Klemens Wenzel von Metternich

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Klemens Wenzel Nepomuk Lothar Fürst von Metternich-Winneburg zu Beilstein, dit Klemens Wenzel von Metternich, comte, puis second prince de Metternich-Winneburg-Beilstein, né le 15 mai 1773 à Coblence et mort le 11 juin 1859 à Vienne, est un diplomate et un homme d'État autrichien.

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Après la chute du Premier Empire, il devient, par la constitution de la Sainte-Alliance, l’arbitre de l’Europe. Il s’efforce de maintenir l’équilibre entre les puissances tout en combattant les forces révolutionnaires.

Biographie

Metternich a tenté de réaffirmer la tradition romaine et classique, celle qui voulut englober dans une unité supranationale des peuples différents, tout en les respectant; celle qui sut reconnaître que la vraie liberté se réalise à l'enseigne d'une loi ordonnatrice supérieure et de l'idée hiérarchique, non à travers les idéologies démocratiques et jacobines[1].

Julius Evola a écrit, en se référant à l'ouvrage La Guerre occulte d'Emmanuel Malynski et de Léon de Poncins, que Metternich a été « le dernier grand Européen, [...] celui qui, dépassant tout point de vue particulariste, sut reconnaître le mal qui menaçait toute la civilisation européenne et qui voulut le prévenir dans le cadre d'une solidarité des forces traditionnelles et dynastiques aussi supranationale que lui apparaissait déjà supranationale la solidarité des forces de la subversion ». Toujours selon Evola, Metternich avait compris l'enchaînement profond des différentes formes de subversion qui, partant du libéralisme et du constitutionnalisme, mènent jusqu'au collectivisme et au communisme. Et il pensait que, sur ce point, toute concession s'avérerait fatale. Le remède, aux yeux de Metternich, c'était l'idée d'État : l'État comme réalité surélevée et fondée sur le principe d'une souveraineté et d'une autorité véritables, non comme une simple expression du demos. Metternich refuse de croire aux « nations », n'y voyant qu'un masque de la révolution, un mythe anti-dynastique. Quant à sa créature, la Sainte Alliance, elle fut une dernière tentative, qui assura à l'Europe une paix féconde pendant toute une génération, mais qui ne fut pas à la hauteur de son principe fondateur[2].

Citations

  • « Ma pensée la plus secrète [...] est celle que la vieille Europe est au commencement de la fin. Décidé à périr avec elle, je saurai faire mon devoir [...]. La nouvelle Europe n’est, d’un autre côté, pas encore à son commencement ; entre la fin et le commencement se trouvera un chaos. » Lettre à Charles Robert de Nesselrode, 1er septembre 1830
  • « Ce n'est pas dans la lutte de la société pour obtenir des progrès, mais dans une approche graduelle vers l'obtention de biens vrais, que j'ai vu le devoir de tout gouvernement et le véritable salut des gouvernés; et ces biens vrais sont la liberté de reconnaître les résultats impassables de l'Ordre [divin], l'égalité là où elle peut seulement s'incarner c'est-à-dire l'égalité de tous devant la loi, le bien-être, lequel n'est pas pensable sans les assises d'une sérénité morale et matérielle, le crédit qui ne peut reposer que sur la base de la confiance. Le despotisme, quelle que soit la manière dont il s'exprime, je l'ai toujours considéré comme un symptôme de faiblesse. Là où s'installe le despotisme est un mal qui finit par se sanctionner lui-même; il est encore plus insupportable quand il se cache derrière une défense fallacieuse de la liberté! »

Bibliographie

  • Guillaume de Bertier de Sauvigny, Metternich, Paris, Fayard, 1986.
  • Algernon Cecil, Metternich 1773-1859: A Study of His Period and Personality, Kessinger Publishing, 1943, rééd. 2010.
  • « Metternich », in : Julius Evola, Explorations - Hommes et problèmes, Pardès, 1989, 312 p., p. 207-209.
  • Bernard Hautecloque, « Metternich, arbitre de l'Europe », Dictionnaire Fouché, Tours, Sutton, 2019, p. 320.
  • Charles Zorgbibe, Metternich, le séducteur diplomate, Paris, Éditions de Fallois, 2009, 527 p.

Cité dans

  • Brigitte Hamann, La Vienne d'Hitler. Les années d'apprentissage d'un dictateur, préface de Jean Sévillia, Coll. Histoire et document, Éditions des Syrtes, 2014, 512 p.

Notes et références

  1. Algernon Cecil, Metternich 1773-1859: A Study of His Period and Personality, Kessinger Publishing, 1943, rééd. 2010, p. 466.
  2. « Metternich, arbitre de l'Europe », in : Julius Evola, Explorations - Hommes et problèmes, Pardès, 1989, 312 p., p. 207-209.