Élections cantonales de mars 2011

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Les Élections cantonales de 2011 ont été marquées par les scores très élevés du Front national.

Sommaire

Le premier tour

Les scores du Front national

Le Front national a rallié plus de 15% des suffrages, soit le triple du score qu'il avait atteint aux cantonales de 2008 (4,8 %). Il s'agit de son meilleur score jamais obtenu à des élections cantonales. Il talonne ainsi l'UMP (17%) et se qualifie au second tour dans près de 400 duels et cinq triangulaires (UMP/FN/PS). Dans la majorité des cas (291 cantons), il sera opposé à un candidat de la gauche (dont 204 face au PS). Mais dans 126 cas, la gauche est également absente (89 duels FN/UMP et 37 FN/Divers droite).

Le FN n'a présenté que 1 400 candidats, contre 1 850 en 2004. Dans les cantons où il s'est présenté, le FN a fait un score de 19,18%, selon Le Monde.

Les candidats du Front national sont arrivés en tête du premier tour dans 39 cantons. Ils ont dépassé la barre des 15% dans 67 départements, et 35 d'entre eux leur ont accordé plus de 20%. Ils ont réalisé leurs meilleurs scores dans le Nord, le Sud-Est ou le Midi où ils ont doublé souvent leurs scores de 2004, mais également dans l'Est (Moselle). Ils ont percé dans les zones rurales, y compris dans l'Ouest.

1. Les terres traditionnelles où le FN renoue avec des scores élevés

Provence-Alpes-Côte d'Azur

28,20% dans les Bouches-du-Rhône, 27,60% dans le Var, 27,02% dans les Alpes-Maritimes, 26,13% dans le Vaucluse. Le Sud-Est a renoué avec ses scores du milieu des années 1980.

A Marseille, le FN a rassemblé plus de 30% des voix et était présent au second tour dans la totalité des 11 cantons, y compris ceux détenus par la droite.

Dans le Vaucluse, il s’est imposé comme la première force politique du département. Dans les Alpes-Maritimes, le Front national a réussi une nouvelle percée (étant présent au second tour dans 16 cantons sur 20) au détriment du PS.

Nord-Pas-de-Calais

Dans cette région, historiquement à gauche, le FN est devenu la deuxième force politique, en réalisant une percée dans le bassin minier mais aussi en zone urbaine, aux dépens de l'UMP, reléguée à la quatrième place et laminée dans le Pas-de-Calais (9,2%). En sept ans, le Front national y a progressé de 8%, passant de 15% en 2004 à 23% en 2011. Dans le seul département du Nord, il totalise 30,08%. Il a affronté le PS dans 15 cantons du Pas-de-Calais et 13 cantons du Nord.

A Montigny-en-Gohelle, le secrétaire général du FN, Steeve Briois, est arrivé en tête (35,9%) devant le conseiller général PS sortant.

2. Progression dans les bassins industriels de l'Est

Moselle

Le FN enregistre des scores souvent supérieurs à 20% en Alsace, Moselle et en Franche-Comté. En Moselle, le Front national s'est qualifié pour le second tour dans 18 des 25 cantons renouvelables et a totalisé plus de 23% des voix. Avec neuf duels PS/FN, c'est l'un des départements comptant le plus grand nombre de cantons où l'UMP a été éliminée pas au second tour.

Le FN a réalisé de très bons scores dans les anciens bastions sidérurgiques et charbonniers de la vallée de la Fensch et du bassin houiller, encore en grandes difficultés économiques. Le FN arrive en tête dans les cantons de Marange-Silvange et de Metz-1, devançant le conseiller général sortant et maire de Metz (PS), Dominique Gros, sur ses terres.

Loire

Dans ce bassin industriel qui a vécu crise sur crise, la poussée du FN est de 7 points supérieure à la moyenne nationale. En 2004, il n'était présent que dans trois triangulaires. Cette fois, les candidats du Front national ont été qualifiés pour cinq duels.

Haute-Saone

Même phénomène dans ce département, où trois duels FN/gauche ont été provoqués dans des cantons ouvriers.

3. Percée hors des bastions frontistes (zones rurales, Ouest)

Nièvre

Dans ce département, historiquement aux mains de la gauche, celle-ci reste hégémonique, la droite républicaine est faible voire inexistante. C'est donc le Front national qui en profite. Il y a créé la surprise dimanche en se qualifiant pour cinq duels avec le PS au second tour.

Dans le canton de Montsauche-les-Settons, le candidat PS, successeur désigné pour le fauteuil de président du Conseil général, a été mis en ballottage par le candidat frontiste. Le FN a réalisé surtout une forte poussée dans les zones rurales.

Maine-et-Loire et Vendée

Dans ces départements de l'Ouest réputés modérés, le FN a opèré une percée. Dans le canton rural d'Allonnes (49), la candidate frontiste a atteint le score historique de 22,7% et s'est maintenu au second tour au détriment d'un socialiste. A Talmont (85), Brigitte Neveux a aussi été qualifiée pour le second tour.

Haute-Normandie

Le FN a enregistré une forte poussée dans la région, au détriment de la droite. Il a été en situation de se maintenir au second tour dans neuf cantons en Seine-Maritime et sept dans l'Eure, contre respectivement quatre et trois en 2004. Sa progression est particulièrement nette dans la partie est de l'Eure et dans les agglomérations de Rouen et du Havre (22,7% dans le troisième canton du Havre).

Les scores des groupuscules

Divers groupuscules présentèrent des candidats. Le nombre très faible de ceux-ci (moins de cent) et le fait qu'aucun de ces groupes ne réussit à présenter plus de vingt-deux candidats est particulièrement signifiant de leur faible audience et de leur possibilité de mobilisation militante particulièrement limitée. De plus, les scores furent particulièrement faible (moyenne de 2.22 sur les cantons où il y avait un candidat) et aucun des groupuscules présent ne réussit à obtenir un pourcentage le différenciant nettement des autres.

  • L'Alliance royale a présenté six candidats avec un score moyen de 1,49%. A savoir : Chantal de Thoury, 1,76% à Nevers-nord (58), Yves Méra, 4,06% à Héricourt-est, (70), Pascal Metzger, 1,20% à Craon (53),Dominique Hamel, 0,97% à Charenton-le-Pont (94), Sandrine Pico, 0,33% à Masevaux (68), Robert de Prévoisin, 0,62% à Ligueil (37).
  • La Ligue du sud en alliance avec le Mouvement national républicain a présenté dix-huit candidats avec un score moyen de 3.48%. A savoir: Hubert Savon (secrétaire général du MNR), 0,77% à Marseille-Notre-Dame-du-Mont (13), Michèle Carayon, 1,13% à Marseille La Capellette (13), Francis Belotti, 0,51% à Marseille Montolivet (13), Joséphine Sivkovich, 0,58% à Marseille Saint Barthélémy (13), Marc-Antoine Seymard, 1,04 % à Saint Rémy de Provence (13), Jean-Claude Chaine, 1.92% à Le Muy (83), Dominique Michel, 2,55% à Toulon (83), Jean-Charles Leininger, 1,65% à Toulon (83), Marie-Claude Bompard, 25,83% à Orange Est (84), Gaëtan Polge, 2,22% à Bédarrides (84), Xavier Fruleux, 3,29% à Avignon-Est(84), Guillaume Bompard, 2,42% Avignon-Sud (84), Jean Vallier, 4,42% à Malaucène (84), Hervé de Lépinau, 7,91% à Carpentras-Nord (84), François Baly, 0,84% à L'Isle sur la Sorgue (84), Jack Ottavi, 1,09% à Apt (84), Denis Raimondo, 1,49% à Cadenet (84) et André-Yves Beck 3% à Beaume-de-Venise (84).
  • La Ligue nationaliste patriotique française régionaliste catholique, a présenté six candidats avec un score moyen de 2.78%. A savoir : Guy Guerrin, 1,23% à Caen 1, Joël Goulet, 0,51% à Cambremer (14), Rodrigue Herils, 0,55% à Balleroy (14), Michèle Malzy, 2,98% à Tinchebray (61), Joël Gautier, 3,18% à Le Teilleul (50) et Mickaël Gautier, 8,26% à Juvigny-le-Tertre (50).
  • Le Parti de la France a présenté dix-neuf candidats, qui ont obtenu entre 0,43 et 6,37% avec un score moyen de 3% (les meilleurs scores étant ceux de Bernard Allain (6,37) en Normandie, de Christophe Devillers (5,98) en Franche-Comté, d’Annie Fouet (4,34) et de Thomas Joly (3,13) en Picardie et d’André Delevallet (3,62) dans le Nord-Pas-de-Calais).
  • Le Parti national radical a présenté un unique candidat sur le canton d'Antraigues (07), qui obtint 0,55%.
  • Le Parti républicain a présenté deux candidats au Havre et à Nice qui ont obtenu respectivement 0,88 et 1% des voix.
  • Le Bloc identitaire a présenté vingt-deux candidats avec un score moyen de 3.88%. A savoir : Alain Fragny, 1,94% à Grasse (06), Guillaume Delefosse, 2,19% à Grasse (06), Benoît Vardon, 5,34% à Levens (06), Roxanne Georges, 3,84% à Nice (06), Marie-Edith Cattet, 4,51% à Nice (06), Aulde Maisonneuve, 3,50% à Nice (06), Philippe Vardon, 4,44% à Nice (06), Benoît Loeuillet, 3,30% à Nice (06), Dominique Lescure, 3,24% à Nice (06), Eric de Linares, 2,71% à Nice (06), Jérôme Guichard, 1,41% à Puget (06), Bernadette Bouchard 2,81% à Saint Vallier (06), Yann Vallerie, 4,01% à Fouesnant (29), Mickaël Prima, 15,52% à Rosporden (29), Erick Cavaglia 1,80% à Nimes (30), Richard Roudier, 6.06% à Sumène (30), Patrick Marcou, 0,68% à Lunel (34), Olivier Roudier 1,98% à Montpellier (34), Damien Baudry 4,3 % à Nevers-Nord (58), Jacques Cordonnier, 6.40% à Strasbourg (67), Karl Goschescheck, 4,27% à Illkirch-Graffenstaden (67) et Thibault Martin, 1,53% à Villars (84).

Le second tour

Selon les décomptes effectués par les services du Front national, celui-ci a connu une progression de 47 % entre les deux tours dans les cantons où il était présent, passant de 622.292 voix au premier tour à 915.279 voix au second tour dans les cantons où il concourrait.

Le FN a ainsi obtenu entre 20 et 19 % des voix dans 94 cantons, entre 30 et 39 % dans 222 et entre 40 et 49 % dans 84.

Cependant, il n'a obtenu que 2 élus : Patrick Bassot à Carpentras dans le Vaucluse (54.34 %) et Jean-Paul Dispart à Brignoles dans le Var (50,1 %).

Marie-Claude Bompard, de la Ligue du Sud, qui était au second tour a été réélue à Orange-est (Vaucluse) avec 55.91 % des voix.

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