Juillet 15

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  • 15 juillet 1099 : Les soldats du Christ reprennent Jérusalem aux «infidèles». Héritiers des apôtres autrefois chassés du Cénacle, ils ont purgé les Lieux saints de la présence «païenne», rendu au Christ sa ville et sa terre, restauré les temps de la pureté originelle. Raymond d'Aguillers, chroniqueur, tressaille: «Ce jour-là sera chanté par toutes les générations. Ce jour-là furent confondus tous les païens, la chrétienté fut renforcée et sa foi rénovée. C'est ici la journée que l'Eternel a faite. Qu'elle soit pour nous un sujet d'allégresse.»
  • 15 juillet 1614 : Mort en France du soldat et chroniqueur Pierre de Bourdeilles, abbé et seigneur de Brantôme. Soldat de métier, il a participé aux principales campagnes de son époque avec le duc de Guise en Italie, en Espagne, au Portugal, en Afrique du Nord et à Malte. En 1584, il fait une chute de cheval qui le handicape définitivement. Il s'adonne alors à l'écriture, relate des batailles, écrit des récits de chevalerie et narre des scandales. Son style est assez rude, mais ses mémoires, très volumineux, nous livre une image assez précise de la vie des soldats, des chevaliers, des dames galantes et de la cour à une époque où les raffinements délétères et les mièvreries insipides n'ont pas encore exercé leurs ravages sur les esprits.
  • 15 juillet 1741 : L'équipage du navire russe “Saint-Paul”, sous les ordres du capitaine Alexis Tchirikov, aperçoit pour la première fois les côtes de l'Alaska. Tchirikov et ses hommes faisaient partie de la seconde de deux expéditions maritimes dirigées par Vitus Jonassen Bering pour le compte de la Russie. Il s'agissait de vérifier si la Sibérie orientale était liée ou non par la terre à l'Amérique du Nord. Les marins de Tchirikov découvrirent les premiers une petite île au Sud-Est de l'Alaska. Le lendemain, Bering apercevait le Mont St. Elias et l'Alaska proprement dit. Cette expédition donne à la Russie un droit d'aînesse sur la propriété de l'Alaska.
  • 15 juillet 1860 : Naissance à Genève du prêtre protestant allemand Friedrich Andersen, qui officiera pendant toute sa carrière à Flensburg, à un jet de pierre de la frontière danoise. Mais Friedrich Andersen sera un prêtre hors du commun. En 1921, il fonde avec des amis, dont J. K. Niedlich (cf. supra), un “Bund für deutsche Kir­che” (= Ligue pour une Église allemande). Son itinéraire est intéressant à observer, dans la mesure où il récapitule en sa seule personne, toutes les évolutions intellectuelles d'un certain protestantisme nationaliste allemand. Il part d'une stricte orthodoxie, passe ensuite à un libéralisme théologique extrême, pour aboutir à un “christianisme allemand”, rejetant l'Ancien Testament, se focalisant sur la doctrine pure de Jésus et des évangiles et se réclamant de Marcion (d'après les études de Harnack sur Marcion). La référence à Marcion a souvent servi de base à un christianisme souhaitant se détacher de ses matrices proche-orientales pour le consolider par des éléments issus de la culture vernaculaire locale (africaine en Afrique, amérindienne en Amérique ibérique, germanique dans le Nord de l'Europe, celtique en Irlande, etc.).