Jules Destrée

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Jules Destrée est un homme politique belge, socialiste, docteur en droit, né à Marcinelle le 21 août 1863 et mort à Bruxelles le 2 janvier 1936. Il est en 1894 un des 8 premiers députés du Parti Ouvrier Belge (POB). Il est au sortir de la Première Guerre mondiale un adepte de la récupération de territoires par la Belgique. Il est un grand orateur.

Jules Destrée

Son texte le plus célèbre est sa Lettre au roi rédigée en 1912 – et qui paraît le 15 août 1912 dans la Revue de Belgique –, l'un des textes fondateurs de la prise de conscience de l'identité wallonne :

  • « Et maintenant que me voilà introduit auprès de Vous, grâce à cette sorte de confession, laissez-moi Vous dire la vérité, la grande et horrifiante vérité : "Il n'y a pas de Belges, mais des Wallons et des Flamands." »
  • « Sire (...) Vous régnez sur deux peuples. Il y a en Belgique, des Wallons et des Flamands ; il n'y a pas de Belges. »

Il considère que la population de Bruxelles est un agglomérat de métis.

Jules Destrée est influencé par l'anthropologue Émile Houzé.

Après la Première Guerre mondiale, Jules Destrée devient un adepte de la Grande Belgique et est membre du Comité de politique nationale de Pierre Nothomb. Il prend ensuite, à partir de 1923, ses distances avec ces idées et se dirige vers des opinions fédéralistes.

Famille

Jules Destrée est issu d'un milieu bourgeois. Il se marie en 1889 avec Marie Danse qui est graveur.

Postérité

La rue des Hauchies à Marcinelle où Jules Destrée est né a été renommée rue Jules Destrée.

Sources

  • Pol Vandromme, Destrée. La Lettre au Roi, Paul Legrain, Bruxelles, 1984.

Cité dans :

  • DURAND Pascal et HABRAND Tanguy, Histoire de l’édition en Belgique. XVème - XXIème siècle, Postface d’Yves Winkin, Les impressions nouvelles, Bruxelles, 2018.
  • DEVLEESHOUWER ROBERT, « L'Opinion publique et les revendications territoriales belges à la fin de la première guerre mondiale, 1918-1919 », in Mélanges offerts à G. Jacquemyns, Université libre de Bruxelles, Bruxelles, 1968, p. 207-238.
  • KESTELOOT Chantal, « Surchauffe pour le mouvement wallon. », in : Le Vif-L’Express hors-série du 19 octobre 2018, « 1918-2018. Quatre ans de guerre, cent ans d’impacts. », Roularta, Roeselare, 2018, p. 52-53.
  • VERBEKEN Pascal et LAHAUT Nicolas, « Les crânes du professeur Fraipont », in : Wilfried n° 17 automne 2021, p. 76 à 84.