Yves Bataille

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Yves Bataille, né en 1949, est un géopolitologue et un militant nationaliste-révolutionnaire français.

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Biographie

Yves Bataille milite d'abord à Ordre nouveau. Il sera en charge de la section nantaise. Il prend contact alors avec l'organisation italienne Lotta di Popolo et particulièrement avec l'un de ses fondateurs, Walter Spedicato (1947-1992).

Yves Bataille (au centre) à Naples au début des années 1970, avec des militants nationaux-révolutionnaires italiens.

En 1972, il quitte Ordre nouveau pour fonder en 1973 l'Organisation lutte du peuple, prenant pour modèle l'organisation italienne. Le nouveau mouvement se veut « national-communiste » et se réclame à la fois de Thiriart et de Mao Zedong, de Nietzsche et de Che Guevara. La publication du mouvement porte le même nom, Lutte du peuple. Mais son existence se révélera éphémère[1].

Yves Bataille rejoint ensuite le CDPU (Centre de documentation politique et universitaire), et devient le rédacteur en chef de ses Cahiers. Il continuera encore longtemps de tenter d'infléchir les mouvements nationalistes-révolutionnaires vers un « national-communisme ».

Contrairement à la plupart des anciens militants qui rejoindront le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR) fondé en 1979 par Jean-Gilles Malliarakis, il rejoindra étonnamment L'Œuvre française.

En juin 1990, il rejoint l’équipe de la revue Nationalisme et république, dirigée par Michel Schneider, dont l'objectif est de diffuser les thèses nationalistes-révolutionnaires au sein du Front national.

Il publiera ensuite différentes lettres politiques, dont Correspondances européennes.

En 1993 Yves Bataille part s’installer en Serbie. Engagé du côté des Serbes dans le conflit, il participe à la défense de Radovan Karadžićà lors de son procès du Tribunal International de La Haye en témoignant en sa faveur.

En 2003, il participe à la 4ème université d’été pour les mouvements verts pacifistes et alternatifs du 22 au 25 août 2003 en banlieue parisienne, qui regroupe le Parti communautaire national-européen, des mouvements libyens proches de Kadhafi, et des militants écologistes radicaux proches des thèses NR. Bataille y intervient en tant que directeur de La Lettre Géopolitique, sur la question « du mode opératoire étasunien dans la guerre yougoslave » ainsi qu’à la table ronde « La place de l’Irak dans les projets impérialistes des USA » au côté de Luc Michel, président du PCN. En 2016, au côté d’Alexandre Dougine, il participe à l’appel à la formation d’un « nouveau Komintern anti-impérialiste ».

En 2022, lors du conflit russo-ukrainien, il prend clairement parti en faveur de la Russie.

Notes et références

  1. Philippe Baillet, L'autre tiers-mondisme : des origines à l'islamisme radical : fascistes, nationaux-socialistes, nationalistes-révolutionnaires entre défense de la race et solidarité anti-impérialiste, Saint-Genis-Laval, Akribeia, 2016, 475 p., p. 178-179.