Dimitri Merejkovski

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Dimitri Merejkovski
Dimitri Merejkowski (graphies anglaises: Mereschkowski ou Merezhkovsky) (1865-1941) est un poète, romancier, essayiste et le plus éminent théoricien du symbolisme russe.

Il est l'un des rares écrivains russes connus en Occident avant la révolution russe pour ses grands romans historiques : Julien l’Apostat (1894), Léonard de Vinci (1896) où Freud découvrit le fameux souvenir d'enfance de Vinci – un vautour descendant sur son berceau –, qui lui inspira un de ses essais les plus célèbres, Pierre Ier de Russie (1902), Paul Ier de Russie (1908), Alexandre Ier (1911), Les Décembristes (1918).

Ami de Nicolas Berdaiev, proche des socialistes révolutionnaires, il espérait réconcilier Jésus et la révolution et faire de la religion l'âme du socialisme. Sa trilogie de romans historiques, Le Christ et l’Antéchrist (1905), lui apporte une grande renommée : s'y trouve exposée sa philosophie de l’histoire inspirée des Gnostiques et de Joachim de Flore, dans laquelle il expose sa foi que l’humanité approche d’un troisième âge et tend à l’avènement de l’Esprit Saint. Le Royaume de l’Antéchrist (1922) viendra compléter ce triptyque.

De son œuvre critique, son étude sur Tolstoï et Dostoïevski (1902) est la plus achevée.

Partisan de la révolution russe en 1905, Merejkovski échappe aux persécutions qui la suivent en s’exilant à Paris. Après la révolution d’Octobre (1917), il doit s’exiler à nouveau en octobre 1920, et cette fois définitivement : après un passage par la Pologne, il rejoint Paris où il s'installe en 1921 jusqu'à la fin de ses jours dans l'appartement qu'il avait occupé de 1905 à 1912.

A partir de 1925, il privilégie le roman et l'essai philosophique et religieux, une dizaine de livres paraissent, mais son succès reste plus important parmi les lecteurs occidentaux que russes. Sa haine du communisme lui fit un moment cautionner la politique d'Adolf Hitler.

Dimitri Merejkovski et sa femme Zinaida Hippius tiennent un salon littéraire, "La lampe verte" au 11, rue du Colonel-Bonnet dans le 16ème arrondissement de Paris. Ce salon est au centre de toutes les polémiques littéraires du Paris émigré russe de l'avant-guerre.

Son épouse Zinaïda Hippius partageait ses opinions et fut surnommée par Léon Trotski « la Sorcière ». Comme son mari, elle accueillit avec faveur la chute du régime impérial avant de vouer aux bolcheviques une haine absolue ainsi que l'atteste son singulier Journal sous la terreur (Anatolia, 2006).

Merejkovski a aidé Arthur Moeller van den Bruck et K. Rahsin (pseudonyme de Less Kaerick, belle-sœur de Moeller) à la traduction en allemand des œuvres complètes de Dostoïevski [1] publiées de 1906 à 1914.

Notes



  1. Affirmant en 1906 que « Dostoïevski portait en lui-même le commencement de cette tempête, le commencement du mouvement sans fin, bien qu'il voulût être ou paraître le rempart de l'immobilité sans fin : il était la révolution sous les apparences de la réaction », Merejkowski persiste et signe en 1917 : « Dans quel camp se situerait Dostoïevski aujourd'hui : celui de la révolution ou celui de la réaction ? [...] Dostoïevski est le prophète de la révolution russe » (« Die religiöse Revolution », in : Préface au volume des Politische Schriften dans les Œuvres complètes de Dostoïevski publiées par Moeller van der Bruck, éd. Richard Piper, Munich, 1917, p. XXIX-XXX.



Œuvres



- Chez Agli :

  • La Naissance des dieux - Toutankhamon en Crète.
  • Julien l'apostat.

- Chez l'Âge d'Homme :

- Aux Presses de la Renaissance :



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