Massacre de la via Acca Larentia

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Les martyrs de la via Acca Larentia
Affiche du souvenir pour le trentième anniversaire
Le massacre de la via Acca Larentia est un des épisodes les plus sanglants du terrorisme d'extrême gauche « antifasciste » contre la Droite nationale.

Chaque année, les nationalistes italiens organisent une cérémonie commémorative à la Via Accia Larentia pour rendre hommage à leurs martyrs assassinés.

Les faits


Le 7 janvier 1978, en sortant de la permanence de la section du Mouvement social italien de la via Acca Larentia à Rome, pour aller distribuer des tracts dans le quartier populaire de Tuscolano pour un concert du groupe de musique alternatif Amici del Vento, trois jeunes nationalistes essuient le feu croisé d’un commando de militants d’extrême gauche dotés d’armes automatiques. Franco Bigonzetti (20 ans), étudiant en médecine, meurt sur le coup tandis que Francesco Ciavatta (18 ans), lycéen, décédera peu de temps après durant son transfert à l’hôpital. Vincenzo Segneri, quant à lui, blessé, parvient à se réfugier dans le local et à refermer la porte blindée.

Aussitôt la nouvelle diffusée, des militants de toute la ville de Rome se rendent sur les lieux où l’arrogance des journalistes présents dépasse toutes les limites. Ainsi, un reporter de la RAI jette avec mépris son mégot dans la flaque de sang de Francesco. La réaction de l'assistance est immédiate et véhémente. Pour dégager les journalistes du mauvais pas où ils se sont mis, les forces de l’ordre chargent et lancent des grenades lacrymogènes.

Stefano Recchioni, militant du Fronte della Gioventù et guitariste du groupe Janus, est alors abattu délibérément par le Capitaine Edoardo Sivori commandant les carabiniers. Il décédera deux jours plus tard à l’hôpital.

Quelques mois après la tragédie Antonio Ciavatta, le père de Francesco, un simple ouvrier, en profonde dépression depuis l'assassinat de son fils, se donnera la mort en se défenestrant.

Le premier anniversaire

Le 10 janvier 1979, le premier anniversaire est l'occasion d'une importante manifestation du souvenir organisée par le Front de la jeunesse.

Alors qu'il rentre chez lui après la commémoration, un militant de 17 ans, Alberto Giaquinto, est approché par une voiture de police banalisée. Le policier en civil Alessio Speranza descend du véhicule et abat de sang-froid le jeune militant. Il va baigner dans son sang durant une vingtaine de minutes. Transporté bien trop tard à l'hôpital, il décède de ses blessures.

Au cours de sa lente agonie, les policiers se précipitent chez ses parents et se livrent à une perquisition sans aucun mandat, espérant mettre la main sur des armes. Ils ne trouveront ni arme ni quoi que ce soit de compromettant.

Fausse coïncidence ?

Les enquêteurs établiront bien plus tard qu'un pistolet-mitrailleur de type Skorpion, utilisé lors des faits, avait été acheté en 1971 par un célèbre chanteur italien, Jimmy Fontana, pour sa collection. Selon ses déclarations postérieures aux enquêteurs, le chanteur aurait revendu l'arme en 1977 au commissaire de police Antonio Cetroli. L'arme disparaît ensuite. Lors d'un interrogatoire, le commissaire, qui a entretemps quitté la police, affirme d'abord l'avoir vendue illégalement, mais il revient ensuite sur ses déclarations.

Ce qui est prouvé par les expertises balistiques, c'est que ce pistolet-mitrailleur, utilisé lors du massacre d'Acca Larentia, est par la suite employé lors de plusieurs assassinats commis par les Brigades rouges, comme celui de l'économiste Ezio Tarantelli en 1985, celui de l'ancien maire républicain de Florence Lando Conti en 1986 et celui du sénateur démo-chrétien Roberto Ruffili en 1988. Il est saisi la même année dans une « planque » des Brigades rouges, à la via Dogali 11 à Milan.

Le trentième anniversaire


Plaque commémorative des martyrs d'Acca Larentia

Lors des cérémonies pour les trois victimes étaient présents : Gianfranco Fini (qui à l'époque des faits dirigeait le Front de la jeunesse), les anciens ministres Maurizio Gasparri et Gianni Alemanno, ainsi que Lucas Romagnoli, secrétaire général du Mouvement social Flamme tricolore et Francesco Storace du parti La Destra.

Le maire de Rome, Walter Veltroni (un ancien cadre du Parti communiste), a décidé à cette occasion de donner le nom des trois victimes à une rue romaine.

L'impunité des assassins

Le massacre de la via Acca Larentia a été revendiqué par les Noyaux armés de contre-pouvoir territorial au nom de « l’antifascisme militant ». Les membres du commando (Livia Todini, Mario Scrocca, Fulvio Turrini, Cesare Cavallari, Francesco de Martiis et Daniela Dolcefurent), tous membres du groupe Lotta continua, furent arrêtés et jugés en 1987, mais ils furent tous acquittés pour insuffisance de preuves.

Sources