Mai 21
- 987 : mort, à Compiègne, de Louis V le Fainéant, dernier carolingien. Son successeur sera Hugues Capet. Louis V fut le dernier roi de la lignée de Charlemagne, laquelle avait occupé le trône de France 236 ans. Ce prince étant mort sans enfant, le royaume appartenait de droit au duc de Basse-Lorraine Charles, son oncle. Mais les principaux seigneurs de l'État déférèrent la couronne à Hugues Capet, duc de France et le plus puissant prince du royaume.
- 1243 : début du siège de Montségur, place forte des Cathares. Le 16 mars 1244, deux cents « parfaits », ayant refusé d'abjurer leur foi, seront brûlés vifs au pied de la place-forte qui vient de capituler.
- 1420 : le honteux traité de Troyes dénie la légitimité du dauphin Charles et prétend le priver de ses droits monarchiques au profit de Henri V d'Angleterre. Huit ans avant, Jeanne d'Arc est née à Domrémy. C'est la pucelle d'Orléans qui fera reconnaître les droits du dauphin et le fera sacrer, en 1429, sous le nom de Charles VII.
- 1471 : naissance du graveur Albrecht Dürer.
- 1506 : mort, à Valladolid, de Christophe Colomb. Il ignora toujours qu'il avait découvert un nouveau continent.
- 1527 : naissance à Valladolid, du futur Philippe II, fils de Charles Quint. Elevé en Espagne, il fut le plus hispanique des Habsbourg. Champion de la Contre-Réforme, il fut, avec son père, le plus grand roi d'Espagne, possédant également un immense empire avec une partie de l'Italie, les Flandres, la Franche-Comté, les Pays-Bas, d'immenses territoires en Amérique et les Philippines. Il disposait d'une fortune colossale d'or et d'argent, en provenance des mines des Amériques. De 1568 à 1570, il écrasa le soulèvement des Morisques (Maures convertis au catholicisme) en Andalousie. C'est lui qui transféra la capitale de Tolède à Madrid et construisit l'Escurial, monastère où il se retira.
- 1871 : du 21 au 28 mai, c'est la « Semaine sanglante » de la Commune de Paris. Les « Versaillais » prennent, l'un après l'autre, les forts tenus par les communards et entrent dans Paris. Les batailles sont violentes, acharnées. Le 28 mai, on tire les derniers coups de feu. La Commune a succombé à la répression et, parmi les survivants, nombreux seront les déportés en Nouvelle-Calédonie. Née de la capitulation et de leurs souffrances pendant le siège des Prussiens, la Commune fut d'inspiration à la fois patriotique, socialiste, anticléricale et républicaine.
- 1927 : parti de New York, Charles Lindbergh atteint Paris avec le Spirit of St Louis, après un voyage sans escale au-dessus de l'Atlantique Nord (5 805 km), sans radio et "uniquement aux instruments". Il a mis 33 heures et 33 minutes. Une foule immense l'accueille à l'aéroport du Bourget.
- 1940 : à la Chambre, Paul Reynaud déclare: « Je crois au miracle, parce que je crois à la France. » Amiens et Arras sont occupées dans la journée par la Wehrmacht.
- 1960 : le soldat Minakawa Bunzo, de la 38e compagnie d'artillerie de l'armée impériale japonaise, est capturé dans l'île de Guam. Ignorant que la guerre avait pris fin, il attendait depuis quinze ans qu'on vînt le relever. Quelques jours plus tard, l'un de ses compagnons, Ito Masashi, est découvert à son tour. De retour au Japon, les deux hommes reçoivent un accueil triomphal.
- 1962 : Robert Martens, responsable des affaires politiques à l'ambassade américaine de Djakarta, achève de dresser une liste de 40.000 « cadres communistes » de Bali et Java, qui sera remise à l'armée indonésienne et aux milices locales lors du coup d'État de 1965. Les cadres ainsi désignés seront tous massacrés avec leurs familles. « J'ai plein de sang sur les mains, mais ce n'est pas si mal, vu que c'est du sang de communistes », écrira Martens.
- 1975 : ouverture du procès de la Rote Armee Fraktion (surnommée « bande à Baader »), principal groupe terroriste gauchiste, en Allemagne. Il faudra attendre la chute du Mur de la honte pour apprendre que ses bases de repli étaient en RDA et que ses membres étaient protégés par les Soviétiques.
- 2013 : Dominique Venner se donne la mort devant l'autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il laisse une lettre où il explique son geste :
« Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations. »
