Front national

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Le Front National est un parti politique français de droite nationale dirigé par Jean-Marie Le Pen.

Sommaire

[modifier] Historique

Le 5 octobre 1972, des représentants des différents courants de la Droite nationale, réunis à la salle des Horticulteurs, à Paris, décidaient de créer le Front national pour l’unité française (FNUF). Personne ne savait à l’époque que cette idée, un peu chimérique, de fédérer les différents courants de la Droite nationale aboutirait à l’existence d’un puissant mouvement, et à la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle trente ans plus tard !

Le moral n’était pas au beau fixe chez les nationaux au début des années 1970. Le général De Gaulle au pouvoir, la perte de l'Algérie en 1962, l’échec du Comité Tixier en 1966, avaient laminé le courant national. Il subsistait quelques groupes aux effectifs limités.

Cependant, la situation évolue en cette fin des années 60 et le début des années 70. Le pouvoir gaulliste représenté par Georges Pompidou vacille sous les scandales financiers. La subversion marxiste a un boulevard devant elle. Elle poursuit son œuvre de sape au sein de l'Éducation, s'accapare le monde culturel, et infiltre l'Église. Les gauches, socialiste, communiste, et radicale commencent à envisager sérieusement un programme commun de gouvernement.

Début 1972, beaucoup de responsables nationaux se rendent compte qu’il y a une opportunité à saisir. Parmi eux, François Brigneau, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Minute, qui presse Jean-Marie Le Pen de prendre des responsabilités. Celui-ci, qui se consacre à la gestion de la société de disques la SERP, suit de très près l'actualité politique et répond favorablement aux premiers contacts.

Le 19 décembre 1971, lors d'un dîner-débat préparatoire, après avoir tiré les leçons du passé, il déclare qu'un Front national n'a de sens que si la rigueur des principes demeure intacte, afin qu’il ne devienne pas un vague “conglomérat d’occasion”.

Durant le premier semestre 1972, s’organisent des réunions auxquelles participent outre Jean-Marie Le Pen et ses amis, des représentants de Georges Bidault, et diverses personnalités de la mouvance nationale. Le temps presse car des élections législatives sont prévues au mois de mars 1973. Pour l’anecdote, ces réunions se tenaient pour l’essentiel dans un salle du “Bivouac du Grognard”, restaurant que Roger Holeindre et Dominique Touzot avaient ouvert, rue Saint-Honoré à Paris.

Enfin, le jeudi 5 octobre 1972, au cours d’une réunion privée, à la salle des Horticulteurs à Paris, les participants lancent officiellement le Front national.

Jean-Marie Le Pen est élu à l’unanimité président, tandis que François Brigneau occupe la vice-présidence et qu’Alain Robert prend le secrétariat général assisté de Roger Holeindre, secrétaire général adjoint. De son côté, Pierre Durand devient trésorier.

À cette même réunion, la flamme tricolore, emblème du FN et symbole de foi et de d’espérance nationale, est adoptée. Le train national est enfin mis sur les rails et ira son chemin !

[modifier] Adresses historiques

C’est vers la fin de 1972 que le Front National emménage dans ses premiers locaux.

Ceux-ci sont situés 7 rue de Surène dans le 8e arrondissement de Paris, près de l’église de La Madeleine. Ce grand appartement qui est au deuxième étage de l’immeuble sera, près de neuf ans, le premier siège du mouvement.

C’est au début des années 1980 que, le bail de la rue de Surène étant arrivé à expiration, le FN s’installe rue Bernoulli, adresse du Comité Le Pen en 1981. Adresse qui sera le symbole de la percée du mouvement national et de ses premiers succès. Bientôt, le manque de place se fait cruellement sentir, et des locaux supplémentaires sont acquis fin 1984 au 130 rue de Courcelles dans le 17e arrondissement.

Le succès venant, et pour faire face au développement des services indispensables à ce qui est devenu un grand parti, le FN emménage en 1985 dans un hôtel particulier de la rue de Clergerie, et ce jusqu'en 1994, date à laquelle il quitte Paris pour traverser la Seine, et s’installer à Saint-Cloud, dans les bureaux du “Paquebot”.

[modifier] Les grandes dates

Le Front National a marqué la vie politique française de la fin du XXe siècle et marquera encore les prochaines décennies. Voici en quelques dates ses trente ans de vie, de combats, de victoires, mais aussi, hélas, de défaites.


  • 1972 : Création officielle du Front National
  • 1973 : Première participation aux élections législatives, et première apparition sur les chaînes de télévision. Les 104 candidats nationaux obtiennent presque 1 % des suffrages.
  • 1974 : Première candidature à la Présidence de la République de Jean-Marie Le Pen : 0,74 % des voix.
  • 1978 : François Duprat, membre du Bureau Politique du FN est assassiné. Ses assassins courent toujours. Participation aux législatives avec un score toujours bas : en dessous de 1 %.
  • 1981 * Jean-Marie Le Pen n’obtient pas les 500 signatures nécessaires pour être candidat à l’élection présidentielle.
  • 1983 : Le Fn prend son envol : J.-M. Le Pen est élu conseiller dans le 20e arrondissement de Paris, tandis que Jean-Pierre Stirbois, secrétaire général du FN obtient 16,7 % à Dreux quelques mois plus tard.
  • 1984 : La liste FN aux élections européennes obtient 10,95 % et dix députés.
  • 1986 : Deux ans plus tard, c’est l’entrée triomphale à l’Assemblée nationale de 35 députés estampillés FN. Aux régionales, 135 conseiller régionaux FN sont élus.
  • 1988 : À l’élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen recueille 14,37 % des voix.
  • 1989 : Le FN confirme sa percée. Il obtient 11,8 %, et 11 députés aux élections européennes.
  • 1992 : Le FN fait un tabac aux régionales, en doublant presque le nombre de ses élus (238). Les places fortes du mouvement sont principalement l'Île-de-France, l'Alsace, la Provence.
  • 1993 : Avec 12,41 % des suffrages aux législatives, le FN n’a aucun élu !
  • 1994 : Nouvelles élections européennes : 10,6 % et 10 députés.
  • 1995 : À l’élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen obtient un score jamais réalisé jusqu’alors : 15,15 %. La même année aux élections municipales, le FN remporte trois villes : Toulon (Var), Marignane (Bouches-du-Rhône) et Orange (Vaucluse).
  • 1997 : Le FN remporte la mairie de Vitrolles, tandis qu’aux législatives, le FN, avec 15,3 %, n’a qu’un élu Jean-Marie Le Chevallier, qui est invalidé, en 1998, sous un prétexte fallacieux.
  • 1998 : Aux régionales, les élus FN sont encore en augmentation : 275. Cette année marque aussi la scission de Bruno Mégret.
  • 1999 : Malgré les coups qui lui sont portés, le FN obtient 5,36 % des voix aux Européennes et cinq députés.
  • 2001 : Le FN conserve la mairie d’Orange et un maire FN est élu à Chauffailles, ville de 4 500 habitants en Saône-et-Loire.
  • 2002 : Consécration du combat mené depuis trente ans par le FN et son président : Jean-Marie Le Pen est qualifié au second tour après avoir obtenu 16,86 % au premier tour. Aux législatives qui suivent, le FN obtient 11,12 %.
  • 2003

- 10 avril : JM Le Pen est destitué de son mandat de parlementaire européen. - 19 avril-21 avril : lors du congrès national, Marine Le Pen, la fille de Jean-Marie Le Pen, devient vice-présidente du Front national. - 4 juillet : Bernard Antony, chef de file des nationaux-catholiques du FN, démissionne du bureau politique.

  • 2004 : Malgré l'inique réforme du mode de scrutin, les résultats de la droite nationale aux élections régionales augmentent à hauteur de 16,6 % au 1er tour.
  • 2007 : Le 22 avril, Jean-Marie Le Pen recueille 10,44 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle, ce qui constitue pour la première fois un reflux par rapport à l'élection précédente de même nature. Ce reflux est confirmé et amplifié lors des législatives du 10 juin, lors desquelles le FN obtient 4,5 % des voix sur le plan national. Mais marine le Pen obtient au premier tour 24,47 % des suffrages exprimés et au second tour 41,65 % à Henin-Beaumont.
  • 2008 : Les élections municipales et cantonales de mars 2008 montrent une remontée électorale du FN.

[modifier] Dirigeants

A l'occasion du XIIIe Congrès du Front national (17 et 18 novembre 2007) ont été élus au Comité central (par ordre de résultat au vote):

1) Bruno Gollnisch
2) Marine Le Pen
3) Roger Holeindre
4) Louis Aliot
5) Jean-Claude Martinez
6) Martine Lehideux
7) Thibaut de la Tocnaye
8) Jean-Pierre Reveau
9) Huguette Fatna
10) Michel de Rostolan
11) Alain Jamet
12) Yves Daoudal
13) Lydia Schenardi
14) Farid Smahi
15) Jacques Colombier
16) Stéphane Durbec
17) Catherine du Boisbaudry
18) Michel Guiniot
19) Joëlle Melin
20) Louis de Condé
21) Eric Pinel
22) Miguel de Peyrecave
23) Laurent Guiniot
24) Elisabeth Touzot
25) France Jamet
26) Jean-Michel Dubois
27) Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie
28) Alexandre Ayroulet
29) Anne-Christine Royal
30) Olivier Martinelli
31) Steeve Briois
32) Hugues Petit
33) Marie-Christine Boutonnet
34) Marie-Christine Arnautu
35) Bruno Bilde
36) Bruno Subtil
37) Louis-Armand de Bejarry
38) Sabine Martinelli
39) Catherine Salagnac
40) Philippe Bernard
41) Eric Ioro
42) Jean-Claude Varanne
43) Valérie Colombier
44) Alexandra Chabot
45) Christian Maréchal
46) Marie-Christine de Penfentenyo
47) Eric Domard
48) Georges Moreau
49) Guy George
50) Sylvie Goddyn
51) Jean-Louis d'André
52) Joël Cheval
53) Eliane de la Brosse
54) Sophie Montel
55) Guillaume Vouzellaud
56) Jean-Romée Charbonneau
57) Guillaume L'Huillier
58) Dominique Touzot
59) Liliane Boury
60) Elisabeth Baston
61) Micheline Bruna
62) Michel Bayvet
63) Marie d'Herbais
64) Ludovic de Danne
65) Jean-Lin Lacapelle
66) Olivier WYSSA
67) Marie-Thérèse FESENBECK
68) Jacques HENRIOT
69) Danièle DELEUZE
70) Julien SANCHEZ
71) Nathalie FAUVERGUE
72) Edouard FESENBECK
73) David Rachline
74) Mireille de BADEREAU
75) Serge LAROZE
76) Dominique MARTIN
77) Oriane BORJA
78) Thierry GOURLOT
79) Thomas JOLY
80) Laura LUSSAUD
81) Charles PERROT
82) Eric AUDEBERT
83) Brigitte NEVEUX
84) Jacques Vassieux
85) Emmanuelle PUJOL
86) Antoine PEYRET-LACOMBE
87) Robert MORIO
88) Catherine CHATELAIN
89) Stéphane RAVIER
90) Alain VIZIER
91) Evelyne RUTY
92) Jean-Marie LEBRAUD
93) Dominique JOLY
94) Patrice DALRUE
95) Christian COTELLE
96) François BONNIEUX
97) Alexandra PIEL
98) Rodolphe HUSSET
99) Daniel BERGERON
100) Danielle WEBER

Conformément aux statuts, le président réélu, Jean-Marie Le Pen, a nommé les personnes suivantes

101) Jean-François JALKH
102) Wallerand de SAINT-JUST
103) Gerald GERIN
104) Alexandre SIMONNOT
105) Marie-Estelle PREJEAN
106) Franck BRIFFAUT
107) Michel MONNIE
108) Alain Soral
109) Marc George
110) Eric du Reau
111) Loïc LEMARINIER
112) Rémy FRANCOIS
113) Mireille d'ORNANO
114) Edouard FERRAND
115) Jean-Pierre EMIE
116) Eliane COOLZAET
117) Jean-Luc MANOURY
118) Guy CANNIE
119) Marie-Odile RAYE
120) Annie PHILIPPON

Suite au même congrès le Bureau exécutif du Front national est le suivant :

Jean-Marie Le Pen Président
Louis Aliot Secrétaire général
Jean-Pierre Reveau Trésorier national
Marine Le Pen Vice-président exécutif
Bruno Gollnisch Vice-président exécutif
Roger Holeindre Vice-président
Alain Jamet Vice-président
Jean-Claude Martinez Vice-président
Wallerand de Saint-Just Vice-président.

Tandis que son Bureau politique est ainsi constitué :

Louis Aliot
Marie-Chrisitine Arnautu
Michel Bayvet
Marie-Christine Boutonnet
Steeve Briois
Jacques Colombier
Jean-Michel Dubois
Huguette Fatna
Edouard Ferrand
Bruno Gollnisch
Thierry Gourlot
Michel Guiniot
Roger Holeindre
Jean-François Jalkh
Alain Jamet
Thibault de la Tocnaye
Jean-Lin Lacapelle
Carl Lang
Marine Le Pen
Fernand Le Rachinel
Martine Lehideux
Olivier Martinelli
Jean-Claude Martinez
Joelle Melin
Sophie Montel
Hugues Petit
Eric Pinel
Jean-Pierre Reveau
Michel de Rostolan
Wallerand de Saint Just
Catherine Salagnac
Lydia Schénardi
Farid Smahi
Bruno Subtil
Jean-Claude Varanne
Alain Vizier

[modifier] Lien externe