Gyula Sári

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Gyula Sári, né le 14 juillet 1931 et décédé le 11 janvier 2026, était un résistant anticommuniste et nationaliste hongrois. Réfugié en France, il s'engage rapidement dans la Légion étrangère. Plus tard il s'engagera dans le mouvement national français et notamment dans le combat pour l'Algérie française.

Biographie

Né le 14 juillet 1931 à Győr, dans l’Ouest de la Hongrie, Gyula Sári assiste comme des compatriotes à la brutale stalinisation de son pays à partir de la fin des années 1940.

Grand sportif, il fait partie de l’équipe nationale d’aviron. Rejetant le régime communiste, il parvient à traverser avec quelques camarades le Rideau de Fer en 1951, ce qui constitue à l’époque un véritable exploit. Il doit encore traverser la partie orientale de l’Autriche, qui est encore occupée par l’Armée Rouge (elle le sera jusqu’en 1955). Alors que Sári et ses camarades sont sur le point de vouloir s’emparer d’un véhicule de l’armée soviétique, ils en sont empêchés par un prêtre qui parlait le hongrois et les aide à traverser l’Autriche sans encombre[1].

Gyula Sári s’engage alors au 2e REI. Son ami Lajos Marton écrit dans ses Mémoires : « Son unité est envoyée au Vietnam, où Sári est nommé sergent au feu pour sa bravoure devant l’ennemi. Il participe à la bataille de Diên-Biên-Phu jusqu’au bout. Capturé, puis rapatrié assez rapidement, parce que grièvement blessé. » Il gardera toute sa vie quelques bouts de métal dans la jambe.

« Après sa guérison, il est envoyé en Algérie pour la « pacification », mais ce mot lui déplaît tellement qu’il démissionne. »

À l’automne 1956, lors de l’insurrection hongroise, il retourne en Hongrie pour combattre les troupes soviétiques. Et retourne en France après l’échec de l’insurrection.

Du fait de ses liens avec de nombreux militaires français, en 1958, il participe à l’Opération Résurrection qui voit le retour du Général de Gaulle au pouvoir. Puis il se retrouve embarqué dans l’OAS, et l’attentat du Petit-Clamart en août 1962. En tout, ce sont trois Hongrois (avec le jeune László Varga, qui avait 14 ans lors des événements de 1956) qui se sont retrouvés dans le commando du Petit-Clamart, soit un quart des effectifs.

Condamné à 20 ans de prison, Sári est comme la plupart de ses compagnons envoyé à l’île de Ré, et gracié puis amnistié en 1968.

Au terme de ces deux décennies de combats et d’engagements, Gyula Sári mène une vie plus classique et rangée, dans la région parisienne. À la différence de son ami Lajos Marton, Sári n’écrira pas de Mémoires, et ne témoignera pas de ses faits d’armes.

Notes et références

  1. Anecdote rapportée par Lajos Marton.