Günter Maschke

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Günter Maschke, né le 15 janvier 1943 à Erfurt et décédé le 7 février 2022 à Francfort-sur-le-Main en Hesse, est un politologue allemand proche de la Nouvelle Droite. Il est un expert de Carl Schmitt et de Juan Donoso Cortés.

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Biographie

À l'âge de six ans, Günter Maschke, natif d'Erfurt en Thuringe, s'installe dans la ville épiscopale de Trêves, en Rhénanie-Palatinat. En 1960, il adhère à la Deutsche Friedensunion (l'Union allemande pour la paix) et, plus tard, à la KPD communiste illégale. Deux tentatives pour échapper à l'étroitesse d'esprit de cette ville provinciale. Après des études secondaires et un diplôme de courtier d'assurances, il décide de devenir écrivain. Dans le cercle qui se réunissait autour de Max Bense et de Ludwig Harig, il fait la connaissance de Gudrun Ensslin (future figure de proue de la Bande à Baader) à la Technische Hochschule de Stuttgart. Accompagné de la sœur de Gudrun, Johanna, il va s'installer à Tübingen pour y prendre en charge la rédaction du journal étudiant Notizen, de concert avec le futur terroriste Jörg Lang.

En 1964, Maschke met sur pied un “Groupe d'Action Subversive” à Tübingen, une organisation légendaire qui a préfiguré la fameuse SDS gauchiste, à laquelle ont appartenu Rudi Dutschke et Bernd Rabehl. Un an plus tard, Maschke reçoit son ordre de rejoindre la Bundeswehr : il refuse tant le service armé que le service civil. Il prend la fuite et commence un exil qui l'amènera d'abord à Paris puis à Zurich et finalement à Vienne, où il est collaborateur occasionnel de Volksstimme (d'obédience communiste) et du Wiener Tagebuch. Après une manifestation énergique contre la guerre du Vietnam dans la capitale autrichienne, Maschke est arrêté par la police. Il est déclaré “étranger indésirable” et il risque d'être refoulé en Allemagne où l'attend un mandat d'arrêt pour désertion. Après trois semaines de prison, l'ambassade de Cuba lui propose l'asile politique.

Il restera à Cuba du début de 1968 à la fin de 1969. Dans le pays de Castro, Maschke est devenu national-révolutionnaire. Les raisons de cette conversion sont sans doute multiples : les conditions déplorables dans lesquelles végétaient ses amis ou les formes spéciales du “stalinisme tropical”… Ami du poète Padilla, un adversaire du régime cubain, il est impliqué dans cette affaire, arrêté par la police de Castro et renvoyé en Allemagne. Il y passera d'abord treize mois dans les prisons de Munich et de Landsberg.

C'est là qu'il passera définitivement à “droite”. Mais le camp de la droite a hérité là d'un allié très critique, trop critique aux yeux de bon nombre de conservateurs bon teint. Ses premières avances sont brusquement repoussées. Beaucoup de droitiers et de conservateurs rejettent aveuglément les idées de gauche, un aveuglement que Maschke n'a jamais compris. Avec la gauche radicale, il s'est révolté contre l'américanisme, contre le parlementarisme et a milité en faveur d'une réforme du droit de la propriété. Mais, par ailleurs, il a toujours plaidé, contre une gauche qui ne cesse plus de s'éloigner du marxisme, pour un État fort, modérément autoritaire.

Il devient ensuite chercheur indépendant à Francfort-sur-le-Main. Maschke traduit et édite les textes de l'Espagnol Juan Donoso Cortés et de Carl Schmitt. Sur le plan scientifique, il travaille dur, il est exigeant et méticuleux, mais quand il reçoit ses amis, il est un hôte jovial et généreux, qui aime les bons plats et les bons vins, qui dissimule son pessimisme notoire derrière des blagues hautes en couleurs, derrière un charme exquis, avec une souveraineté bien consciente d'elle-même.

Il écrit dans les publications Staatsbriefe, Criticon, Junge Freiheit, Empresas políticas et Etappe, dont il est co-éditeur à partir de 1993.

(Source utilisée : Werner Olles, Nouvelles de Synergies Européennes n°xx, 1997. Traduction d'un article paru dans Junge Freiheit n°26/97)

Hommages lors du décès de Günter Maschke

Hommage de Robert Steuckers

Günter Maschke est décédé.

Nous avons appris le décès de Günter Maschke en début de semaine à Francfort-sur-le-Main.

Maschke, renégat de 68 et spécialiste de Schmitt, était lié au travail de la revue Sezession, en tant que lecteur et interlocuteur régulier. A l'occasion de son décès, nous publions l'article que Karlheinz Weissmann a rédigé sur Günter Maschke pour le troisième volume du Staatspolitisches Handbuch ("Vordenker").

Günter Maschke est né en 1943 à Erfurt et est arrivé avec sa famille à Trèves en 1949 en tant qu'enfant adopté. Il quitta l'école avec le certificat d'études secondaires et fit un apprentissage d'agent d'assurance. Il adhéra d'abord à l'organisation communiste maquillée "Deutsche Friedensunion", puis au KPD illégal, et suivit des cours à l'école supérieure technique de Stuttgart.

Maschke entra ainsi en contact avec les milieux estudiantins de gauche (il fit notamment la connaissance de Gudrun Ensslin, dont il épousa la sœur Johanna en premières noces), passa à Tübingen et étudia la philosophie avec Ernst Bloch. Parallèlement, il travailla comme rédacteur d'un journal étudiant marxiste et participa à la "Subversiven Aktion", un précurseur de la légendaire "Kommune 1", puis au travail du Sozialistischer Deutscher Studentenbund (SDS).

En 1965, Maschke déserte l'armée allemande et s'enfuit à Paris, mais ne parvient pas à y trouver refuge et arrive à Vienne via Zurich, où il devient rapidement l'une des figures centrales de la Nouvelle Gauche. Il a été arrêté en 1967 après une manifestation anti-Vietnam. Un sit-in devant la prison de la police empêcha l'extradition prévue vers la République fédérale, et les autorités autrichiennes permirent à Maschke de partir pour Cuba, le seul État prêt à lui accorder l'asile.

Mais la pauvreté et le caractère totalitaire du système local lui déplaisaient autant que le système capitaliste de l'Allemagne de l'Ouest. Emprisonné à nouveau pour "conspiration contre-révolutionnaire", le gouvernement cubain l'a expulsé vers Madrid. Finalement, Maschke retourna en République fédérale d'Allemagne, où il purgea la peine de prison qui lui restait à purger et travailla comme journaliste après sa libération.

Nombre de ses travaux ont servi à l'autocritique de son milieu initial, d'abord à partir d'une position de gauche peu orthodoxe, puis d'une position libérale, et enfin d'une position conservatrice. Son point de repère est devenu Carl Schmitt, dont il connaissait les écrits depuis longtemps, mais qu'il percevait comme des déclarations propres à l'ennemi conservateur. Cela a changé de manière spectaculaire à partir de la fin des années 1970. En tout cas, de nombreux textes qu'il publiait en tant que rédacteur de la Frankfurter Allgemeine montraient un ton de plus en plus acerbe.

Maschke utilisait une terminologie inspirée de Schmitt et une envie d'irriter l'adversaire qui n'était tolérée que tant qu'il avait la réputation d'être un étrange gauchiste, mais un gauchiste tout de même. Cela a changé après une attaque générale contre Jürgen Habermas, qui a forcé Maschke à quitter la FAZ.

Depuis lors, Maschke a accompli un travail extraordinaire en tant que "droitier sans domicile fixe", exégète et continuateur de Schmitt, et a contribué à sortir les grands contre-révolutionnaires - Donoso Cortés en tête - de l'oubli. Son influence marquante sur le programme de la maison d'édition viennoise Karolinger ou la revue Etappe qu'il a codirigée parlent d'elles-mêmes. Il fait sans aucun doute partie des intellectuels de droite les plus importants de l'après-guerre, même s'il a depuis longtemps enterré tout espoir d'efficacité pratique.

Hommage de Benedikt Kaiser

Günter Maschke est mort.

Avec Günter Maschke, c'est un autre "renégat" de jadis qui s'éteint, après Hans-Dietrich Sander (2017). Formé à la gauche radicale, désillusionné par elle - et s'en détournant avec un certain cynisme qu'il a conservé toute sa vie -, il est devenu un solitaire de droite. "Comme plus personne ne veut brûler, le monde s'assombrit", écrivait Maschke dans le recueil Das bewaffnete Wort publié en 1997. Lui-même ne brûlait cependant plus depuis des décennies, mais s'était depuis longtemps résigné à une impasse - à mon avis exagérée - de la politique pratique de droite.

Ceux qui s'intéressent de plus près aux dates et aux césures de la vie de Maschke trouveront leur bonheur dans le Staatspolitisches Handbuch ou ici, mais surtout dans un recueil d'entretiens publié en 2011 (voir plus loin).

En lieu et place, voici un petit guide bibliographique pour les jeunes lecteurs. Car Maschke n'est plus connu de tous. Bien sûr, cela n'est pas seulement dû à la paresse de lecture supposée ou réelle d'une partie des générations montantes. C'est aussi tout simplement parce que l'auteur et publiciste Maschke, qui maîtrisait plusieurs langues et trouvait surtout ses admirateurs dans le monde roman, s'est fait rare ces dernières années. Les éditions méticuleuses de Juan Donoso Cortés et de Carl Schmitt étaient pour lui une priorité absolue - il ne devait et ne voulait pas présenter régulièrement des recensions, des articles ou des essais dans divers périodiques.

Néanmoins, la plume de Maschke a produit des écrits durables qui, pour la plupart, ne sont plus disponibles que chez les bouquinistes. Ceux qui s'y intéressent trouveront leur bonheur sur le net.

Trois titres sont à mentionner en guise d'introduction. (Je les présente selon ma propre subjectivité, et non selon des critères chronologiques ou autres).

Das bewaffnete Wort. Aufsätze von 1973–1993, Wien 1997.

Si cela ne sonnait pas comme une hérésie, je dirais : Tout ce que Maschke avait à dire se trouve entre les deux couvertures de ce volume. Des textes clés comme "Die Verschwörung der Flakhelfer" (1985) et "Sterbender Konservatismus" (1987) y figurent, tout comme son éloge de Pierre Drieu La Rochelle ("Die schöne Geste des Untergangs", 1980). Maschke a retravaillé cet hommage à Drieu en été 2010 pour mon propre premier ouvrage, Eurofaschismus und bürgerliche Dekadenz (Kiel 2011), et m'a autorisé à le reproduire en tant que préface. Cela m'a rempli de gratitude à l'époque et encore aujourd'hui. Cela a sans doute permis à certains lecteurs des textes de l'"Eurofascisme" d'avoir une sorte de "confiance anticipée" : "Si Maschke s'en charge, c'est que ça doit être bon", m'a effectivement dit un ou deux ans plus tard un lecteur un peu âgé lors d'une rencontre dans le nord de l'Allemagne.

Verräter schlafen nicht, Kiel 2011.

200 pages de Maschke, 200 pages de suspense. Maschke répond à des questions sur son époque au sein du KPD illégal, sa désertion, l'activisme à Vienne, l'exil à Cuba. Dans le style qui lui est propre, il décrit son éloignement de la gauche et son cheminement vers la droite, parle de sa maison d'édition ("Edition Maschke"), dans laquelle il a réalisé des projets de passionné avant de trouver les thèmes de sa vie - Carl Schmitt et la guerre, Donoso Cortés et le catholicisme. Pour finir, Maschke parle librement de la "nouvelle droite" et de ce qu'il en pense. Il ne se fait pas d'illusions, ses chances sont extrêmement faibles. Mais : "Être pessimiste et se battre, c'est la tâche, il est vrai, la plus difficile".

Kritik des Guerillero. Zur Theorie des Volkskriegs, Frankfurt/Main 1973.

Entièrement imprégné de l'esprit de l'époque, Maschke, dans cette "Critique du guérillero" est marque par la "lutte de libération" des révolutionnaires internationaux, surtout d'Amérique latine. Par "guérilla", Maschke saisissait le "peuple combattant irrégulier" qui résiste à une armée régulière. Clausewitz, Schmitt et Mao se retrouvent dans une synthèse lorsque Maschke, en tant qu'"homme de terrain", analyse la révolution cubaine et les aspirations qui y sont liées. Pour Maschke, il était déjà clair à l'époque que "Sorel l'emportait sur Marx", car pour les Cubains aussi, les mythes, notamment nationaux, étaient plus importants que les catégories marxistes dans leur lutte anti-américaine pour la liberté.

On pourrait certes mettre en avant d'autres livres de ce natif d'Erfurt et Francfortois d'adoption, comme le recueil de textes Der Tod des Carl Schmitt (Vienne 1987/2012). Mais l'essence de l'œuvre de Maschke est contenue dans ces trois ouvrages. Ceux qui souhaitent découvrir cet auteur, que le philosophe de cour de la maison RFA, Jürgen Habermas, a qualifié de "seul renégat du mouvement soixante-huitard" (et qui n'a pas seulement donné tort à Bernd Rabehl), devraient trouver dans ces volumes leur juste entrée en matière.

Günter Maschke, Repose en paix.

(Source: https://podcast.jungeuropa.de/guenter-maschke-ist-tot/)

Hommage de Valerio Benedetti

Günter Maschke nous a quittés...

J'ai appris avec une grande tristesse que Günter Maschke nous a quittés. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Maschke était l'un des principaux intellectuels de la nouvelle droite allemande, ainsi que l'un des plus grands connaisseurs de la pensée de Carl Schmitt. Il y a environ un an, j'ai eu le plaisir de l'interviewer pour Il Primato Nazionale (dans le numéro d'avril 2021), un magazine qui s'est toujours distingué par son dialogue avec les meilleurs esprits de la culture non-conformiste en Europe.

Comme je n'avais pas d'adresse électronique, nos conversations se déroulaient principalement par téléphone (des conversations qui duraient en moyenne une heure et demie, qui me prenaient littéralement la vie, mais c'était toujours un plaisir de l'écouter). Maschke m'avait dit qu'il était malade depuis un certain temps et, apparemment, sa santé s'était détériorée. J'avais espéré lui rendre visite à Francfort mais, en partie à cause de la pandémie, cela n'a pas été possible. Afin d'honorer sa mémoire, je reproduis ici la fiche biographique que j'ai rédigée pour le présenter aux lecteurs d'Il Primato Nazionale :

Au fil des ans, la bibliographie sur Carl Schmitt est devenue interminable. Mais en tout état de cause, quiconque souhaite s'aventurer dans les profondeurs de la pensée de Schmitt ne peut manquer de rencontrer le nom de Günter Maschke. Sa connaissance du grand juriste et philosophe allemand est presque encyclopédique. Des qualités que même ses plus ardents détracteurs (et ils sont nombreux) sont obligés de reconnaître. Avec son intellect brillant et sa langue acérée, Maschke est un polémiste né. Et sans lui, peut-être, notre connaissance de Schmitt n'aurait pas été sauvée des interprétations abusives que de nombreux interprètes libéraux et marxistes en ont fait.

Et dire que Maschke a fait ses premiers pas en politique au sein du parti communiste allemand, qui avait été interdit en Allemagne de l'Ouest en 1956. C'est dans ces milieux qu'il a rencontré la charismatique Gudrun Ensslin, qui a fondé avec d'autres la Rote Armee Fraktion (RAF), un groupe terroriste d'extrême gauche redouté. Mais ce n'est pas Gudrun qui a conquis le cœur de Günter, mais sa sœur Johanna, avec laquelle il devait se marier en 1965. Lorsque sa femme et lui s'installent à Tübingen, Maschke a l'occasion d'étudier la philosophie à l'université locale et d'assister aux conférences d'Ernst Bloch. Insoumis, il s'enfuit en Autriche, où il rejoint la Commune de Vienne et est arrêté pour avoir participé à une manifestation contre la guerre au Viêt Nam. Grâce à des protestations médiatiques efficaces, ses compagnons de lutte ont réussi à empêcher son extradition vers la République de Bonn, ce qui lui a permis d'atterrir à Cuba, où il a trouvé l'asile politique.

C'est toutefois pendant son séjour sur l'île des Caraïbes (1968-1969) que Maschke rompt avec l'idéologie marxiste : il exprime à plusieurs reprises des critiques à l'égard du gouvernement castriste et refuse de nombreux postes proposés par le régime, au point d'être finalement expulsé du pays pour "activité contre-révolutionnaire". À son retour, il a finalement dû purger un an de prison pour désertion. Entre-temps, ses reportages sur le Cuba de Castro ont eu beaucoup de succès et lui ont ouvert les portes de la prestigieuse maison d'édition Suhrkamp et du Frankfurter Allgemeine Zeitung, le principal quotidien allemand. En 1985, il a écrit une notice nécrologique à la mémoire de Carl Schmitt qui a déclenché un nid de frelons avides de controverses. Sa lecture des œuvres de Schmitt avait en effet été décisive pour sa "conversion" politique (ce qui restera pour ses anciens camarades une trahison douloureuse), à tel point que Maschke noua une solide amitié avec Schmitt, lui rendant souvent visite dans son "exil" à Plettenberg. Cependant, sa nécrologie en l'honneur de Schmitt a déclenché une dispute amère avec Jürgen Habermas, qui s'est terminée par le renvoi de Maschke de la Faz [comme il me l'a fait remarquer après la publication de l'interview, c'est en fait Dolf Sternberger et non Habermas qui était responsable de son expulsion].

Son excommunication publique, qui lui a causé des problèmes évidents, n'a pas empêché Maschke de poursuivre ses études sur Donoso Cortès et Carl Schmitt et de s'imposer comme le plus grand spécialiste de Schmitt et de sa pensée. Et, ajouterions-nous, comme l'un des interprètes les plus lucides des catégories idéologiques dominantes aujourd'hui.

Œuvre

En allemand

Günter Maschke Der Tod des Carl Schmitt.jpg
  • Kritik des Guerillero: zur Theorie d. Volkskriegs, S. Fischer, Frankfurt, 1973.
  • Der Tod des Carl Schmitt: Apologie und Polemik, Karolinger Verlag, Wien, 1987.
  • Carl Schmitt. Staat – Großraum – Nomos, Arbeiten von Carl Schmitt aus den Jahren 1916 - 1969. Hrsg., mit einem Vorwort und mit Anmerkungen versehen von Günter Maschke, Verlag Duncker & Humblot, Berlin, 1995.
  • Das bewaffnete Wort: Aufsätze aus den Jahren 1973 - 93, Karolinger Verlag, Wien, Leipzig, 1997.
  • Carl Schmitt. Frieden oder Pazifismus?, Arbeiten zum Völkerrecht und zur internationalen Politik 1924 - 1978. Hrsg., mit einem Vorwort und mit Anmerkungen versehen von Günter Maschke, Verlag Duncker & Humblot, Berlin, 2005.

En italien

  • avec Robert Steuckers et Louis Sorel, Idee per una geopolitica europea, Milan, 1998.

Liens externes

  • « Günter Maschke : ex-gauchiste, schmittien, pessimiste et amoureux de la vie », in Archives EROE [1]
  • « Günter Maschke (1943 - 2022) : hommages de ses amis ! », in Euro-Synergies : [2]
  • Article de Lionel Baland sur Breizh Info : « De la gauche radicale à la Nouvelle droite : l’écrivain Günter Maschke est parti. » : [3]