Remigration

De Metapedia
Aller à : navigation, rechercher

Le concept de Remigration (parfois orthographié rémigration ou réémigration) désigne le retour, volontaire, organisé ou contraint, des immigrés extra-européens dans leur pays d'origine.

Manifestation sous le mot d'ordre de la remigration, organisée à Vienne en juillet 2024 par le mouvement identitaire autrichien. Parmi les 500 jeunes présents se trouvaient des militants venus d'Allemagne, de Suisse, de Hongrie, du Portugal.

Une proposition identitaire

Le terme est un néologisme récent. Dans les décennies précédentes, les mouvements nationalistes réclamaient l'arrêt de l'immigration, l'expulsion des étrangers en situation illégale, ou évoquaient la promotion du rapatriement des extra-européens.

Le nouveau concept a été essentiellement développé en tant que proposition politique par la mouvance identitaire à partir des années 2010. En effet, il est popularisé pour la première fois en France lorsque le Bloc identitaire organise à Paris en novembre 2014 les Assises de la remigration. Toutefois, le terme a également été employé par Henry de Lesquen, sous la forme de ré-émigration.

En réaction à l'augmentation drastique de la criminalité allogène en Italie, le mouvement Casapound lance en janvier 2025 une pétition pour la remigration, récoltant des signatures dans tout le pays.

En France, Éric Zemmour annonce lors de la campagne présidentielle de 2022 vouloir créer un « ministère de la Remigration ». En revanche, Marine Le Pen, à la tête du Rassemblement national, s'est toujours déclarée hostile à cette idée, tout comme Jordan Bardella.

Le militant identitaire autrichien Martin Sellner décrit la remigration comme un processus politique, graduel, et pacifique de retour des populations extra-européennes vers leurs pays d’origine.

Pourtant, dans les grands médias, la notion est systématiquement présentée comme un concept raciste ou « extrémiste ».

Des mobilisations à l'échelle européenne

La marche de Vienne

Chaque année, depuis 2013, l'Identitäre Bewegung Österreich organise au début de l'été une marche à travers la capitale autrichienne, à laquelle participent aussi des militants d'autres pays, notamment d'Allemagne, de France, du Portugal, d'Italie, de Roumanie, de Slovénie, des Pays-Bas et de Suisse.

La marche du 20 juillet 2024 a vu converger 500 militants, celle de 2025 plus de 600.

Le défilé de l'édition de 2025 a rassemblé 600 participants, derrière des banderoles portant « Send them back » et « Can’t stop remigration », ainsi que « Remigration – Sauvez notre nation », « Europa, Jugend, Reconquista » (Europe, jeunesse, reconquête), « Wien ist unsere Stadt » (Vienne est notre ville). Cette année-là, pour la première fois participaient également des militants slovènes.

A chaque fois, des activistes d'extrême gauche se définissant comme antifa ont organisé des contre-manifestations le long du parcours de la marche identitaire, mais ne sont jamais parvenu à perturber l'événement.

Les « sommets de la remigration »

Le 17 mai 2025, un premier sommet de la remigration, baptisé ReSum25, se tient à Milan. Près de quatre cents militants, universitaires et élus y ont participé.

ReSum25.png

Parmi les intervenants, sous la modération de Andrea Ballarati, on a dénombré Martin Sellner, Jared Taylor, les Portugais Pedro Faria et Afonso Gonçalves, Lena Kotré, élue allemande de l’AfD, la néerlandaise Eva Vlaardingerbroek, les Américaines Cyan Quinn, issue du White Papers Policy Institute, et Jacky Eubanks, militante issue de l’organisation Turning Point USA, le Flamand Dries Van Langenhove, John MacLoughlin du Parti national irlandais, Kenny Smith, représentant britannique du Homeland Party, Hilaire Bouyé, jeune président de Génération Z, les jeunes du parti français Reconquête, Jean-Yves Le Gallou, Frederik Jansen du Forum pour la démocratie des Flandres.

Le maire de Milan, Giuseppe Sala, s'est publiquement opposé à ce rassemblement. Par ailleurs, plusieurs citoyens allemands, ayant prévu d’assister à la conférence, ont été empêchés d’embarquer à l’aéroport par les autorités de leur pays, sous le motif que leur présence nuirait à la « réputation » de l’Allemagne. Pourtant, à la stupeur générale, ces mêmes militants sont apparus sur scène à Milan, ovationnés pour avoir déjoué les filets de la surveillance.

Un deuxième sommet est prévu à Oslo. Renaud Camus y est déjà prévu comme intervenant.

La réception parmi les partis patriotiques

Au début janvier 2026, le compte Twitter de la maison blanche publie une photo de Donald Trump avec le mot « remigration ». Le président du parti patriotique autrichien FPÖ Herbert Kickl fait de même, ainsi que le co-chef de file des élus du parti patriotique allemand AfD au sein du Parlement de Saxe-Anhalt et candidat de tête du parti pour les élections pour le Parlement de Saxe-Anhalt de septembre 2026 Ulrich Siegmund, ainsi que le président du parti suisse Mass-Voll! Nicolas Rimoldi.

La coprésidente fédérale du parti patriotique allemand Alternative pour l'Allemagne (AfD) Alice Weidel se prononce en faveur de la « remigration de tous les citoyens syriens arrivés depuis 2015, ainsi que des personnes obligées de quitter le pays qui y sont tolérées et des dangereux et des criminels ».

Bibliographie

Document vidéo

  • Vidéo « La Remigration : un projet fou ou le seul moyen de sauver l'Europe ? », sur la chaîne Ego Non (décembre 2025) : [1]