Konrad Lorenz

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Konrad Lorenz, né le 7 novembre 1903 à Vienne et mort le 27 février 1989 dans cette même ville, est un zoologiste, biologiste et éthologiste autrichien.

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Il a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1973.

Biographie

Œuvres

Les Huit péchés capitaux de notre civilisation

Dans cet ouvrage, Lorenz met en garde le monde contre des dangers qui, selon lui, pourraient, lui être fatals. Dès l’introduction le ton est donné puisque pour Lorenz : “L’humanité contemporaine est en péril. Elle court de nombreux dangers, que le naturaliste et le biologiste en premier lieu sont les seuls à apercevoir, alors qu’ils échappent au regard de la plupart des hommes.”

Le premier de ces dangers est le surpeuplement de notre planète, que Lorenz avait appréhendé très tôt. De nombreux progrès (économiques, médicaux…) ont permis une expansion démographique démesurée qui mène l’humanité à sa perte. Les humains, plus nombreux, s’agglutinent alors dans des villes de moins en moins vivables, dans lesquelles ils deviennent indifférents à autrui et agressifs. L’entassement dans les villes mène alors à la décadence.

La dévastation de l’environnement fait bien sûr partie de ces huit péchés. L’auteur avait dans ce domaine anticipé tous les problèmes que nous connaissons aujourd’hui : pollution de l’air et des sols, épuisement de la terre, destruction des espèces… Un seul responsable à ce désastre : l’homme, qui pense que la nature lui appartient et est inépuisable. En la détruisant, l’homme perd son âme.

Cet homme destructeur est aussi une victime, victime de la course contre soi-même. Pour le biologiste, l’argent-roi et les considérations commerciales priment sur les valeurs réelles dans nos sociétés occidentales. L’homme moderne, appâté par le gain, est ainsi toujours en concurrence avec les autres et seule compte sa réussite professionnelle. Il est alors toujours pressé, incapable de réflexion et ne peut rester seul en face de lui-même.

La tiédeur mortelle, quatrième péché, est lié au précédent. Notre société capitaliste a convaincu l’individu qu’il pouvait satisfaire tous ses besoins/désirs immédiatement. Le goût de l’effort a ainsi disparu et l’homme n’est finalement jamais satisfait puisque demandeur de nouveaux plaisirs.

Dans le chapitre consacré à la dégradation génétique, Lorenz explique que l’homme civilisé a été "privé de la capacité de juger du bien et du mal”. A cela les responsables sont nombreux, de la religion à la démocratie. De même, les valeurs traditionnelles disparaissent ou deviennent désuètes. Cette dégradation génétique est complètement liée à la rupture de la tradition caractérisée surtout par la disparition de toute hiérarchie dans la famille, résultant de la fin de l’image père-exemple. Le septième péché, la contagion de l’endoctrinement, est cruellement d’actualité. La société de consommation, par le truchement des médias, a réussi à s’imposer en une sorte de dictature distillant un code de fausses valeurs. Le but étant bien sûr l’uniformité des vues pour maitriser les masses et gagner de l’argent.

Le dernier péché est le danger mortel causé par les armes atomiques. Pour Konrad Lorenz, c’est le plus facile à éviter, mais l’actualité nous montre qu’il est toujours bien présent, les Américains étant probablement encore les prochains utilisateurs… contre l’Iran par exemple. Enfin, la lecture de ce livre prophétique parait indispensable à toute personne désireuse de peser un temps soit peu sur notre époque[1].

Citations

  • « Dans la mesure où l’artisanat est déraciné par la concurrence de l’industrie, où le petit entrepreneur, y compris le paysan, ne peut survivre, nous sommes tous forcés de soumettre notre façon de vivre aux désirs des magnats de la production. »

Publications

en allemand

  • Er redete mit dem Vieh, den Vögeln und den Fischen, Borotha-Schoeler, Vienne, 1949.
  • So kam der Mensch auf den Hund, Borotha-Schoeler, Vienne, 1950.
  • Das sogenannte Böse. Zur Naturgeschichte der Aggression, dtv, 1998 (1re éd. 1963), 261 p. (ISBN 3-423-33017-1)
  • Über tierisches und menschliches Verhalten. Aus dem Werdegang der Verhaltenslehre, 2 vol., 1965.
  • Die Rückseite des Spiegels. Versuch einer Naturgeschichte menschlichen Erkennens, 1973.
  • Die acht Todsünden der zivilisierten Menschheit, 1973.
  • Hier bin ich - Wo bist du ? Ethologie der Graugans, R. Piper GmbH & Co. KG, Munich, 1988.
  • Das Jahr der Graugans, 1979
  • Der Abbau des Menschlichen, 1983

traductions françaises

  • Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons, Paris, Flammarion, 1968.
  • Les animaux, ces inconnus, Paris, Éditions de Paris, 1953.
  • Tous les chiens, tous les chats, Paris, Flammarion, 1970.
  • L'Agression, une histoire naturelle du mal, Paris, Flammarion, 1977.
  • Évolution et Modification du comportement : l'inné et l'acquis, Paris, Payot, 1967.
  • Essais sur le comportement animal et humain : les leçons de l'évolution de la théorie du comportement, Paris, Le Seuil, 1970.
  • L'envers du miroir : une histoire naturelle de la connaissance, Paris, Flammarion, 1975.
  • Les Huit péchés capitaux de notre civilisation, Paris, Flammarion, 1973, 169 p.
  • Les Fondements de l'éthologie, Paris, Flammarion, 1984.
  • L'Homme dans le fleuve du vivant, Paris, Flammarion, 1981.
  • Les Oies cendrées, Paris, Albin Michel, 1989.
  • L'Année de l'oie cendrée, Paris, Stock, 1991.
  • L'homme en péril, Paris, Flammarion, 1992.

articles

  • « Pathologie de la civilisation et liberté de la culture », in : Nouvelle École, no 29, mars 1976.

Bibliographie

  • coll., « Konrad Lorenz et l'éthologie » [numéro double thématique], Nouvelle École, no 25/26, 1974-1975.
  • Richard I. Evans, Konrad Lorenz. Écrits et dialogues avec Richard Evans, Paris, Flammarion, 1978.


  • F. M. Wuketits, Konrad Lorenz. Leben und Werk eines großen Naturforschers, Munich-Zurich, Piper, 1990.

Notes et références

  1. Yvain Lacuson, « Les Huit péchés capitaux de notre civilisation », Réfléchir & Agir, été 2008, no 29, p. 53.