Faisceaux d'action révolutionnaire

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Les Faisceaux d'action révolutionnaire (Fasci di azione rivoluzionaria, FAR) étaient un groupe activiste néofasciste italien, ayant existé clandestinement de 1946 à 1951.

Histoire

Après la chute de la République sociale italienne, plusieurs groupes clandestins se structurent malgré les rigueurs de l'épuration, essentiellement dans le Sud du pays et à Rome, et mènent des opérations commando, dont la plus connue est la libération de 60 prisonniers politiques de la prison de San-Vittorio en août 1945.

À l’automne 1946, à l'initiative de Pino Romualdi, ex-vice-secrétaire général du Parti fasciste républicain, la majorité des groupes néo-fascistes clandestins fusionnent et adoptent le nom de Faisceaux d’action révolutionnaire. La nouvelle organisation se dote rapidement de trois journaux (Mussolini, Credere et Rivoluzione).

Le journal Credere, diffusé dès 1946 clandestinement par les FAR

Se réclamant du programme révolutionnaire de la Charte de Vérone, les FAR sont essentiellement composés des jeunes militants, qui mènent des actions de choc : prise d'assaut de la radio de Rome pour y diffuser l'ex-hymne Giovinezza en avril 1946 (deuxième anniversaire de la mort de Benito Mussolini), attentats divers contre les "partisans" ou le PCI, sabotage de navires devant être livrés à l'Union soviétique, attentats à la bombe contre les sièges des partis de gauche, etc. Les FAR ont par ailleurs soutenu l'abolition de la monarchie lors du référendum de 1946.

Réprimés par la police du ministre communiste Togliatti, qui accordera cependant sa clémence aux fascistes repentis, la plupart des responsables des FAR (Pino Romualdi, Giorgio Pini, Pino Rauti, Giorgio Almirante, ou encore Augusto De Marsanich) décident de rentrer dans la légalité et fondent le MSI, le Mouvement social italien

Les jeunes militants qui les remplacent à la tête des réseaux clandestins (Clemente Graziani, Franco Petronio, Innocenzo et Meloni) continuent leur lutte armée, qu'ils élargissent aux ambassades et consulats de la Yougoslavie jusqu’en 1950.

En revanche, cette deuxième génération des FAR se signale par une évolution doctrinale. Elle abandonne en grande partie les références à la République sociale italienne ou au fascisme historique et se réoriente vers le traditionalisme, en s'intéressant aux travaux de Julius Evola. Avec le concours du philosophe, les jeunes militants lancent la revue Imperium.

En mars 1947, le gouvernement promulgue un nouveau décret prévoyant des peines de prison sévères pour les membres des FAR, qui ne comptent plus que quelques membres à Rome et à Milan. En mai 1951, trente-six personnes, dont Julius Evola, sont arrêtées et jugées dans le procès des FAR. L'organisation disparaît.

Bibliographie