Derek Holland
Derek Holland est un militant national-révolutionnaire britannique.
Après avoir été un cadre du National Front, il a quitté ce parti pour fonder l'International Third Position.
Sommaire
Biographie
Holland est né en Angleterre dans une famille catholique d'origine gaélique irlandaise.
Au National Front
Ayant grandi à Huntingdon, il effectue des études au Cambridgeshire College of Art and Technology, puis à l'école polytechnique de Leicester où il étudie l'histoire.
Il commence à militer au National Front et à son organisation étudiante Young National Front en particulier.
Après ses études, il s'engage encore plus activement dans le parti. Il est l'un des principaux rédacteurs du journal du parti, Nationalism Today, mais est également l'un des auteurs de Rising, une revue indépendante du NF, qui met l'accent sur les besoins de formation des militants. Elle s'efforce de faire connaître aux jeunes militants par exemple l'œuvre de Julius Evola et des figures comme celle de Corneliu Zelea Codreanu. Holland affirme ainsi la nécessité d'un engagement plus poussé des militants, en développant le thème du soldat politique. Il devient ainsi l'une des figures principales d'une tendance radicale et nationale-révolutionnaire du parti.
En 1984, après la démission d'Andrew Brons, c'est la tendance « conservatrice-populiste » du National Front qui reprend la présidence du parti, avec Martin Wingfield. Sous sa présidence, les deux tendances, les conservateurs-populistes qu'on appelle les The Flag NF (du nom de leur revue théorique) et les nationaux-révolutionnaires que l'on appelle le groupe des Official NF, cohabitent peu ou prou.
Mais en 1986, c'est le groupe des nationaux-révolutionnaires qui arrivent à la tête du parti. Derek Holland, Nick Griffin et Patrick Harrington forment une présidence à trois têtes.
En 1988, les trois hommes se rendent en Libye pour une visite officielle.
La rupture
Malgré la position de Holland et de Griffin à la tête du parti, les tensions avec les conservateurs-populistes, que Holland appelle la « bureaucratie du parti », deviennent de plus en plus vives. Les nationaux-révolutionnaires semblent perdre espoir de transformer le parti. Certes, les conservateurs-populistes veulent aussi le transformer, mais dans un sens totalement contraire : ils souhaitent en faire un parti « centriste », acceptable aux yeux des médias. Les positions des deux ailes paraissent de plus en plus inconciliables.
Au printemps 1990, Holland annonce que les nationaux-révolutionnaires quittent le National Front. Il affirme notamment que la « bureaucratie du parti », dans un souci de rendre le NF « centriste », a demandé le retrait du programme de la notion de rapatriement des immigrés extra-européens. De même, les adversaires de Holland auraient jugé nocives pour l'image médiatique du parti les positions pro-arabes, pro-libyennes, propalestiniennes, pro-iraniennes et antisionistes prônées par Holland, et auraient demandé leur mise à ban. De même, de nombreuses conceptions mises en avant par Holland, comme celles de soldat politique, de pouvoir populaire et de révolution spirituelle, auraient été jugées trop radicales et contre-productives par la « bureaucratie », qui par ailleurs avait suggérer de transformer le NF en société à responsabilité limitée, donc en une entreprise capitaliste[1].
L'International Third Position
Il participe alors avec Michael Fishwick, Nick Griffin et Roberto Fiore, à la création de l'International Third Position (ITP).
Dans la seconde moitié des années 1990, Derek Holland s'éloigne peu à peu de la politique active. Sa dernière apparition publique se fait lors d'une convention nationaliste suédoise en 2002 (organisée par Nationaldemokratisk Ungdom, l'aile jeunesse du parti national-démocrate).
Publications
en anglais
- The Political Soldier - A Statement, 1984.
en français
- Le Soldat politique, [texte de 1984, revu et augmenté], préface d'Yvan Benedetti, Reconquista Press, 2017, 69 p.