Vincent Reynouard

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Vincent Reynouard
Vincent Reynouard, né en 1969, auteur spécialisé sur la période de la deuxième guerre mondiale et plus particulièrement sur la tragédie d'Oradour-sur-Glane.

Biographie

Vincent Reynouard nait le 18 février 1969 à Boulogne-Billancourt. Son père est médecin et a été élu maire RPR. Reynouard et ses parents vivent en région parisienne jusqu'à ce qu'il parte étudier à Caen.

Il y fait des études à l'ISMRA (Institut supérieur de la matière et du rayonnement atomique) et est promu ingénieur chimiste. . Il opte pour l'enseignement et réussit en 1994 le concours de professeur de mathématiques ; il est titularisé en 1995.

Vincent Reynouard est catholique traditionaliste. Marié en 1991, il est père de huit enfants.

Engagement politique

Vincent Reynouard

Vincent Reynouard commence à s'intéresser à l'histoire du national-socialisme à l'âge de 14 ans. Il adhère un moment au Front national de la jeunesse mais s'en éloigne rapidement.

Il s'engage ensuite au Parti nationaliste français et européen (PNFE). En 1989, il en devient le secrétaire général. Il quitte le PNFE en 1991. Il qualifiera plus tard le PNFE de regroupement de « rigolos » et de « bras cassés ».

Le 7 mai 1990, alors qu'il est étudiant à l’école d’ingénieurs de la ville de Caen, il distribue des tracts révisionnistes dans les cités universitaires. Après avoir été interrogé par la télévision locale dans le contexte des incidents de Carpentras qui ont eu lieu deux jours plus tard, il est renvoyé de l'école par la commission de discipline. Toutefois, la procédure est abandonnée pour vice de forme, suite au recours de Reynouard.


Il a plus tard été le principal animateur d'un Mouvement de combat Saint-Michel qui se définit comme « catholique, national-socialiste et révisionniste ».

Vie professionnelle

Après son intégration dans l'Education Nationale, il devient professeur de mathématiques dans les lycées professionnels. Il a été révoqué de l'Éducation nationale le 23 avril 1997 par le ministre François Bayrou, après la découverte de textes révisionnistes sur le disque dur de l'ordinateur qu'il utilisait dans son lycée. Lors de son renvoi, il est soutenu par ses élèves qui manifestent en sa faveur.

Depuis son exclusion de l'enseignement, Vincent Reynouard vit de son travail d'écrivain.

Un auteur révisioniste

Alors qu'il était encore étudiant à l'IMSA de Caen, Vincent Reynouard fonde une association du nom de l'ANEC (Association normande pour l'éveil du citoyen) dont le but était la diffusion de brochures révisionistes. Vincent Reynouard est lui-même l'auteur de plusieurs dizaines de plaquettes sur des sujets divers, dont la plupart traitent de la deuxième guerre mondiale. Actuellement, il dirige la branche francophone du VHO (Institut pour une Version historique objective).

L'activité révisioniste de Vincent Reynouard a été source pour lui de plusieurs procès et condamnations :

  • Le 8 octobre 1992, la cour d'appel de Caen l'a condamné à un mois d'emprisonnement avec sursis et à 5000 francs d'amende pour contestation de l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité, Vincent Reynouard ayant, selon la Cour de cassation, « adressé aux vingt-quatre élèves d'un lycée, lauréats du concours Résistance et Déportation, des lettres anonymes auxquelles était annexée la photocopie d'écrits contestant l'existence des chambres à gaz en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale ».
  • En juin 2004, la cour d'appel de Limoges l'a condamné à vingt-quatre mois de prison, dont six ferme, pour apologie de crimes de guerre, en raison de la réalisation et de la diffusion d'une cassette vidéo intitulée Tragédie d'Oradour-sur-Glane : 50 ans de mensonges officiels ; la Cour de cassation a cassé cet arrêt, les faits reprochés ne constituant pas une apologie de crimes de guerre, mais une contestation de crimes de guerre, laquelle n'est pas réprimée par la loi.
  • Le 8 novembre 2007, il a été condamné à un an de prison et 10000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin), pour contestation de crimes contre l'humanité pour avoir écrit et fait distribuer la brochure : Holocauste, ce que l'on vous cache. Vincent Reynouard a fait appel du jugement. Le 25 juin 2008, un arrêt de la cour d’appel de Colmar a condamné Vincent Reynouard à un an de prison ferme et au paiement de la publication, par extraits, dudit arrêt dans le Journal officiel de la République française, ainsi que dans Le Monde, Les Dernières nouvelles d’Alsace et L’Alsace. Raphaël Nisard, avocat de la LICRA, a déclaré : “C’est un résultat extraordinaire qui satisfait pleinement la LICRA.
  • Le 19 juin 2008, un arrêt de la cour d’appel de Bruxelles l’a condamné, pour la publication d’un écrit révisionniste, à un an de prison ferme et à 25 000 euros d’amende.

Après avoir vécu dans la clandestinité pendant un an, Vincent Reynouard a été arrêté et incarcéré,le 9 juillet 2010, à la prison de Forest (Bruxelles). Le 19 août 2010, il a été extradé vers la France (où l'historien Paul-Eric Blanrue, fondateur du Cercle zététique, a lancé un appel pour la défense de sa liberté d'expression ) et déféré à Valenciennes.

  • En février 2015, Vincent Reynouard perd son emploi de professeur particulier à Acadomia.
  • En juin 2015, il s'expatrie en Angleterre.
  • Le 25 octobre 2021, il disparaît mystérieusement de son domicile à Londres vers 16h, peu avant une descente de police.
  • Le dimanche 19 décembre 2021, il adresse un courrier à l'hebdomadaire Rivarol, où il affirme être en bonne santé et vivre en clandestinité en Angleterre. La lettre paraît dans le numéro 3499 (22.12.2021) de la publication.

Citation

« On me dit que je suis un néo-nazi. Mais j’ai envie de répondre : pourquoi néo ? ».

Vincent Reynouard (Banquet de Rivarol, 21 mai 2011, Villepreux)

Texte à l'appui

Autocollant pour la libération de Vincent Reynouard

Une rencontre décisive

Je ne crois pas au hasard. Je pense que nous naissons tous avec des potentialités et qu'elles attendent le bon moment pour se révéler (du moins si on le veut bien).

Souvent, on m'a demandé comment le garçon que j'étais, né dans une très bonne famille (...), a pu devenir ce qu'il est. Je raconte alors l'anecdote suivante :

Petit (je devais avoir neuf ou dix ans), mes parents m'ont amené à Paris, le 24 décembre, pour y voir les vitrines animées des Nouvelles Galeries (je crois) [...]; nous étions là, à contempler émerveillés les automates qui évoluaient dans des décors féeriques. Une foule se pressait portant des paquets cadeaux, de la nourriture, etc. C'était la fête... A un moment, je me suis retourné. Et sur le trottoir, j'ai vu, assise, une pauvre vieille femme, avec un manteau gris et un fichu sur la tête. Devant elle, il y avait un bout de carton avec quelques piécettes. J'ai su alors ce que signifiait l'expression "avoir le cœur déchiré"; car mon cœur s'est déchiré.

L'enfant que j'étais ne pouvait pas comprendre comment une société qui offrait tout à certains -dont moi- pouvait en laisser d'autres croupir dans la plus sombre des misères.

Le soir, chez ma tante, mon réveillon fut gâché par l'image de cette pauvre vieille, et depuis cette vision m'a toujours poursuivi. Pourquoi ai-je eu cette pensée alors qu'il aurait été bien plus facile de se dire : tu as de la chance, profites-en et oublie cette vieille!

Sans doute parce que la Providence voulait me faire prendre un certain chemin...

Car je suis alors devenu socialiste - même si j'ignorais le mot - à partir de ce moment-là. Et même si, par la suite, j'ai évolué, ce socialisme était toujours resté ancré en moi. Je rêvai d'une société où il n'y aurait plus de gens comme cette petite vieille...

Plus tard, vers quatorze ans, j'ai pu contempler les photos du IIIe Reich. J'ai rapidement compris que le vrai socialisme, celui auquel j'aspirais, avait été réalisé par Adolf Hitler. Ce fait m'apparaissait comme une évidence. Lorsque je m'en ouvrais aux adultes, ils répondaient en invoquant les "atrocités nazies".

Pendant longtemps, j'y ai cru. Mais j'admirais tout de même Hitler pour ses réalisations sociales et je disais : "Il faudra refaire un Etat national-socialiste sans les camps". On me répondait que c'était impossible car le national-socialisme menait naturellement aux camps de la mort. Dans ma tête pourtant, je n'arrivais pas à comprendre comment un tel régime, si bon pour son peuple, avait pu mener à de telles atrocités. La franche dichotomie me troublait et m'amenait à douter parfois. Mais tout le monde me le disait... Alors je restais seul, un peu honteux, avec mon "national-socialisme" -sans les camps.

De plus, l'adolescent que j'étais pensait que tous les "nazis-collabos" avaient été tués et que, aujourd'hui, tout le monde pensait comme mon entourage.

Je me croyais donc seul au monde, seul à avoir compris qu'on pourrait faire un national-socialisme sans les camps, seul avec les petites croix gammées que je dessinais sur des feuilles. Je n'en tirais nulle fierté, mais plutôt une angoisse abyssale. Devrais-je passer toute ma vie sans personne pour partager mes vues ?

On comprendra pourquoi la découverte du révisionnisme et la certitude qu'il disait vrai fut pour moi une libération. Ce que je n'osais pressentir était exact. La franche dichotomie était effectivement un symptôme du mensonge ambiant. J'étais enfin décomplexé. Puis ce fut la découverte de Maurice Bardèche qui me permit de développer le concept d'analogie-déduction.


Je dois certes tout aux révisionnistes qui m'ont précédé, mais aujourd'hui, je reste persuadé que sans la vision de cette vieille femme la veille de Noël 1978 ou 1979, le Vincent Reynouard catholique, national-socialiste et révisionniste n'existerait pas[1].

Liens externes

Notes et références

  1. Vincent Reynouard, in Sans Concession n°30, pp.186 et s., "En passant par Fleury-Mérogis", avril 2007.