Renouveau français

De Metapedia.

Militants du Renouveau français lors d'un camp d'hiver

Le Renouveau français est une organisation politique nationaliste.

Affiche du RF
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Autocollants du RF


Sommaire

Le mouvement

Le Renouveau français, qui se décrit comme une « structure de réflexion, de formation et d’information, en dehors du cadre électoral », a été créé en novembre 2005, en regroupant des militants et des cadres issus de différents mouvements, notamment de feu la Garde franque. Il utilise comme emblème une fleur de lys stylisée. Il est actuellement l'organisation nationaliste extra-parlementaire regroupant le plus de militants, essentiellement des moins de trente ans, et la seule à disposer d'une implantation réellement nationale. Sa branche destinée aux jeunes filles est l'Union des jeunes françaises.

Le Renouveau français représente la France au sein du FNE (Front national européen), qui rassemble les mouvements nationalistes de la plupart des pays d'Europe.

Positionnement doctrinal

Le mouvement se présente comme nationaliste, « c’est-à-dire qu'[il] défend le bien commun national et l'héritage national », et veut promouvoir « la continuité, la puissance, l'identité, la prospérité, l'indépendance et le bien commun de la nation française ». Son « but ultime est de promouvoir l'arrivée d'un Etat nationaliste, à dimension chrétienne ».

Pour le RF, la nation française n'est pas née en 1789 mais en 496 lors du baptême de Clovis par Saint Remi à Reims.

Le Renouveau français se qualifie de « contre-révolutionnaire », il est hostile aux principes de 1789 et de la Révolution française. Le mouvement critique en particulier l'influence de la franc-maçonnerie et des lobbies, ainsi que les idéologies marxistes, socialistes, et la démocratie moderne en particulier. Le mouvement est aussi fermement anti-républicain.

Une des spécificités de ce mouvement est son inspiration catholique. En effet, le projet de société qu'il défend s’inscrit dans le respect des valeurs chrétiennes et la défense de la Chrétienté. Ainsi, « en plus de l’amour de la France, il est demandé d’avoir au moins de la bienveillance, ne serait-ce qu'à titre culturel et comme facteur de notre civilisation, pour la religion catholique, qui a façonné l’identité de notre pays et de l’Europe » pour y militer. Le Renouveau français entend « défendre une France fière et respectueuse de ses particularités régionales ».

Le Renouveau français se réfère, mais souvent d'une façon critique, aux grands penseurs du nationalisme français, tels Charles Maurras, Édouard Drumont, Maurice Barrès, Jacques Ploncard d'Assac, Henry Coston, etc.

Positionnement électoral

L'axe politique du Renouveau français ne se joue pas sur l'échiquier électoral et il critique le « clivage gauche-droite ».

En 2007, le Renouveau français avait invité ses sympathisants à ne pas voter, lors de l'élection présidentielle, pour « d'autres candidats que Jean-Marie Le Pen », le considérant comme « seul représentant crédible du courant patriote » et le candidat de « l'Union des Patriotes », tout en mettant en garde contre le « système démocratique », électoral et républicain.

Positionnement sur l'Europe

Au niveau européen, le RF est pour une Europe des nations et s'oppose à l' « euromondialisme » ainsi qu'à la construction européenne. Dans ce sens il est prêt à s'allier avec les autres mouvements nationalistes en Europe contre le « projet mondialiste et européiste ». C'est ce qu'il fait via le Front national européen.

Le mouvement critique aussi fondamentalement l'européisme tel qu'il est conçu dans les milieux de la Nouvelle droite et dans la mouvance identitaire, c'est à dire la création d'une nation européenne (Europe-Nation) supprimant ainsi les nations européennes actuelles existantes, qui deviendraient des provinces.

Ses objectifs

Le Renouveau français affirme vouloir participer à l'instauration d'un État nationaliste, chrétien et social et axe actuellement ses activités principalement sur la formation, surtout en direction des jeunes. Il souhaite former une nouvelle génération de cadres et militants politiques au travers des moyens suivants :

  • réflexion : débats, participation à des forums ;
  • formation : conférences, réunions de travail, camps de formation et université d'été, colloques, collaboration avec diverses publications, dont la revue nationaliste L'Héritage ;
  • information à travers les NTIC : Internet, les blogs, les listes de diffusion, la web radio Radio Résistance, le site d'information Contre-Info, ainsi que par les outils de communication traditionnels.

Ce mouvement travaille par ailleurs avec le label musical Patriote productions et organise chaque année le Congrès nationaliste.

Texte à l'appui

Entretien accordé à un site serbe par Thibault de Chassey en août 2010.

Monsieur de Chassey, comme un leader du Renouveau français, comment pourriez-vous présenter votre organisation au peuple serbe ?

Le Renouveau français est une organisation politique qui se définit comme nationaliste, c'est-à-dire voulant défendre les intérêts de la France et des Français ; elle est d'inspiration traditionnelle et chrétienne. Son but ultime est d'aider à l'avènement d'un Etat nationaliste, social et chrétien durable. Elle mène aussi des combats défensifs et intermédiaires. C'est aujourd'hui la principale organisation nationaliste française, au sens strict du terme.

Pourriez-vous nous parler de vos modèles idéologiques? En Serbie, Charles Maurras et ses idées politiques sont bien connus et respectés, quelle est votre position à son égard ainsi que d’autres penseurs français ?

Le Renouveau français se réfère aux travaux de différents penseurs, chez qui il puise – tout en triant parfois largement : Aristote, St Thomas d'Aquin, Charles Maurras, Maurice Barrès, Édouard Drumont, Jacques Ploncard d’Assac, l’école contre-révolutionnaire (Pierre Château-Jobert, Louis de Bonald, Joseph de Maistre…), etc.

Maurras est difficilement contournable dans l’histoire et la pensée nationalistes françaises, même si son œuvre est sujet à polémique. Nous en retenons principalement la critique de la démocratie et l’évocation de la politique naturelle. Pour le reste, chacun voit.

Plus généralement, nous dégageons des différents penseurs d’obédience (plus ou moins) classique une synthèse doctrinale dont le fil conducteur est le réalisme, et de laquelle nous tirons des analyses et des solutions pour notre temps.

Pourriez-vous nous parler des activités du RF ainsi que de vos plans d’avenir?

Les activités du RF sont diverses et visent plusieurs objectifs :

- le recrutement, principalement de jeunes, rétifs à la décadence et la disparition de la nation. - la formation politique, culturelle, militante de ceux qui nous fréquentent. Pour cela, des conférences et réunions de travail sont proposées autour de nos sections locales. Nous diffusons des textes, animons des émissions de radio sur internet, organisons des camps de formation. - la diffusion de nos idées parmi la population et au sein du camp national français, souvent en manque de repères.

Par ailleurs, nous organisons chaque année au printemps un Congrès nationaliste qui est le premier rassemblement de ce type et regroupe des associations et organisations variées.

Les projets sont nombreux mais leur naissance est ralentie par le problème du financement.

Quoiqu’il en soit nous travaillons à développer la grande organisation nationaliste dont la France a besoin et nos progrès sont très encourageants, tant concernant la création de cadres et militants nationalistes que l’influence de nos idées dans la mouvance patriote.

Comment décririez-vous la situation politique et sociale actuelle en France ?

La situation française est pré-révolutionnaire. Son état économique profondément malsain lui fait encourir le risque d’une faillite de l’État et d’une explosion sociale, voire ethnique. La France est envahie par 12 à 18 millions d’immigrés (sur 65 millions d’habitants) et de cela découlent de nombreux maux : criminalité, racisme antifrançais, chômage, ruine économique, disparition de notre identité (notamment ethnique, via le métissage généralisé encouragé systématiquement). Ceci est organisé par les gouvernements visible et invisible pour des raisons idéologiques, et par la grande finance pour des raisons économiques.

Les conditions d’une situation chaotique, explosive, ont été mises en place.

Hormis une minorité idéologisée ou trop manipulée, la population française se plaint globalement des problèmes les plus sensibles, mais n’est pas prête à remettre en cause le Système car trop attachée aux contreparties qu’il lui offre (matérialisme, diversions et vices). Elle ne veut toujours pas consentir les sacrifices qui sont nécessaires pour rétablir l’ordre social.

En attendant, le libéralisme poursuit ses ravages sur le plan économique et sur celui des mœurs et notre pays est actuellement l’un des plus décadent au monde.

Du point de vue institutionnel, la France a été réduite à l’état de province de la sinistre Union européenne, elle-même marche-pied de l’État mondial en préparation.

Le combat nationaliste s’articule donc aujourd’hui autour de la défense de notre identité sur tous les plans, du recouvrement de notre indépendance et de notre puissance nationales, de la restauration de notre civilisation et de l’édification d’un ordre social et économique sain et juste.

Y a-t-il d’autres organisations en France ou en Europe avec lesquelles RF a des liens étroits ?

Liens étroits non, mais nous avons actuellement des relations correctes voire cordiales avec toutes les organisations politiques et partis de tendance réellement nationale en France. Nous ne sommes pas dans une logique de concurrence mais dans l’optique d’un combat intransigeant sur les principes, qui peut s’accompagner d’une certaine unité dans l’action.

Nous avons des relations cordiales avec un certain nombre d’associations culturelles, historiques et métapolitiques. Au niveau européen, nous avons des relations d’amitié ou des partenariats avec des organisations en Espagne, Russie, Ukraine, Slovaquie, Serbie, Allemagne, Italie, Canada français…

Notre nationalisme ne nous empêche pas de constater que nous sommes avec les autres pays d’Europe héritiers d’une identité et une civilisation communes, et que nous affrontons des menaces similaires.

Quelle est la position du RF à l’égard de l’adhésion de la France dans l’Union européen et dans l’OTAN ?

Le RF milite pour que la France sorte de l’Union européenne et de l’OTAN, et retrouve ainsi son indépendance, son statut et son destin, ce qui est impossible avec la forme et l’esprit de ces structures.

Elles ne sont que des organes du Nouvel Ordre Mondial, aux mains d’organismes secrets et de lobbies aux vues ignobles, qui n’ont rien à voir avec les intérêts de notre pays, ni de l’humanité d’ailleurs.

Nous voulons notamment que notre pays récupère sa monnaie, ce qui lui permettrait – avec une bonne orientation gouvernementale bien sûr – de se redresser économiquement et en tout cas de retrouver sa souveraineté dans le domaine de la politique économique.

Nous sommes favorables au système classique des accords et traités internationaux.

Quel avenir prévoyez-vous pour la France et l’Europe? Est-ce que vous avez des craintes au sujet de l’avenir ? Quel avenir souhaiteriez-vous ?

Comme dit plus haut, l’avenir est très sombre mais il est encore possible de renverser le cours des choses quand les nationalistes seront prêts, quand les Français le seront aussi et quand Dieu le voudra.

Cela passera uniquement par l’établissement d’un État nationaliste qui a seul les moyens de régler les problèmes et de remettre notre nation sur le chemin de sa destinée, de sa mission, qui est loin d’être finie.

Personnellement je n’en suis plus au stade de souhaiter à la France tel ou tel avenir, mais d’abord de lui souhaiter un avenir…

Ce pour quoi nous travaillons.

RF a des liens étroits avec la Fraternité franco-serbe, pourriez –vous nous parler de cette organisation, de ses buts et de ses activités ?

Cette association a pour but de faire connaître en France la situation tragique et lourde d’enseignements du Kosovo, d’apporter à cette province serbe martyrisée par les mondialistes un soutien matériel et moral, et enfin de travailler à l’ancienne amitié franco-serbe, abîmée par l’attitude honteuse de notre gouvernement ces dernières années.

Son activité est ralentie ces temps-ci mais elle a mené différents convois humanitaires dans les enclaves serbes du Kosovo, organisé ou participé à des manifestations, rassemblements et conférences en France. Elle a réussi à faire passer son message de manière plutôt satisfaisante.

Quel est l’opinion des Français de souche sur les communautés ethniques, en particulier sur la communauté serbe ?

Les Français n’ont pas d’image particulière de la communauté serbe, plutôt discrète en France. Si celle-ci a pu avoir chez certains une image un peu mafieuse, ce n’est rien aujourd’hui comparé aux fléaux visibles qu’ont apportés d’autres communautés moins proches de nous !

Concernant la mosaïque raciale dans notre pays, les Français sont pris en tenaille entre le constat sans appel des malheurs dûs à l’immigration d’un côté, et la propagande incessante qu’ils subissent de la part Système et des médias de l’autre. Ce bourrage de crâne leur inculquant que dénoncer l’invasion et certains comportements répréhensibles, c’ est faire preuve d’un racisme immonde, ou que le métissage généralisé est le chemin vers le paradis terrestre auquel doit aspirer toute personne se voulant à la mode.

Pendant la guerre patriotique (la guerre entre les peuples Serbes, Musulmanes et Croates) dans les années 1990, il y avait des volontaires français qui ont combattu pour la Croatie. Que pensez-vous de cela ? Comment des nationalistes français voient aujourd'hui les relations et le conflit serbo-croate ?

Parmi les Français qui ont combattu côté croate (une bonne proportion étaient des nationalistes), il s’agissait souvent d’une motivation anticommuniste, qui a pu parfois être un prétexte pour la recherche d’aventure. La Serbie était alors souvent vue comme une incarnation de l’idéologie aux 100 millions de morts. Il existait toutefois des nationalistes français pro-serbes à ce moment, même s’ils étaient minoritaires.

L’affaire du Kosovo a fait renaître chez les nationalistes français une sympathie quasi-unanime pour la Serbie, éclipsant les années précédentes qui font pour tous, pro-croates ou non, partie du passé.

Aujourd’hui l’animosité serbo-croate est souvent mal comprise chez les nationalistes français, car ils considèrent que les conflits territoriaux intra-européens sont dépassés à l’heure du mondialisme et du déferlement migratoire. Mais il est vrai qu’il y a de ce point de vue une différence entre l’Europe de l’ouest et l’Europe centrale ou orientale.

La France a reconnu le Kosovo, la province du sud de la Serbie, comme un état libre et indépendant. Est-ce que la plupart des Français sont d’accord avec cette proposition et est-ce que le RF a une position officielle sur cette question ?

La plupart des Français n’ont pas d’avis sur la question comme sur beaucoup de sujets qui ne semblent pas les toucher directement. Ils sont souvent assez peu politisés et la propagande officielle a probablement un certain effet sur nombre d’entre eux. Même s’il y a une fracture entre la classe politique (décrédibilisée par les scandales à répétition) et le peuple.

Bien sûr, le RF était – et est toujours - contre cette reconnaissance par un Etat « français » qui est d’ailleurs en bonne partie aux mains d’individus douteusement français, tels Sarközy, Kouchner et d’autres du même style…

Depuis l’élection de « Sarközy l’Américain », notre pays est malheureusement – mais logiquement - en matière géopolitique plus aligné que jamais sur les positions de l’axe américano-sioniste.

Merci pour votre temps Monsieur de Chassey et nous vous souhaitons un bel l’avenir à vous et au Renouveau français. Voudriez-vous dire quelque chose à nos lecteurs au sujet qu’on n’a pas prévu dans nos questions et qui vous semble très important ?

Auriez-vous un message à émettre à tous les Serbes qui lisent, à travers le monde, notre journal électronique.

Merci de votre intérêt et de votre soutien.

Je pense que les nationalistes d’Europe, qui sont les éveilleurs et l’élite politique de leurs peuples, ont intérêt à se connaître. Nous avons à apprendre les uns des autres et nous pouvons nous apporter une aide concrète.

A vos lecteurs, je tiens à exprimer l’assurance de notre amitié et de notre considération pour la Serbie et son courageux peuple.

Je demande aux Serbes de ne pas confondre l’Etat français et la France réelle, même si un peu partout les peuples ont leur part de responsabilité.

Quand on compare les situations intérieures française et serbe, nous autres avons souvent le sentiment que la France a sur votre pays trois ou quatre dizaines d’années d’avance dans la perte d’identité et la décadence. Votre peuple doit prendre conscience de ce qui va lui arriver s’il suit le chemin actuel, et doit résister aux mirages matérialistes et mondialistes qui lui sont proposés, s’il ne veut pas finir comme le nôtre.

Notre situation actuelle terrible confirme avec éclat la justesse des analyses nationalistes et doit motiver les patriotes serbes à ne pas baisser les bras et ne pas se laisser piéger par l’UE, qui n’a d’européenne que le nom.

Vivent la France et la Serbie de toujours !

Contact

  • RF/ASMA B.P. 80308 75723 PARIS Cedex 15 - Tél.: 06.21.22.16.32

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