Racisme anti-blanc
Le Racisme anti-blanc est un racisme dirigé spécifiquement contre la communauté blanche ou europoïde, qu'elle soit minoritaire ou majoritaire sur le lieu où cette forme de racisme apparaît.
Sommaire
Analyse
Selon l'idéologie antiraciste, le racisme ne peut frapper que les minorités. Il en ressort une certaine difficulté à faire reconnaître un racisme anti-blanc dans les pays à majorité blanche.
Ainsi, eux qui s’évertuent à prétendre que « le racisme anti-Blancs n’existe pas » ne contestent pas l’existence d’insultes et de violences commises spécifiquement à l’encontre des Blancs mais affirment deux choses : d’une part, que l’expression de « racisme antiblancs » aurait été forgée par l’« extrême droite » et que la reprendre à son compte revient à promouvoir une vision raciste de la société ; et, d’autre part, que ces faits sont des actes isolés, tandis que le vrai racisme est un système global de domination en vertu duquel les Blancs jouissent de « privilèges » et les « personnes racisées» souffrent de « violences systémiques »[1].
Pourtant, les travaux d’un historien comme Emmanuel Debono, peu suspect de sympathie pour la droite nationale, titulaire d’un doctorat en histoire à Sciences Po Paris et auteur au CNRS d’un livre portant sur les « origines de l’antiracisme » (qui retrace la genèse dans l’entre-deux-guerres de la Ligue contre l’antisémitisme, devenue aujourd’hui la Licra)[2] rappelle que le racisme anti-Blancs émerge dans le débat public au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans le contexte de décolonisation. L’expression « blancophobie » était déjà employée aux Antilles dès la fin du XIXe siècle pour désigner l’attitude hostile envers les colons. Puis, dans un contexte de décolonisation traumatique et face aux conséquences en métropole de l’agitation suscitée par des mouvements de libération dans les anciens territoires de l’empire colonial, la Lica, ancêtre de la Licra, mettait en garde dès les années 1960 contre la montée d’un « néoracisme anti-Blancs ».
L'idée d’un « racisme structurel » a été utilement critiquée par le philosophe Pierre-André Taguieff, qui montre comment cette invention forgée par les militants afro-américains des années 1960 vise en réalité à ne réfléchir au racisme que pour l’imputer exclusivement aux Blancs, l’antiracisme devenant, paradoxalement, une arme politique destinée à s’en prendre aux Blancs en tant que groupe constitué. Ce nouvel antiracisme participe non seulement à rétablir une analyse raciale des rapports sociaux mais justifie même la disqualification politique des Blancs, si ce n’est leur discrimination au nom des politiques d’« affirmative action ».
La négation du racisme anti-Blancs repose en fait sur une tautologie : la seule façon d’en nier l’existence consiste à adopter une définition du racisme qui postule en réalité, à l’appui d’une lecture résolument postcoloniale des rapports sociaux en Occident, que le racisme ne peut qu’être une attitude commise par des Blancs à l’égard de personnes « racisées ». Il faudrait présupposer l’inexistence du racisme anti-Blancs pour démontrer qu’il ne revêt aucune réalité effective : c’est un raisonnement circulaire, et par conséquent très fragile. Mais ancré néanmoins dans le discours intellectuel dominant[3].
Le racisme anti-blanc dans le monde
En France
Le concept de racisme anti-blanc a d'abord été formulé et diffusé dans la mouvance de la droite nationale, comme, en France le Front national, le Mouvement national républicain, l’AGRIF , le Bloc identitaire, etc.
En 2001, l'essayiste Guillaume Faye publie un Pourquoi nous combattons, où il dénonce vigoureusement le racisme antiblanc : « On passe sous silence le racisme anti-blanc, jamais réprimé, alors qu'il est omniprésent. Le racisme est une voie à sens unique. Seuls les Européens de souche seraient intrinsèquement coupables de ce péché originel »[4].
L’emploi de ce terme se répand ensuite répandu en dehors de la sphère des droites radicales à partir de 2005, suite à l’appel du 25 mars soutenu par des personnalités comme Ghaleb Bencheikh, Alain Finkielkraut, Bernard Kouchner et Jacques Julliard, ainsi que par l'association Hachomer Hatzaïr.
Documents
Prologue de l'ouvrage Sale blanc ! de Gérald Pichon
- « Trop seul, trop pâle,
- Trop seul pour qu’on te craigne
- Trop pâle pour qu’on te plaigne »
- Vae Victis (groupe de rock identitaire français)
C’est un petit garçon rentrant en sang chez lui, une adolescente terrorisée à l’idée de sortir, un jeune homme tombé sous des coups d’une violence inouïe, une grand-mère martyrisée que sa famille n’oubliera jamais. Tous ont connu la détresse, la peur, les sanglots étouffés, la solitude. Aucun ne pourra oublier ces scènes de violences maintes fois rejouées. Ces souvenirs qui restent et ceux qui s’envolent, ce traumatisme que l’on n’oubliera jamais. Combien de fois revoit-on la scène ? Et si, en fin de compte, nous l’avions provoquée ? Pourquoi moi, pourquoi nous ? Pourquoi toi et pourquoi vous, les agresseurs, les violeurs et les violents ? Pourquoi cette rencontre entre toi et moi, entre nous et vous ? Pourquoi moi et nous et pas lui et eux ? Pourquoi moi et pas toi ? Le hasard ? Le destin ? Dieu ou le diable ? Qu’a-t-on fait ou pas fait pour mériter ça?
Tu brandis un poing vengeur, tu as l’air énervé, tu as juste le temps de maugréer un « sale Blanc » avant de lui couper le fil de la vie, de lui enlever sa confiance dans les hommes ou de le laisser vieillir en paix. Devant les policiers, les tribunaux, vous, les agresseurs, justifierez votre acte. Tout y sera et même plus. Nous vous écouterons avec attention, avec une inquiétude mêlée d’espoirs : nous pourrons alors enfin comprendre cette agression, ce viol, cette mort… Procès, prison, amendes pour vous. Perte de confiance, peur et parfois oubli pour nous. Plus tard, vous vous moquerez de la victime, vous vous jouerez d’elle. « Victime ! Victime ! », c’est devenu la nouvelle insulte à la mode dans les cours de récréation. Vous ne regrettez rien, ou si peu. Vous êtes en guerre, nous sommes en pleurs. Si on ne t’a rien dit sur moi alors pourquoi nous ? C’est notre gueule, notre visage, notre faciès qui ne vous reviennent pas ? Oui…. trop pâle, trop blanc, trop simple… pas assez couleur locale dans ce quartier, cette ville. Cette époque ?
Alors, t’as pas compris encore « petit Blanc » ? Je t’ai brisé car tu n’es pas comme moi et je te l’ai fait payer cher. Cette haine, elle est là. Elle est en moi et cette haine, c’est de toi, de ta couleur de peau : je prends ma revanche, je t’écrase, je t’humilie. Tu ne comprends pas, je te frappe, tu comprends, nous te frappons. Moi, on m’excusera ; toi, on t’oubliera. T’as rien compris encore. Regarde-toi dans le miroir, tu es faible dans tous les domaines, tu n’as même pas la force de réagir à tout ça. Mais regarde-toi, nous sommes forts, nous sommes forts de vos faiblesses. C’est vous qui nous avez appris à vous détester, on a bien retenu la leçon. Vous êtes nos défouloirs, la vie n’est pas tendre avec nous, alors on vient se servir sur votre dos, passer nos nerfs et oublier. Oublier quoi ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr c’est qu’on vous oublie rapidement, vous les victimes. Ne sois pas blanc de peur, car pour nous ce serait un nouvel appel du sang…[5]
Bibliographie
- François Bousquet, Racisme anti-blanc, l'enquête interdite !, Les Éditions de la Nouvelle Librairie, 2025, 292 p.
- Greg Johnson, Manifeste nationaliste blanc, trad. Pascal Jordan, Londres, White Revolution Books, 2021, 192 p.
- Gérald Pichon, Sale blanc! Chronique d'une haine qui n'existe pas, préf. de Pierre Sautarel, éd. IDées, 2013, 109 p.
- Hervé Ryssen, Le racisme antiblanc, Baskerville, 2011, 316 p.
Articles connexes
Notes et références
- ↑ Paul Sugy, « Racisme anti-Blancs : histoire d’un déni alimenté par la pensée décoloniale », Le Figaro, 31.5.2025.
- ↑ Emmanuel Debono, Aux origines de l’antiracisme. La LICA, 1927-1940, CNRS Éditions, 2012.
- ↑ Paul Sugy, Art. cit.
- ↑ Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons. Manifeste de la résistance européenne, L’Æncre, 2001, 302 p.
- ↑ Gérald Pichon, Op. cit.

