Ilaria Salis

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Ilaria Salis, née le 17 juin 1984 à Milan, est une militante politique d'extrême gauche italienne.

Ilaria Salis

Dirigeante du groupe Hammerbande, une organisation illégale se définissant comme « antifasciste » et ayant commis de nombreuses agressions, elle est arrêtée en Hongrie en 2023. La coalition des gauches radicales italiennes Alleanza Verdi e Sinistra (Alliance des Verts et de la gauche) la place alors sur sa liste lors des élections européennes de 2024, afin de lui faire bénéficier de l'immunité parlementaire. Ayant été élue, elle a pu quitter la Hongrie.

Biographie

Ilaria Salis a effectué des études en histoire et en littérature à l'université de Milan.

Elle enseigne ensuite dans des écoles primaires, puis secondaires.

Engagée dans les mouvements de la gauche radicale, elle est impliquée dans des actions de lancements de pétards et de fumigènes dans une prison de Lombardie en 2015. Elle a également participé à de nombreuses « résistances à agents » lors d’évacuations de squats anarchistes. En 2017, elle est impliquée dans l’assaut d'un stand de la Lega (elle est acquittée, mais le parti de Matteo Salvini continue d'affirmer sa culpabilité). En 2022, elle est condamnée pour « résistance aggravée » et pour avoir jeté des sacs d’ordures sur des policiers. En tout, elle a fait l'objet de 29 plaintes pénales. Elle n'est condamnée en tout et pour tou qu'à une peine d'une année et neuf mois de prison avec sursis[1].

L'affaire Hammerbande

Un groupe Antifa

Le groupe Hammerbande (« Bande du Marteau ») a été fondé à Leipzig en 2015.

Sa responsabilité a été établie au moins dans les actions suivantes :

  • Le 4 juillet 2016, un organisateur local du mouvement PEGIDA à Leipzig a été battu à coups de marteau devant son domicile.
  • Le 30 octobre 2018, un militant de l’organisation Junge Nationalisten à Wurzen a été si violemment agressé que sa colonne vertébrale a été brisée à plusieurs endroits, sa rotule fracturée et qu’il a subi 14 autres blessures.
  • Le 7 janvier 2019, Frank Magnitz, dirigeant régional de l’AfD à Brême et député au Bundestag, a été attaqué dans le centre-ville de Brême par des membres du groupe qui l’ont frappé délibérément à la tête avec des matraques.
  • Le 18 janvier 2019, une vingtaine de personnes ont été prises en embuscade dans une gare à Dessau-Rosslau alors qu’elles se rendaient à un événement commémorant les bombardements britanniques et américains de février 1945, au cours desquels environ 200 000 civils ont été brûlés vifs par des bombes au phosphore.
  • Le 15 février 2020, trois hommes et un garçon de 15 ans ont été attaqués à la gare de Wurzen après un événement commémorant les victimes du bombardement de Dresde.
  • Le 11 juillet 2020, des membres du groupe se faisant passer pour des livreurs de colis ont battu à mort un homme de droite à Dresde à coups de marteau.
  • Le 11 mars 2021, des membres du groupe déguisés en policiers ont piégé le président de Junge Nationalisten, Paul Rzehaczek, père de trois enfants : ils lui ont brisé les chevilles à coups de marteau et l’ont aspergé de gaz lacrymogène et de chlore.
  • Le 28 mai 2021, un supporter de football désigné comme « de droite » a subi le même sort à Erfurt, ainsi que sa femme enceinte.
  • Le 12 janvier 2023, deux membres du petit parti de droite Neue Stärke ont été attaqués à la hache à Erfurt, l’un d’eux souffrant d’une fracture grave du crâne.
  • Les terroristes ont également saccagé les domiciles de plusieurs personnes de droite en leur absence, les rendant inhabitables.

Dans la préparation de leurs actes, les membres du groupe ont bénéficié de complices intégrés dans l’appareil d’État allemand. Par exemple, un employé de la mairie de Leipzig, Henry Aulich, disposait de nombreuses données personnelles dans le cadre de ses fonctions juridiques, et en tant que membre de la bande, il en a abusé. Aulich était aussi en contact avec Juliane Nagel, députée communiste du Land de Saxe. De plus, Nancy Faeser, ministre SPD de l’Intérieur dans le précédent gouvernement allemand, affichait ouvertement sa sympathie pour les groupes Antifa, leur apportant une caution morale.

Les incidents de Budapest

Le 11 février 2023, Ilaria Salis se rend dans la capitale magyare pour participer à une protestation antifasciste s’opposant aux commémorations du « Jour de l’Honneur » en mémoire des soldats tombés pour défendre la Hongrie de l’invasion de l’Armée rouge. Des militants antifascistes arrivent d’Allemagne, de France et d’Italie pour en découdre. Parmi eux, on dénombre encore un Albanais et un Syrien. Plusieurs attaques sont menées en marge des événements, où des commandos ciblent et lynchent militants de droite isolés.

Une de ces agressions, particulièrement violente, a lieu juste en dessous d’une caméra de vidéosurveillance. On y voit, le visage masqué, huit individus, dont deux personnes armées de matraques télescopiques, frapper un homme isolé. Ilaria Salis est arrêtée quelques instants plus tard dans un taxi en compagnie des auteurs allemands de l’agression et membres de la Hammerbande. Tobias Edelhoff, un des suspects du groupe, passe immédiatement aux aveux. Salis, qui au moment de l’arrestation porte sur elle une matraque télescopique, est accusée d’avoir participé à deux agressions « potentiellement mortelles » et d’implication dans une organisation criminelle.

Pour les faits qui lui sont reprochés, Ilaria Salis risque alors jusqu’à 24 ans de prison. Le parquet de Budapest n’en demande que 11.

La gauche italienne et allemande lance une large campagne médiatique, qui présente Ilaria Salis comme une victime innocente, quand elle n'en fait pas un symbole héroïque d'un combat pour la liberté. Suite à cette campagne, Salis est libérée de prison sous conditions, avec un bracelet électronique et assignée à résidence à Budapest.

Libération

La coalition des gauches radicales italiennes Alleanza Verdi e Sinistra (Alliance des Verts et de la gauche) la place sur sa liste lors des élections européennes de 2024, afin de lui faire bénéficier de l'immunité parlementaire. Le parti obtient près de 6,8 % des voix et 6 sièges au Parlement européen. Cinq jours après les élections, le 14 juin 2024, sur décision judiciaire, Ilaria Salis voit ses bracelets électroniques lui être retirés et son assignation à résidence levée. Elle est autorisée à rentrer en Italie[2].

En octobre 2024, la Hongrie demande la levée de son immunité. Lors d'une séance plénière, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán rappelle qu'elle a « battu à coups de barres de fer des personnes pacifiques dans les rues de Budapest »[3]. Fin septembre 2025, la commission des affaires juridiques a recommandé, par un vote à bulletin secret de 13 voix contre 12, de ne pas lever l'immunité de Salis. Le vote qui a suivi au Parlement européen le 7 octobre 2025 a également été extrêmement serré : lors d'un vote à bulletin secret, 306 députés se sont prononcés en faveur du maintien de l'immunité de Salis, 305 contre et 17 se sont abstenus[4].

Ilaria Salis déclare :
« Je sais que je suis du bon côté de l’histoire et je ne veux pas être condamnée pour mes opinions politiques. »

Sources

  • Vidéo de l'agression de Budapest, filmée par une caméra de surveillance (Ilaria Salis y est cerclée de rouge) : [1].

Notes et références

  1. Luca Fazzo, « Ecco il vero curriculum della Salis: due condanne definitive », Il Giornale, 12.6.2024.
  2. Matthias Monroy, « Ilaria Salis: Am Geburtstag zurück in Italien », nd - Der Tag, 17.6.2024.
  3. Timm Kühn, « Orbán versus Antifa im Europaparlament », taz.de, 24.10.2024.
  4. Matthias Monroy, « Knappe Abstimmung: EU-Parlament rettet Salis vor Orbán », nd - Der Tag, 7.10.2025.