Front national de la jeunesse

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Visuel FNJ
Campagne du FNJ (2009)
Campagne du FNJ (2010)
Affiche du FNJ - Régionales 2010
Autocollant du FNJ - Régionales 2010
Autocollant du FNJ (2010)
Le Front national de la jeunesse (FNJ) est un mouvement de jeunesse affilié au Front national (FN), créé en 1973 par Jean-Marie Le Pen. Sa directrice nationale est Nathalie Pigeot, et son porte-parole, Julien Rochedy. Mais par tradition, le président statutaire du FNJ demeure le président du FN, soit actuellement Marine Le Pen

Le Front national de la jeunesse accueille les jeunes militants frontistes âgé de seize à trente ans inclus (vingt-cinq ans jusqu'en 2011).

L'emblème du FNJ est un fer de lance tricolore, déclinaison de la flamme du Front national.

Sommaire

Histoire du FNJ

Période allant de fin 1998 à la campagne présidentielle de 2002

La fin de l’année 1998 voit le Front national se scinder en deux. Depuis plusieurs années déjà, la direction du Renouveau étudiant était acquise à Bruno Mégret: c’est donc tout naturellement à partir de cette base que Mégret peut lancer son offensive de séduction en direction de la jeunesse juste après avoir donné le signal des hostilités, le 5 décembre. Samuel Maréchal (alors gendre de Jean-Marie Le Pen et directeur national du FNJ depuis 1992) est alors l’objet d'une campagne de diffamation. La jeunesse frontiste entre elle aussi en crise. Le FNJ voit une partie de ses cadres et de ses militants le quitter.

Le 6 février 1999, à l’occasion d’un conseil national FNJ, Samuel Maréchal cède officiellement sa place à Guillaume Luyt, qui a été son directeur de campagne lors des élections régionales de l'année précédente dans les Pays de la Loire. L’orientation que celui-ci définit est claire : recentrage sur les « fondamentaux », c'est-à-dire le militantisme de terrain. Et le FNJ tient sa place lors des élections européennes de 1999: "L’avenir nous appartient", clament ses affiches de campagne. Le mouvement jeune vient de fêter ses 25 ans à l’occasion d’une convention d’Euronat-jeunesse, en juin, avec ses camarades européens.

En cet été 1999, le ministre communiste de la jeunesse et des sports, Marie-Georges Buffet, annonce de nouvelles mesures très restrictives relatives au scoutisme et aux mouvements de jeunesse qui échappent trop à la tutelle de son ministère. Par le biais de ces nouvelles réglementations très contraignantes, notamment en ce qui concerne l’encadrement et les conditions des activités de plein air, le but affiché est d’achever de « domestiquer » la jeunesse. Le FNJ, réuni en université d’été, décide de réagir vigoureusement. La très offensive campagne "Oui au scoutisme Non au stalinisme" est lancée, et Guillaume Luyt entreprend pendant tout le mois de septembre une tournée des fédérations FNJ, alliant conférences de presse et rencontres avec les militants: en tout, près d’une quinzaine en un mois ! Et la campagne est un succès militant, notamment dans les milieux scouts. Elle relance le FNJ au début d’une année qui s’annonce sans élections. Le FNJ en profite pour se restructurer et recruter, avec un soin tout particulier apporté à la formation.

L’année 2000 est marquée pour le FN par son Congrès de Paris, fin avril. Guillaume Luyt espérait entrer au Bureau politique du FN. Ce n'est pas le cas et il se voit préférer Farid Smahi. Il démissionne alors de ses responsabilités et est remplacé par Erwan Le Gouëllec, secrétaire régional FNJ de Bretagne-Pays de la Loire. Le premier acte militant de l’ère Le Gouëllec est un coup de maître, puisqu’en juin 2000 est lancée la campagne "Tu niques la France – Dégage !". Elle se traduit instantanément par une vague d’adhésions et un regain très net du militantisme.

En 2001, les élections municipales et cantonales voient le FNJ fournir un grand nombre de candidats, mais aussi d’élus, notamment dans l’Oise (4 élus issus du FNJ rien qu’à Noyon, près de 150 candidats de moins de 25 ans aux cantonales). Il répond aussi présent pour épauler la campagne militante d’un grand nombre de candidats plus âgés.

Juste après l’université d’été, en juillet, s’élançant de Neuvy-sur-Barangeon, c’est la caravane des plages, soit 35 jeunes militants sillonnant toutes les côtes de France (8000 kilomètres) pendant plus d’un mois dans 6 camping-cars aux couleurs du candidat Le Pen. Ce lancement militant de la campagne présidentielle de 2002 est une immense réussite : 1 million de tracts distribués, 100 000 affiches collées, des dizaines de milliers de gadgets offerts aux plaisanciers, et des centaines de milliers de Français rencontrés et séduits par les militants.

Erwan Le Gouëllec quitte la direction du FNJ et Louis-Armand de Béjarry, nommé pour le remplacer en septembre 2001 par le bureau politique du FN, est intronisé par les militants lors de la fête des BBR.

L’hiver 2001 – 2002 est mis à contribution par le FNJ pour organiser de grands week-ends régionaux de militantisme : Franche-Comté, Pays de la Loire, PACA, Rhône-Alpes, etc., presque toutes les régions bénéficieront de cette grande animation militante de campagne. En février a lieu la grande convention présidentielle de Lyon. 600 jeunes y participent, aisément reconnaissables à leurs tee-shirts bleus et rouges à l’effigie de Jean-Marie Le Pen ! Ils en profitent pour tenir leur propre convention le samedi, franc succès dont toute la presse fera état. Le FNJ et les fédérations alternent alors présence massive dans toutes les réunions publiques de Jean-Marie Le Pen et militantisme forcené sur le terrain, à l’aide notamment d’un très beau tabloïd (tiré à 150 000 exemplaires) et d’un autocollant (trois tirages de 200 000 exemplaires chacun). La forte présence de jeunes dans la campagne est révélatrice : quelque chose est en train de se passer…

Le Pen est présent au second tour. 20 % des jeunes ont voté pour lui, 12 % pour Jospin, et 10 % pour Chirac. Jean-Marie Le Pen est donc très largement vainqueur, comme en 1995, chez les 18 – 25 ans, obtenant presque autant de voix que Chirac et Jospin réunis. Le travail incessant du FNJ a porté ses fruits. Le samedi 27 avril, alors que la presse annonce des manifestations hostiles dans toute la France, le FNJ réunit à l’invitation de Jean-Marie Le Pen des centaines de responsables des comités de soutien jeunes d’Ile-de-France et des régions limitrophes, pour les remercier de leur action et leur faire transmettre aux militants ses encouragements.

Point d’orgue de cet entre-deux tours, arrive le 1er mai. Ce jour, 10 000 tee-shirts bariolés sont distribués aux jeunes qui défilent juste derrière leur candidat. Bientôt, on est en rupture de stock et les jeunes continuent d’affluer rue de Rivoli. Plus de 10 000 jeunes défileront donc en ce jour historique pour le FNJ et pour la France.

Sans plus attendre, il faut se remettre au travail pour les législatives de juin. Le FNJ présentera des candidats dans une trentaine de circonscriptions (sur 577), qui se signalent par leur entrain et leur combativité. Aucun ne sera élu, à l’instar des candidats frontistes plus âgés. Et, pour conclure cette année forte en émotions, l’université d’été rassemblera 150 jeunes avant de prendre des vacances militantes bien méritées.

Organe de presse du FNJ

Jusqu'en 2008, le FNJ eut sa propre publication, le bulletin Agir. En octobre 2010, il fut remplacé par Les Jeunes au Front, un bimestriel. Si le contenu de ce bulletin est classique, la forme, elle, ne l’est pas et les collaborateurs du FNJ ont choisi de donner le jour à un dazibao. C’est-à-dire que Les Jeunes au Front est un journal d’un très grand format imprimé sur une seule page en recto-verso. Il y a plusieurs intérêts à ce type de maquette : le périodique peut en effet se vendre, mais aussi se coller comme une affiche et, une fois plié, se distribuer comme un tract. À l’origine dénomination des journaux muraux des dissidents chinois, le terme dazibao désigne maintenant tous les organes militants de ce type.

Direction du FNJ

Directeurs nationaux (1973-2009)

Vacance (juin 2005 - novembre 2005)

Vacance (février 2009 - juin 2009)

Coordinateur national (2009-2011)

Directrice (2011- )

Hymne

Jusqu'en août 2011, l'hymne du Front national de la jeunesse est Les Lansquenets, chant nationaliste provenant du Vigä över daggstànkka berg suédois. Des patriotes belges reprirent ultérieurement ce chant sous le nom de Faldera.

Suivant l’orientation politique de celui qui le chante, la fin de la deuxième strophe du troisième couplet pouvait varier : « nouveau et national », « nouveau et impérial », « catholique et royal », « chrétien et national »


Ce monde vétuste et sans joie, faïlala,

Croulera demain devant notre foi, faïlala,

- Et nos marches guerrières feront frémir la terre

Au rythme des hauts tambours des lansquenets (bis)


Que nous font insultes et horions, faïlala,

Le jour viendra où les traîtres paieront, faïlala,

- Qu’ils freinent donc, s’ils l’osent, notre ascension grandiose

Que rythment les hauts tambours des Lansquenets. (bis)

Nous luttons pour notre idéal, faïlala,

Pour un ordre nouveau et national, faïlala,

- Et à notre heure dernière, nous quitterons la terre

Au rythme des hauts tambours des Lansquenets. (bis)

Contact

  • Front national de la jeunesse (FNJ), 78 rue des Suisses, 92000 Nanterre - Tél.: 01.41.20.20.80 - Courriel: [email protected]

Liens externes

Liens des fédérations

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