Pierre Maurer

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Pierre Maurer (22 mai 1924 à Paris - 19 janvier 2009) médecin et catholique militant, ancien engagé volontaire dans la Brigade Frankreich.

Engagé volontaire dans la Brigade Frankreich en août 1944 (peu avant la Libération de Paris) et après une période de formation à l’Ausbildungslager de Sennheim, il participa aux durs combats de Poméranie, où sa compagnie fut décimée. Il fut décoré de l’E.K II pour sa bravoure et son comportement au feu. Il n’intégra pas la Division Charlemagne et fut arrêté en 1945 et interné à la prison de Fresnes.

A sa libération, il reprit ses études de médecine et devint interne des Hôpitaux de Paris en 1950, docteur en médecine en 1954, chef de clinique de chirurgie orthopédique et réparatrice en 1955, maître de conférences, agrégé en orthopédie et traumatologie en 1963, chirurgien des Hôpitaux de Paris CHU en 1964, assesseur de l’UER de Cochin-Port Royal en 1968, doyen de la Faculté de médecine de Cochin-Port Royal en 1976.

Début 1973, il signa, en compagnie de 600 personnalités, une adresse à S.M. Elisabeth II contre les trafics des avortements vers la Grande-Bretagne, suite à la visite de la reine en France. Ceci, à l’initiative de Laissez-les vivre, SOS futures mères.

Le 26 mars 1979, il descendit dans l’amphithéâtre de la Faculté de Cochin où se déroulait une assemblée générale d’étudiants grévistes et déclencha une tempête médiatique en déclarant : «  J’ai été fasciste et je reste fasciste », ce qu’il confirma le soir même devant les caméras de télévision et en précisant ses propos dans l’édition du 28/03/79 du journal Le Monde : « Je ne reviens absolument pas sur ce que j’ai dit hier. J’avais pris une option politique qui consistait à considérer, d’abord, que lorsqu’on a des idées il faut aller jusqu’au bout et se battre. J’ai risqué ma peau. Je me suis engagé dans la Brigade Frankreich et je me suis battu sur le front russe dans l’armée allemande. A la Libération, j’ai été arrêté. J’ai passé un an et demi à la prison de Fresnes. J’étais un soldat, pas un tueur. Je n’ai appris les horreurs qu’en 1945 ; je ne suis pas partisan d’une idéologie de destruction ou de massacre des populations. Quand je dis que je suis raciste, je veux dire que je suis pour l’élite, pour le petit nombre. Il m’est totalement indifférent que les gens qui travaillent avec moi soient d’une certaine race, s’ils font leur travail. Les arabes, les juifs, les jaunes, je les soigne, je suis très gentil avec eux. D’ailleurs, si on me demande mon opinion sur les affaires du Proche-Orient, actuellement je suis totalement pour les Israéliens, parce qu’ils représentent ce que j’admire le plus : ce sont des hommes qui se battent et qui sont prêts à mourir pour leur cause. Pourquoi j’ai fait ces déclarations hier ? Parce qu’il y a trois ans, au moment de mon élection comme doyen, des tracts ont circulé sur mon passé. Il vaut mieux que tout se sache clairement. J’ai fait pour cette faculté le maximum et si j’ai pu le faire, c’est grâce à mes idées ».

Pierre Maurer consacra les vingt-cinq dernières années de sa vie à la cause des Alcooliques Anonymes en visitant régulièrement les hôpitaux et les prisons de la région parisienne afin d’aider les personnes désireuses de sortir du fléau de l’alcoolisme, cela sans compter et avec abnégation, jusqu’à son dernier souffle.