Eurodroite

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L'Eurodroite était le rassemblement au niveau européen de plusieurs mouvements nationalistes en vue des élections européennes de juin 1979.

Histoire

Contre l'eurocommunisme, une Eurodroite

L'idée de regrouper les partis de droite nationale des différents pays européens sur la base d'une plateforme commune n'est pas neuve. Une première tentative notable a été celle du Mouvement social européen, de 1951 à 1958.

L'idée de créer une nouvelle alliance revient à l'initiative du Mouvement social italien et de son leader Giorgio Almirante. Ils y voient l'occasion de constituer une réponse concrète à l' « Eurocommunisme », lancé à la même époque par plusieurs partis communistes des mêmes pays, à l'initiative d'Enrico Berlinguer[1].

Vers les élections européennes

L'Eurodroite est fondée lors d'un congrès transnational tenu les 19-21 avril 1978 à Rome, dans la perspective des premières élections européennes. Participent au congrès, outre le Mouvement social italien, le Parti des forces nouvelles (France) et le mouvement espagnol Fuerza Nueva. Le 21 avril, l'Eurodroite manifeste en masse à Naples. Devant la foule, prennent la parole Giorgio Almirante (MSI), Blas Piñar (Fuerza Nueva) et Tixier-Vignancour (PFN).

Partis membres de l'Eurodroite

Meeting de l'Eurodroite à Paris : (de g. à dr.) Blas Pinar, Jean-Louis Tixier-Vignancour, Giorgio Almirante, Pino Rauti.

Résultats

Le 10 juin 1979, la liste Eurodroite, menée en France par l'avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, obtient 1,33 % des voix.

En revanche, lors de ces mêmes élections, le MSI obtient 4 sièges au Parlement européen (Giorgio Almirante, Pino Romualdi, Francesco Petronio et Antonino Buttafuoco).

Fuerza Nueva ne participe pas aux élections de 1979, car l'Espagne n'est pas encore un État membre.

Comme seuls quatre candidats ont été élus, leur nombre ne suffit pas à constituer un groupe parlementaire. Les quatre Italiens siègent donc en tant que non-inscrits.

Évolution

Le Groupe des droites européennes

Cette idée de rassembler les partis de droite pour les élections européennes ne disparaît pas, mais le terme d'Eurodroite ne survit pas au remplacement du Parti des Forces Nouvelles (PFN) par le Front National en tant qu'interlocuteur français et allié principal du MSI. La « victoire » du Front National aux élections européennes de 1984, où la liste emmenée par Jean-Marie Le Pen, sous le nom de « Front d’Opposition nationale pour l’Europe des patries » obtient 10,95 des voix et dix élus, entraîne en effet la disparition progressive du PFN à la fin de l’année 1984. Cette nouvelle alliance donne naissance le 24 juillet 1984 au Groupe des Droites européennes, qui regroupe, outre le Front National et le MSI, l'Union politique nationale grecque et le Parti unioniste d'Ulster.

Toutefois, l'unité des nationalistes d'Europe aura toujours beaucoup de mal à se réaliser compte tenu des différences de points de vue sur certains thèmes et notamment des conflits régionaux, comme la question du Tyrol du Sud/Trentin/Haute Adige, le problème nord-irlandais ou les tensions entre Flamands et Wallons en Belgique.

Notes et références

  1. L'idée principale de Berlinguer est de délivrer les partis communistes de l'image de satellites de l'Union soviétique.