Ante Pavelic
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[modifier] Biographie
Après des études de droit à Zagreb, il s'engage en politique dans le Parti croate du droit, un mouvement nationaliste opposé à la monarchie du Royaume de Yougoslavie et partisan de l'indépendance de la Croatie. Élu conseiller municipal de Zagreb puis député (1927), il est contraint à l'exil en 1929 par l'avènement du roi Alexandre Ier, lequel met en place une dictature pro-serbe.
Pavelic se réfugie d'abord à Vienne, où il prend contact avec des officiers autrichiens anti-yougoslaves. À Rome où il réside ensuite, il fonde un nouveau parti nationaliste, en collaboration avec les membres de la faction dure du Parti croate du droit, exilés comme lui. Ce sera le Parti des oustachis (de ustaš, « insurgé, rebelle »). Le groupe a d'abord des activités terroristes : il assassine en 1934 Alexandre Ier, en voyage à Marseille. Soutenu par le fascisme italien, il prend de l'ampleur et implante des camps d'entraînement en Hongrie.
Le 6 avril 1941, la Yougoslavie est envahie par les forces de l'Axe. Pavelic devient le dirigeant de l'État indépendant de Croatie, allié à l'Allemagne et à l'Italie, dont il copie les institutions.
L'armée du NDH combat également, avec les forces de l'Axe, contre le mouvement des résistants de Tito (les partisans communistes) et les tchetniks (résistants royalistes).
En 1945, Pavelic doit de nouveau s'exiler. Il se réfugie d'abord en Autriche, puis à Rome, avant de s'installer en Argentine. L'Église catholique romaine est alors soupçonnée de lui avoir porté assistance.
En 1957, alors qu'il vit dans la clandestinité en Argentine, il fait l'objet de deux tentatives d'assassinat, commanditées par les services secrets yougoslaves. De plus, il est forcé une nouvelle fois de changer de nation d'exil pour éviter l'extradition. Il se réfugie en Espagne, où il meurt en 1959, des suites des blessures reçues lors du dernier attentat. Il est enterré à Madrid.
