Guido Giannettini

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Guido Giannettini, né à Tarante le 22 août 1930 et décédé à Rome le 12 mai 2003, était un journaliste et un expert du renseignement italien, proche de la mouvance de la Droite radicale.

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Il a été accusé d'avoir été mêlé à des attentats meurtriers et condamné à la prison à vie. Il sera acquitté en appel après plusieurs années de détention.

Biographie

Journaliste, Guido Giannettini est déjà bien connu dans la presse de Droite italienne (notamment Il Secolo d’Italia, L’Italiano, Il Roma et Il Giornale d’Italia), où il se spécialise dans les problèmes de défense et de politique internationale, quand il commence à collaborer à la revue officielle de l'armée italienne en 1963. Deux ans plus tard il est recruté par les services de renseignements militaires, le Servizio informazioni della Difesa (SID), où il devient l' « agent Z ».

Lié à l'éditeur et militant Franco Freda, il est accusé d'avoir participé à la préparation du premier attentat de la « stratégie de la tension », à la Banque de l'Agriculture à Milan le 12 décembre 1969[1]. Lorsqu'en janvier 1974, un mandat d'arrêt est délivré à son encontre, il prend le chemin de l'exil, d'abord pour la France, puis pour l'Argentine.

Le 14 août 1974 il se rend au consulat italien de Buenos Aires. Le 23 février 1979, il est condamné à la prison à vie. Le 20 mars 1981 il est acquitté en appel, sentence définitivement confirmée l'année suivante en cassation.

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les relations entre l'URSS et la Chine. Il est lié à l'écrivain Dominique de Roux. En prison, il commence à écrire un essai sur la notion de liberté chez les peuples indo-européens qu'il n'achèvera pas. L'ébauche du livre est toutefois publiée en 1980 sous le titre Le origine storiche della libertà.

Publications

  • Tecniche della guerra rivoluzionaria, 1965 (rééd. Edizioni di Ar, Avellino, 2018, coll. I Gialli Politici), 80 p.
  • Avec Adriano Romualdi et Mario Prisco, Drieu La Rochelle: il mito dell'Europa, 1965, Edizioni del Solstizio, 135 p.
  • Avec Pino Rauti, Le Mani Rosse sulle Forze Armate, 1966 (rééd. 1975), 135 p.
  • Pekino tra Washington e Mosca, 1972, Giovanni Volpe Editore, 160 p.
  • Dietro la Grande muraglia : la rivoluzione culturale, il conflitto russo-cinese, la liquidazione del maoismo, 1979, Ciacci, 229 p.
  • Le origine storiche della libertà, 1980, Giovanni Volpe Editore, 76 p.
  • URSS il crollo, 1992, Settimo Sigillo, 204 p.

Textes traduits en français

  • « L'Orchestre rouge contre Hitler et Staline », in : Totalité, no 7, 1979, p. 19-35.
  • « La conquête de la Terre du Milieu (Analyse géopolitique du différend Russo-Chinois) », in : Totalité, no 10, 1979, p. 20-33[2].
  • « Les empires océaniques des steppes et des mers ouvertes »,», publ. en annexe in : Robert Steuckers, De l'Eurasie aux périphéries: une géopolitique continentale, EUROPA, tome II, éditions Bios, Lille, 2017, 316 p., p. 301-316.

Bibliographie

  • Philippe Baillet, L'Autre Tiers-mondisme : des origines à l’islamisme radical - Fascistes, nationaux-socialistes, nationalistes-révolutionnaires entre « défense de la race » et « solidarité anti-impérialiste », Akribeia, Saint-Genis-Laval, 2016, 475 p., p. 60-62.
  • Mary Pace, Piazza Fontana. L'inchiesta: parla Giannettini, Baldoni-Provvisionato, Rome, 2008[3].

Notes et références

  1. L'attentat fait 16 morts et 88 blessés. Dans un premier temps, l'attentat est imputé aux milieux anarchistes. Dans un deuxième temps, il est attribué à des militants de la Droite radicale, notamment l'éditeur Franco Freda, qui sera acquitté après de longues années de détention. D'autres thèses seront aussi élaborées : on soupçonnera les services secrets russes, puis la CIA, et les services secrets militaires italiens. Des dizaines de procès se dérouleront pendant presque cinquante ans, sans que jamais on n'arrive à identifier avec certitude un seul des véritables responsables du massacre.
  2. L'article publié dans cette livraison de Totalité est la traduction du quatorzième et dernier chapitre de Pekino tra Washington e Mosca, 1972, Giovanni Volpe Editore
  3. La seconde partie de cet ouvrage contient des documents intéressants, tandis que la première partie est plutôt spéculative et fantaisiste.