Octobre 24
De Metapedia
- 996 : mort du roi de France, Hugues Capet, qui était monté sur le trône en 987. On pense que le fondateur de la famille serait le saxon Wittiking établi en Gaule au VIIIe siècle.
- 1046 : L'Empereur Henri III, lors du synode de Pavie, fait interdire la pratique de la simonie, c’est-à-dire celle qui consiste à acheter et vendre des charges ecclésiastiques. Cette pratique, très peu spirituelle, était monnaie courante. Elle porte un coup au prestige de l'Église et du Pape Grégoire VI, soupçonné d’avoir effectivement acheté sa charge. La papauté se vengera en réclamant le droit exclusif de nommer les évêques, sans intervention de l'Empereur. Le fils de Henri III, Henri IV, devra subir l’humiliation de Canossa, qui ruina le crédit de l'institution impériale, la seule qui aurait été capable de donner une véritable colonne vertébrale à l'Europe. Tout le déclin de l’Occident, si souvent évoqué et déploré, réside dans cette volonté mesquine de se venger, parce qu’on ne pouvait plus se livrer à des pratiques douteuses, pré-mafieuses.
- 1648 : Signature des Traités de Westphalie, qui mettent fin à la Guerre de Trente ans.
- 1787 : Pour prouver les vertus de la pomme de terre, Antoine Augustin Parmentier offre un banquet aux Invalides: tout le repas - liqueurs comprises - n'est composé que de pommes de terre.
- 1792 : jusqu'à cette date, les actes de l'Assemblée puis de la Convention sont adoptés « au nom du roi », et, à partir de cette date, « au nom de la nation ».
- 1820 : l'Espagne cède la Floride aux États-Unis pour cinq millions de dollars.
- 1870 : décret Crémieux (cosigné par Clémenceau, Fourichon et Glais-Bizoin), accordant la nationalité française aux « Israélites indigènes des départements de l'Algérie ». Il restera en vigueur jusqu'à l'Indépendance (hormis sous l'État français). Dans une circulaire adressée aux maires le 3 mai suivant, Adolphe Crémieux (de son vrai nom Isaac Moïse) écrit: « Autant nous devons être disposés à accorder la nationalité française aux étrangers animés de l'esprit de nos institutions républicaines et qui, en outre, ont apporté en France, soit des capitaux, soit des industries qui doivent les rendre d'utiles citoyens, autant nous devons être circonspects à l'égard de ceux qui ne demanderaient la naturalisation que comme une ressource et ne comprendraient pas suffisamment les devoirs civiques qu'elle impose. » Son décret déclenche un tel tollé que, le 21 juillet 1871, Thiers propose son abrogation. Alphonse de Rothschild menace de retirer ses concours aux emprunts engagés par l'État: le décret est maintenu.
- 1891 : Ernest Renan termine son Histoire du peuple d'Israël en cinq tomes (deux seront publiés après sa mort). Il développe l'idée de l'opposition des religions de la forêt et du désert, de l'arbre et du sable et du polythéisme et du monothéisme.
- 1916 : les troupes du général Mangin arrachent Douaumont, désarmé en 1915, aux Allemands.
- 1929 : krach boursier à New York ou Jeudi noir. Huit milliards de dollars sont perdus en moins d'une heure et demi.
- 1931 : à Chicago, le gangster Alphonse Capone, dit Al Capone, est condamné à onze ans de prison pour fraude fiscale. Il est emprisonné à Alcatraz.
- 1940 : entrevue de Montoire entre Adolf Hitler (de retour d'Hendaye) et le Maréchal Pétain, assisté de Pierre Laval. Cette gare du Loir-et-Cher a été retenue à cause de son tunnel, où aurait pu s'abriter le train spécial du Führer en cas d'attaque aérienne.
- 1941 : Kharkov tombe aux mains des Allemands.
- 1944 : Mort à Paris de l'inventeur, pilote automobile et fondateur d'un empire industriel Louis Renault.
- 1958 : mort, à Saint-Clément-des-Baleines sur l’île de Ré, du journaliste, polémiste et écrivain Henri Béraud. Il fut condamné à mort à la Libération, puis gracié. En 1922, il avait obtenu le prix Goncourt pour son roman Le Martyre de l'obèse. Outre ses grands reportages, cet anglophobe invétéré (Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage?) publiera pendant et après la guerre deux ouvrages de souvenirs Qu'as-tu fait de ta jeunesse? et Les Derniers beaux jours. Deux livres émouvants et révélateurs de son immense talent.
- 1968 : élection de Paul Morand à l'Académie française. Il est reçu le 20 mars 1969. L'écrivain avait raté son élection en 1959, lorsque le 23 avril, le général De Gaulle indique qu'en tant que « protecteur de l’Académie », il ne pouvait approuver une élection accompagnée de « trop de haines ». Le tort de Morand était d'être anti-gaulliste. Dans son discours de réception, il ne cite pas une seule fois le nom de son prédécesseur, Me Maurice Garçon, qu’il n’aimait pas.