Parti nationaliste suisse

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Le Parti nationaliste suisse est un parti politique de Suisse romande, de tendance nationaliste et sociale, fondé en 2011.

Histoire

Origines

L'origine du parti remontent à une réunion tenue début 2000 à Egerkingen, à l'initiative de Bernard Schaub et de Philippe Brennenstuhl. Les travaux portent sur l'avenir de la Suisse et les défis posés aux patriotes. A l'issue de la réunion, les participants décident de fédérer les différents petits groupes en vue de fonder un parti unificateur, structuré à l'échelle fédérale. Mais Philippe Brennenstuhl revendique d'office la présidence du futur parti, ce qui mécontente les Suisses alémaniques. La fondation est alors ajournée.

Le 10 septembre 2000, des participants à la réunion d'Egerkingen, menés par Jonas Gysin et Sacha Kunz, décident de passer outre l'entêtement de Brennenstuhl et prennent l'initiative de fonder un parti, mais cantonné à la Suisse alémanique. Le nouveau parti aurait dû prendre le nom de Parti nationaliste suisse, mais cette désignation avait auparavant été déposée par un Suisse d'origine espagnole, mentalement déséquilibré et auteur de différents délits. Les militants décident donc d'adopter le nom de Partei National Orientierter Schweizer (Parti des Suisses d'orientation nationale), abrégé PNOS.

Création

Le Parti nationaliste suisse, actif en Suisse romande, est fondé en 2011 par Philippe Brennenstuhl. Malgré la participation de Brennenstuhl aux commémorations du Grütli organisées par le PNOS, les relations entre les deux partis resteront toujours limitées et froides.

Activités

Le PNS choisit d'emblée de se concentrer sur la participation aux élections, mais il négligera toujours de s'implanter localement. De même, il présentera régulièrement des candidats aux élections fédérales, parfois aux élections cantonales, mais jamais aux scrutins communaux.

Le PNS se fait connaître en participant aux élections fédérales du 23 octobre 2011. Philippe Brennenstuhl est alors le seul candidat sur sa liste, présentée dans le canton de Vaud. Il obtient 0,08 % des suffrages (2 389 voix).

Le 1er juin 2013, Philippe Brennenstuhl organise, avec l'aide de la fraternité Blood and honour, une commémoration de l'assassinat de Michael, un jeune de 19 ans assassiné devant la gare d'Yverdon par des Maghrébins en 2003[1].

Le 28 septembre 2013, le PNS organise une conférence à Yverdon, avec une quarantaine de participants. Il annonce la constitution officielle du parti en Suisse romande et lance un appel à tous les patriotes à le rejoindre.

En mai 2014, la majorité de ses jeunes adhérents quitte le parti. Ces jeunes militants, désireux d'une ligne plus activiste, créent alors l'association Renaissance helvétique, qui deviendra une année plus tard Résistance helvétique. Le PNS ne se remettra en fait jamais de cette scission, qui lui confère une image d'organisation sclérosée et hostile à la jeunesse.

Le PNS se présente une deuxième fois aux élections au Conseil national du 26 octobre 2015, à nouveau dans le canton de Vaud. La liste comporte cette fois-ci quatre candidats. Elle obtient 0,45 % (14 249 suffrages).

Le 30 avril 2017, le PNS participe pour la première fois à une élection cantonale, celle du Grand Conseil vaudois. Le parti se présente dans trois arrondissements. Il réalise son meilleur résultat dans le sous-arrondissement d'Yverdon où il obtient 0,89 % des suffrages (2 548 voix). 853 suffrages (0,40 %) sont obtenus dans le sous-arrondissement de Vevey et 704 (0,13 %) dans celui de Lausanne-Ville.

En 2019, le PNS présente à nouveau une liste dans le canton de Vaud pour les élections au Conseil national. La liste comprend 11 candidats, dont 4 sont établis dans le Canton de Fribourg, la loi fédérale autorisant ce cas de figure. La liste obtient 484 bulletins.

En août 2020, Philippe Brennenstuhl publie un communiqué, dans lequel il annonce avoir décidé de « geler » les activités du parti et de « libérer » les membres de leurs obligations.

Doctrine et ligne politique

Le PNS, contrairement au PNOS, est dépourvu d'organe de presse. À l'exception des périodes électorales où il peut s'exprimer par voie d'affiches, sa propagande passe presque exclusivement par les réseaux sociaux. Les documents écrits du PNS sont rares.

Le PNS se considère comme le parti d'un nationalisme moderne et social. Il considère avoir vocation à « défendre la Patrie, notion spirituelle de la Nation, qui en est une notion matérielle, qui se matérialise par un territoire ancestral délimité et éternel. A partir de là, tout ce qui peut porter atteinte à ses frontières ou à l’intégrité et à l’indépendance du pays doit être combattu. Cela vaut aussi pour les menaces intérieures qui sont devenues multiples depuis la mondialisation, notion de destruction massive des patries par l’internationalisme libéral ». Pour lui, le nationalisme incarne l'idéologie de conservation du pays, de ses valeurs et de son peuple[2].

Marqué par l'héritage nationaliste-révolutionnaire, il renvoie dos à dos marxisme et libéralisme, communisme et capitalisme, mais sans présenter un projet alternatif. Il est nettement anti-américain et anti-sioniste. Se déclarant hostile à toute forme de colonialisme, il prend régulièrement position en faveur des mouvements de libération du Tiers-Monde, tout particulièrement le mouvement palestinien, les nationalismes arabes, l'Iran et le nationalisme indien. Il ne cache toutefois pas sa sympathie pour Donald Trump et Vladimir Poutine.

Son programme politique est centré sur l'arrêt total de l'immigration, sur la protection de l'environnement et sur une politique sociale en faveur des Suisses démunis. Il demande la nationalisation de la Banque nationale suisse, et l'emploi de ses bénéfices pour financer le système d'aide sociale et les retraites. Pour remédier à l'envolée des primes d'assurance maladie, il propose un système mixte : une caisse publique pour les citoyens suisses, et des caisses privées pour les résidents étrangers. Le parti demande l'abrogation des lois liberticides. Il inclut aussi dans son programme des mesures favorables à la circulation automobile.

Relations avec les autres mouvements et organisations de la mouvance nationale en Suisse

Suisse alémanique

Le PNS n'a existé qu'en Suisse romande. Il se considère comme le parti-frère du Parti des Suisses d'orientation nationale (PNOS), fondé en 2000 et actif, lui, uniquement en Suisse alémanique. Si les deux partis affirment entretenir des relations suivies, il n'y a aucun lien organique entre eux et, surtout, leurs activités communes se limiteront aux commémorations du Grütli.

Suisse romande

Dès sa création, le PNS refuse toute alliance avec d'autres groupes ou partis de la mouvance nationale, affirmant être le seul et unique parti des patriotes. Le PNS se déchaîne d'emblée contre l'Union démocratique du centre, qu'il accuse d'être « vendue à l'économie, aux Américains et aux sionistes ». Le petit parti des Démocrates suisses (autrefois Action nationale) est traité de « centriste », de « traître  » et de « conservateur frileux ». Le PNS ne montre même aucun intérêt non plus pour les travaux et les conférences des cercles de la « Nouvelle droite » de Suisse romande, comme le Cercle Proudhon.

Surtout, depuis la création de Résistance helvétique en été 2014, le PNS va user une grande partie de son énergie à attaquer et injurier le nouveau mouvement, au point de choquer ses propres sympathisants. Certains d'entre eux déploreront publiquement que leur parti semble n'avoir comme ennemis prioritaires que l'UDC et Résistance helvétique, et non les forces mondialistes.

Cette attitude sectaire va lui aliéner nombre de ses soutiens. Même les Suisses-allemands du PNOS vont se mettre à entretenir des contacts bien plus réguliers avec Résistance helvétique qu'avec le « parti-frère » PNS.

Entre l'été 2019 et février 2020, le PNS va tenter de changer de stratégie, en prenant contact avec de jeunes UDC. Il parvient même à organiser une soirée commune avec Résistance helvétique en février 2020. Toutefois, cette réorientation semble avoir eu lieu bien trop tard pour donner des résultats.

Articles connexes

Notes et références