Georges Montandon
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Georges Montandon (1879-1944) est un ethnologue et raciologue français.
[modifier] Biographie
Georges Montandon, né en Suisse dans une famille d'origine française, a fait ses études de médecine en Suisse et s'est installé en 1925 à Paris après avoir combattu en tant que volontaires dans les rangs de l'armée française de 1914 à 1916).
Dès les années 1909-1911, où il participa à des voyages d'exploration en Ethiopie, le docteur Montandon s'est passionné pour l'anthropo-ethnologie. En 1919-1921, chef de la Mission en Sibérie du Comité international de la Croix-Rouge, il a prolongé son périple juque dans le nord du Japon, au pays des Aïnous. A partir de 1925, il travaille au laboratoire d'anthropologie du Muséum d'histoire naturelle, à Paris, et devient en 1936, après avoir obtenu sa naturalisation française, titulaire de la chaire d'ethnographie de l'Ecole d'anthropologie, après avoir été professeur hors-cadre entre 1933 et 1936.
Auteur de nombreux articles dans les revues spécialisées, de préface et de traductions d'ouvrages anglais et allemands, il publie coup sur coup, chez Payot, La Race, les races, mise au point d'ethnologie somatique (1933), L'Ethnie française (1935) et L'Ologenèse culturelle. Traité d'ethnologie culturelle (1935). Il y soulève la question des différences existant entre race et ethnie. Pour les anthropologues, écrit-il, le mot "race" désigne "un groupe d'hommes qui s'apparente uniquement par leurs caractères physiques, c'est-à-dire anatomiques et physiologiques, en d'autres termes par leurs caractères somatiques". Au passage, il soulève la question de l'étymologie du mot race, citant l'hypothèse du latin radix (racine) mais aussi celle de l'ancien haut allemand Reiza (ligne, d'où l'idée de lignée, l'individu étant alors le lien entre ses ascendants et ses descendants).
Georges Montandon met en avant le terme d'ethnie, qui avait été proposé en 1927 au Congrès anthropologique d'Amsterdam par le docteur Félix Regnault mais sans que cela eût véritablement attiré l'attention. En le popularisant, Montandon sait qu'il va buter sur une difficulté : "Le grand public utilise les adjectifs racial et ethnique dans un identique sens général". Il n'en tient pas moins à donner sa définition de l'ethnie assez proche du volkstum allemand : "Un groupe humain caractérisé par l'ensemble de toutes ses propriétés somatiques, linguistiques et culturelles, l'une ou l'autre pouvant prédominer sans que les autres doivent être éliminées théoriquement pour la caractérisation du groupe."

