimer toute action politique des nôtres avec une extrême brutalité. Il ne faut pas avoir peur ! La rafle, le 23 juin dernier, des “souchiens”, venus dénoncer « la préférence antinationale et le racisme anti-blanc » à la gare Part-Dieu de Lyon, après l’interdiction de leur manifestation, et l’intervention du GIPN, toujours à la Part-Dieu, quelques jours plus tard, pour déloger et interpeller Alexandre Gabriac entouré de trois jeunes nationalistes, démontrent l’intransigeance des autorités à l’égard des vrais patriotes. Mais cette intransigeance trahit justement la crainte du système de ne pouvoir endiguer longtemps l’adhésion que nos idées rencontrent chez les Français non reniés, notamment auprès des jeunes. Les jeunes Français veulent ressembler à Alexandre Gabriac et ils ont raison ! Ils n’ont pas une vocation d’esclaves. C’est précisément cela la révolte des “souchiens” !

C’est en continuant à puiser dans les vertus ancestrales de notre peuple, de notre race, que nous répondrons tous présent à ce grand rendez-vous de l’Histoire, que nous restituerons la France aux Français avant de pouvoir restaurer en profondeur notre patrie charnelle. Alors debout, les Français ! Haut les cœurs, en avant la victoire ! Maîtres chez nous !

Cet appel d'Yvan Benedetti, président de l'Œuvre française, à l'union des nationalistes, a été relayé et publié par l'hebdomadaire Rivarol dans son n° 3057 du 27 juillet 2012.

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