Jeunesses patriotes

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Les Jeunesses patriotes étaient un mouvement nationaliste français, fondé en mars 1924 par Pierre Taittinger.

Les JP se transforment à l'automne 1935 en Parti national populaire, mais ce parti est dissous en juin 1936 par le gouvernement du Front populaire, en application de la loi du 10 janvier 1936 sur les « groupes de combat et milices privées ».

Histoire

1925

Le 23 avril 1925, à la sortie d'une réunion électorale des Jeunesses patriotes, rue Damrémont à Paris, plusieurs « groupes de combat » communistes tirent sur le service d'ordre des JP. Quatre jeunes sont tués (Edmond Marchal, Edgar Tillet, Edmond Trullet, Maurice Ricaud) et une cinquantaine d'autres participants sont blessés. Le député Pierre Taittinger, visé par plusieurs tireurs, a de la chance de sortir indemne. L'affrontement se termine sur le quai du métro (la hache de secours est utilisée), sans que la police, présente sur les lieux, intervienne. L'un des membres du commando, acquitté par les tribunaux, sera embauché au siège de L'Humanité.

Charles Maurras écrit une lettre ouverte au ministre de l'Intérieur, Abraham Schrameck: « Ce serait sans haine et sans crainte que je donnerai l'ordre de répandre votre sang de chien si vous abusiez du pouvoir public pour ouvrir les vannes du sang français répandu sous les balles et les couteaux des bandits de Moscou que vous aimez. »

Un mouvement « fasciste » français?

Si la propagande de la gauche a systématiquement présenté les Jeunesses patriotes comme l'incarnation d'un « fascisme » français, il s'est en réalité agi d'un mouvement plutôt conservateur, dénué d'un souffle de type révolutionnaire. L'historiographie actuelle a ainsi abandonné cette idée depuis longtemps.

Bibliographie

  • Jean Philippet, Le temps des ligues. Pierre Taittinger et les jeunesses patriotes (1919-1944), Institut d'études politiques de Paris, thèse de doctorat d’histoire sous la direction de Raoul Girardet, 2730 p., mars 2000.
  • Jean Philippet, « La crise du parti nationaliste (PRNS, successeur des Jeunesses Patriotes) à la fin des années trente », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 109, 3, juillet-décembre 2002, p. 79-93.
  • Jean Philippet, « Les Jeunesses Patriotes : ligue, milice ou parti ? », in Olivier Dard, Nathalie Sévilla (dir.), Le phénomène ligueur sous la Troisième République, Centre Universitaire Lorrain, 2009, pp. 178-194.
  • Robert Soucy, « Centrist fascism : The Jeunesse Patriotes », Journal of Contemporany History, Vol. 16, 1981, pp. 349-368.