Henri Delassus

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Henri Delassus
Henri Delassus (1836-1921), docteur en théologie, chanoine honoraire de la métropole de Cambrai, Directeur de La Semaine Religieuse de ce diocèse. Cet ecclésiastique antimoderniste qui fut nommé, en 1904, prélat de la maison du Pape puis pronotaire apostolique a, au début du XXe siècle, annoncé les prémisses de la mondialisation et du Gouvernement mondial.

Thèses

Sans doute inspiré par l'abbé Jean Joseph Gaume, Henri Delassus fut le créateur d'une historiosophie montrant comment l'histoire n'est que le résultat de l'affrontement du Bien et du Mal. D'un côté se trouve le Bien, avec le christianisme et plus particulièrement le catholicisme, rigoriste et omniprésent, de l'autre le Mal, qui essaie de prendre la place du Bien. Le Mal, le Diable, est constitué de tout ce qui peut porter atteinte au christianisme et à l'Église ou ce qui peut sembler comme tel. Il s'agit d'un ensemble de doctrines politiques ou religieuses, d'institutions et d'événements dont la seule raison d'être est de détruire le Bien. Dans cette constellation, on trouve le paganisme, la Renaissance, la Réforme, la Révolution, toutes les révolutions, le protestantisme, le judaïsme, le modernisme, le libéralisme, l'encyclopédisme, l'humanisme, la République et la franc-maçonnerie.

Pour Henri Delassus, l'âge d'or de la société occidentale, c'est-à-dire chrétienne, se situe au XIII° siècle. La société chrétienne commence à connaître des problèmes avec Philippe IV qui persécute le pape Boniface VIII et Clément V qui fait preuve d'une trop grande complaisance à l'égard du même Philippe IV. La baisse du pouvoir et de l'autonomie du pape entraîne la montée du paganisme et la Renaissance, païenne et matérialiste. La maçonnerie joue un grand rôle dans la Renaissance. Plus tard, sur un plan politique, ce qui anime sur un plan religieux la Renaissance est à l'origine de la révolution ; sur le plan économique, cela donne le socialisme. La franc-maçonnerie recueille les idées négatives des humanistes qui veulent introduire dans les esprits une conception païenne de la vie. Le pape Paul II réagit et expulse les "mauvais" esprits du Collège des abréviateurs de la chancellerie. Cette expulsion provoque des réactions qui donnent naissance à une société appelée l'Académie romaine. Pour les historiens grégoriens, cette société est une loge de francs-maçons classiques. Elle se cache dans les catacombes pour berner l'autorité. Cette société est une sorte "d'Église en opposition avec l'Église catholique". Elle est une religion humaniste et naturaliste. Une des idées de cette société est l'idée de la République. Puis à la Renaissance s'ajoutent les nouvelles inventions (la poudre, l'imprimerie, le télescope) et la découverte du nouveau monde. Tout cela provoque un grand orgueil chez les hommes qui est à l'origine de la Réforme. Le but des protestants est de remplacer la monarchie par une République. Le protestantisme est le trait d'union entre la Renaissance et la Révolution. La Réforme est le premier pas vers la révolution car après les guerres de religion, la France est toujours catholique. A l'époque de la Réforme, l'existence de la franc-maçonnerie devient plus manifeste. Malgré l'échec du protestantisme, les racines du mal restent profondes. Les actions principales de la Révolution visent, comme la Réforme, à installer une République. La maçonnerie est le laboratoire de la révolution. Étouffée dans le sang de la terreur et dans la boue du Directoire, la franc-maçonnerie ne réussit pas à élever le temple de l'humanité sur les ruines de l'Église de France qu'elle pense avoir renversée. Au début du Ier Empire, la franc-maçonnerie recommence son œuvre de destruction. Avec la chute de l'Empire, la France rêve du retour des Bourbons : la maçonnerie s'en doute et prend contact avec Louis XVIII. Ce que la maçonnerie veut par un moyen ou un autre, c'est, tout en subissant les nécessités qui s'imposent, sauver la Révolution, maintenir son esprit et garder le plus possible de ses conquêtes. Après Waterloo, les francs-maçons ne veulent plus du retour d'un Bourbon sur le trône. Louis XVIII ne peut revenir que parce que la maçonnerie place auprès de lui des hommes à elle. Ils réussissent à placer la Constitution de 1814, très favorable à ses intérêts. Charles X ne peut vaincre le système mis en place par la franc-maçonnerie. En fait, son rêve pendant toute la Restauration est de mettre sur le trône de France le "fils du régicide", le fils de l'ex-Grand maître de la franc-maçonnerie : Louis-Philippe. Elle y parvient. Le "Gouvernement de juillet" favorise le mouvement antisocial et anticatholique né de la "Révolution de juillet" en Italie, Espagne, Portugal... Louis-Philippe est entouré de tout un aréopage de francs-maçons. En 1848, la Révolution éclate partout en Europe, simultanéité due au rôle de la franc-maçonnerie. Sous la deuxième République, la franc-maçonnerie tient le gouvernement. Mais la Révolution de 1848 est prématurée et la franc-maçonnerie comprend que la mise en place en France de la République n'est pas encore possible. Elle se résout donc à substituer à la République une dictature et choisit pour en être titulaire un homme lié à elle par de terribles serments qu'elle a soin plus tard de lui faire rappeler : le carbonaro Louis Napoléon Bonaparte. Napoléon III pousse la France à la chute, il continue l'œuvre de la Révolution. Toute la politique extérieure de Napoléon III est dictée par son appartenance au carbonarisme. Son but est de faire de l'Italie une République. Pour cela tous les moyens sont bons, même oublier les intérêts de la France. Après la guerre de 1870 et la Commune de Paris, l'Allemagne est hostile à la royauté traditionnelle : elle donne la République à la France pour faire son malheur. Il s'agit bien sûr d'une République maçonnique dont le seul but est d'écraser l'Église catholique et la société traditionnelle.

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