Les Décombres

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Les Décombres, écrit de juillet 1940 à mai 1942 entre Moras-en-Valloire, Vichy et Neuilly-sur-Seine, est un pamphlet de l'écrivain et critique de cinéma Lucien Rebatet publié à l'été 1942 aux Éditions Denoël. Il constitue un témoignage historique précieux sur la Collaboration et le fascisme en France.

Lucien Rebatet y expose sa critique des maurrassiens et son soutien au national-socialisme allemand ; il vilipende les juifs et les politiciens de la Troisième République qu'il désigne comme les responsables de la ruine de la France.

Tiré à environ 65 000 exemplaires, ce livre fut un livre à succès durant l'Occupation. Il a été réédité (expurgé de 125 de ses pages les plus antisémites) par Jean-Jacques Pauvert en 1976 sous le titre Mémoires d'un fasciste (deux tomes : le tome 1 reprend Les Décombres, le tome 2 en est la suite), puis en 2005 par les Éditions de La Reconquête, et en 2006 par les Éditions de l'Homme libre.

Les Décombres se distingue par son ton particulièrement polémique. Rebatet y attaque ainsi violemment l'Action française, rebaptisée « Inaction française[1] », et notamment son chef, Charles Maurras, qu'il traite de « faux fasciste ». L'historien Jacques Bainville est de même écorné au passage pour ses positions antihitlériennes[2] ; Rebatet rappelle par ailleurs que le livre Les Dictateurs de Bainville a été aux trois-quarts écrit par des nègres, dont sans doute Robert Brasillach pour la partie consacrée à l'Italie et l'Espagne et lui-même pour les Soviets et le Portugal[3].

Notes et références

  1. Lucien Rebatet, Les Décombres, Éditions Denoël, 1942, p. 111.
  2. « Plus la France bêtifiait, s'avachissait, et plus nous nous sentions lucides. L'arithmétique de Maurras, "Hitler ennemi N° 1", nous portait sur les nerfs [...] Jacques Bainville, l'homme le plus averti de l'Allemagne dans l'Action Française, avait couvert de son nom des phrases comme celles-ci : "Hitler parle toujours des Juifs avec une haine profonde et une absence complète d'esprit critique… Les idées que semble se faire l'auteur de Mein Kampf sur le développement de la "nation juive" à travers le monde sont si grossières qu'on se demande s'il ne s'agit pas d'images frappantes destinées à la foule, aux troupes, aux sections d'assaut, de mythes créateurs d'énergie beaucoup plus que de raisonnements sincères." » (Les Décombres, p. 53)
  3. Ibid.

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