Droits de l'homme

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Droits de l'Homme, droit-de-l'hommisme Appareil central de l'idéologie moderne du progrès et de l’égalitarisme individualiste, et moyen d'instaurer une police de la pensée comme une destruction du droit des peuples.

Critères

La version américaine des Droits de l'Homme, dominante dans les institutions comme dans l'opinion internationale, pose quatre normes fondamentales, toutes indispensables à l'occidentalisation économique et politique du monde.

La première: le citoyen-consommateur individué prévaut sur ses communautés d'appartenance.

En second lieu, les habitudes culturelles sont secondaires, voire immorales, face à l'aspiration, dite naturelle et rationnelle, de tous les hommes à jouir de droits universels, « supra-culturels ».

En troisième lieu, ces droits portent en majorité sur la satisfaction de besoins (économiques) quantifiables, rationnellement et universellement définis par rapport au modèle occidental de la production et de la consommation. (On peut noter le « biologisme », de même évidemment que l'ethnocentrisme, de ce postulat).

En quatrième lieu, une organisation politique de la planète conforme aux normes juridiques occidentales est moralement et techniquement préférable à une liberté laissée aux formes locales de gouvernement[1].

Vers une Police de la Pensée mondiale

Synthèse de la philosophie politique (souvent mal comprise) du XVIIIe siècle, le droit-de-l'hommisme est l’horizon incontournable de l'idéologie dominante. Avec l'antiracisme, il fonctionne comme un des dispositifs centraux du conditionnement mental collectif, du prêt-à-penser et de la paralysie de toute révolte. Profondément hypocrite, l'idéologie des droits de l'homme s'accommode de toutes les misères sociales et justifie toutes les oppressions. Elle fonctionne comme une véritable religion laïque. L'« homme » n'est ici qu'un être abstrait, un consommateur-client, un atome. Il est frappant de constater que l'idéologie des droits de l'homme a été formulée par les Conventionnels de la révolution française en imitation des puritains américains.

L'idéologie des droits de l'homme a réussi à se légitimer en se fondant sur deux impostures historiques: celle de la charité et de la philanthropie, ainsi que celle de la liberté.

L'« homme » (notion déjà assez vague) ne possède pas de droits universels et fixes, mais seulement ceux qui découlent de chaque civilisation, de chaque tradition.

Aux droits-de-l'homme, il faut opposer deux notions centrales:

  • celle de droits des peuples (ou « droit des gens ») à l'identité,
  • celle de justice, cette dernière notion état variable selon les cultures et supposant que tous les individus ne sont pas également respectables.

Mais ces deux concepts ne sauraient reposer sur le présupposé d'un homme universel abstrait, mais plutôt sur celui d'hommes concrets, localisés dans une culture.

Critiquer la religion laïque des droits de l'homme n'est évidemment pas faire l'apologie de la sauvagerie, puisque l'idéologie des droits de l'homme a cautionné à maintes reprises la barbarie et l'oppression (le massacre des Vendéens ou des Indiens d'Amérique).

L’idéologie des droits de l'homme, prétexte de persécutions au nom du « Bien »

Elle ne représente nullement la protection de l'individu, pas plus que le communisme. Au contraire, elle s'impose comme un nouveau système oppressif, fondé sur des libertés formelles. En son nom, on va légitimer, au mépris de toute démocratie, la colonisation de peuplement de l'Europe (n'importe qui a le « droit » de s'installer en Europe), la tolérance envers les délinquances liberticides, les guerres d'agression menées en se réclamant du « droit d'ingérence », l'inexpulsabilité des clandestins colonisateurs; mais cette idéologie ne se prononce pas sur la pollution massive de l'environnement ou sur la sauvagerie sociale provoquée par l'économie globalisée.

Et puis, surtout, l'idéologie des droits de l'homme est aujourd'hui un moyen stratégique de désarmer les peuples européens en les culpabilisant dans tous les domaines. Elle est la légitimation du désarmement et de la paralysie. Les droits de l'homme sont une sorte d'assomption perverse de la charité chrétienne et du dogme égalitaire selon lequel tous les hommes se vaudraient.

L'idéologie des droits de l'homme est l'arme centrale actuelle de destruction de l'identité des peuples et de la colonisation allogène de l'Europe[2].

Articles connexes

Notes et références

  1. Guillaume Faye, L'Occident comme déclin, Paris, Editions du Labyrinthe, 1984, 85 p., p. 23-24.
  2. Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons : Manifeste de la Résistance européenne, Paris, L'AEncre, 2002, 292 p., p. 122-124.