Franz Schauwecker

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Franz Schauwecker, né le 26 mars 1890 à Hambourg et mort le 31 mai 1964 à Günzburg, est un officier, écrivain et un publiciste allemand.

Il est l'une des figures de la mouvance national-révolutionnaire de la Révolution conservatrice allemande, et l'un des porte-parole du « nationalisme soldatique », le courant initié par Ernst Jünger.

Biographie

Schauwecker est le fils d'un employé des douanes. Son père doit régulièrement changer de poste, ce qui entraîne des changements de domicile fréquents, et des changements d'écoles pour ses enfants.

Franz Schauwecker effectue des études en histoire de l'art et en littérature allemande aux universités de Munich, Berlin et Göttingen.

Lorsqu'éclate la Première guerre mondiale, il s'engage comme volontaire. Il est blessé deux fois. Engagé comme simple soldat, il finit la guerre avec le grade de lieutenant.

Démobilisé, il tente d'abord de reprendre ses études, avant de devenir écrivain et journaliste indépendant.

Dans ses écrits, il s'efforce d'exprimer, de différentes façons, l'expérience de la guerre, tout en combattant la République de Weimar. En 1919, il publie le roman de guerre Im Todesrachen. Die deutsche Seele im Weltkriege. Le roman est republié en 1927 dans une nouvelle édition sous le nom de Das Frontbuch. Il écrit d'autres textes en rapport avec l'expérience du front, comme Weltgericht (1920) et Der feurige Weg (1926). Il est l’un des premiers à avoir compris l’évolution de la guerre moderne vers le « combat de matériel ». En 1925-1926, il est l’un des animateurs, avec Ernst Jünger, de l’une des principales revues de la Révolution Conservatrice : Standard. Comme Ernst Jünger, il devient l'un des porte-parole de ce que Armin Mohler appellera le « nationalisme soldatique ». Pour lui, le soldat revenu du front doit former l'avant-garde d'un nouveau Reich. Il affine ses thèses dans son livre le plus connu, Aufbruch der Nation, publié en 1930.

En outre, il contribue au « nationalisme soldatique » en dirigeant des ouvrages collectifs, dont les deux volumes illustrés So war der Krieg. Zweihundert Kampfaufnahmen aus der Front (1927) et So ist der Friede. Die Revolution der Zeit in dreihundert Bildern (1928).

En 1931, adhère à la société pour l'étude du fascisme (Gesellschaft zum Studium des Faschismus). En 1932, il devient président de l'association nationale des écrivains allemands (NDS).

En octobre 1933, il est l'un des 88 écrivains à jurer le serment de fidélité à Adolf Hitler. Durant le Troisième Reich, ses œuvres sont largement diffusées. Il ne deviendra toutefois jamais membre de la NSDAP.

Outre ses récits de guerre et ses œuvres politiques, il écrit aussi des pièces de théâtre, des romans pour la jeunesse et des histoires d'animaux.

Après 1945, il s'installe à Günzburg sur le Danube. Il n'écrira plus. La totalité de ses livres seront par ailleurs interdits en République démocratique allemande.

Citations

  • « Nous devions perdre la guerre pour gagner la Nation ».
  • « C'est dans l'héroïsme du poste perdu, de la position gagnée, de la pleine solitude, là où l'on n'entend ni applaudissement, ni louange, ni remerciement, c'est là que ressort entièrement la vraie et pure intériorité de l'homme ».

Œuvres principales

  • Im Todesrachen. Die deutsche Seele im Weltkriege, Hal-Diek, 1919, 373 p.; 2ème éd. publiée sous le titre de Das Frontbuch, 1927, 375 p.
  • Weltgericht, 1920, 125 p.
  • Die Götter und die Welt, 1922
  • Der feurige Weg, 1926, 231 p.
  • So war der Krieg. 200 Kampfaufnahmen aus der Front, 1927
  • Aufbruch der Nation, 1930, 403 p.
  • Deutsche allein. Schnitt durch die Zeit, 1931, 343 p.
  • Brandenburgische Fahrt, 1932, 75 p.
  • Die Entscheidung, 1933, 133 p.
  • Krieg der Deutschen, 1933, 31 p.
  • Die große Sage. Wikinger erleben die Welt, 1934
  • Der Panzerkreuzer. Kriegsfahrt, Kampf und Untergang, 1938
  • Vor dem Sturmangriff, 1940
  • Der weiße Reiter, Roman, 1944