Massacre de la via Acca Larentia
Un article de Metapedia.
Sommaire |
[modifier] Les faits
Le 7 janvier 1978, en sortant de la permanence de la section du Mouvement social italien de la via Acca Larentia à Rome, pour aller distribuer des tracts dans le quartier populaire de Tuscolano pour un concert du groupe de musique alternatif Gli Amici del Vento, trois jeunes nationalistes essuient le feu croisé d’un commando de militants d’extrême gauche dotés d’armes automatiques. Franco Bigonzetti (20 ans), étudiant en médecine, meurt sur le coup tandis que Francesco Ciavatta (18 ans), lycéen, décédera peu de temps après durant son transfert à l’hôpital. Vincenzo Segneri, quant à lui, blessé, parvient à se réfugier dans le local et à refermer la porte blindée.
Aussitôt la nouvelle diffusée, des militants de toute la ville de Rome se rendent sur les lieux où l’arrogance des journalistes présents dépasse toutes les limites. Ainsi, un reporter de la RAI jette par mépris son mégot dans la flaque de sang de Francesco. La réaction des présents est immédiate. Pour dégager les journaleux du mauvais pas où ils se sont mis, les forces de l’ordre chargent et lancent des grenades lacrymogènes.
Stefano Recchioni, militant du Front de la jeunesse et guitariste du groupe Janus, est alors abattu délibérément par le Capitaine Edoardo Sivori commandant les carabiniers. Il décédera deux jours plus tard à l’hôpital.
Quelques mois après la tragédie, le père de Ciavatta, un simple ouvrier, en profonde dépression depuis l'assassinat de son fils, se donnera la mort en se défenestrant.
[modifier] Le premier anniversaire
Le 10 janvier 1979, le premier anniversaire fut l'occasion d'une importante manifestation du souvenir organisée par le Front de la jeunesse. Lors de celle-ci, le policier en civil Alessio Speranza abattit de sang-froid le militant Alberto Giaquinto.
[modifier] Le trentième anniversaire
Lors des cérémonies pour les trois victimes étaient présents : Gianfranco Fini (qui à l'époque des faits dirigeait le Front de la jeunesse), les anciens ministres Maurizio Gasparri et Gianni Alemanno, ainsi que Lucas Romagnoli, secrétaire générale du Mouvement social Flamme tricolore et Francesco Storace de La Droite.
Le maire de Rome, Walter Veltroni (un ancien cadre du Parti communiste), a décidé à cette occasion de donner le nom des trois victimes à une rue romaine.
[modifier] L'impunité des assassins
Le massacre de la via Acca Larentia a été revendiqué par les Noyaux armés de contre-pouvoir territorial au nom de « l’antifascisme militant ». Les membres du commando (Livia Todini, Mario Scrocca, Fulvio Turrini, Cesare Cavallari, Francesco de Martiis et Daniela Dolcefurent), tous membres du groupe Lotta continua, furent arrêtés et jugés en 1987, mais ils furent tous acquittés pour insuffisance de preuves...
Une mitraillette qui fut utilisée lors des faits, servit par la suite à l'assassinat de l'économiste Ezio Tarantelli, du dirigeant syndical de Firenze Lando Conti et du sénateur Roberto Ruffili.