Metapedia connaît une importante phase d'expansion et nous avons, de ce fait, besoin de votre aide pour l'accroître : faîtes un don pour la cause.

Parti des forces nouvelles

De Metapedia.

Le Parti des forces nouvelles (PFN) était un parti français d'extrême droite né en novembre 1974 du Comité faire front, lui-même issu de la scission d'une partie des membres du Front national, entrés en rébellion contre Jean-Marie Le Pen.


Histoire du Parti des forces nouvelles

Le PFN comptait, à sa création, parmi ses principaux dirigeants l'équipe dirigeante du mouvement Ordre nouveau, dissous le 28 juin 1973. On comptait parmi ses membres Alain Robert, ancien membre du mouvement Occident et fondateur du GUD, l'universitaire Pascal Gauchon, les journalistes François Brigneau et Roland Gaucher et le dessinateur Jack Marchal. Il disposait aussi, sur le terrain, de deux organisations de jeunesse : le Front de la jeunesse et le Groupe union défense - GUD.

Tout au long de son existence (1974-1984) le PFN essaya de donner une image à la fois dynamique et rénovée à la « droite nationale ». Le PFN multiplia les opérations de prestige tels le Forum avec la Nouvelle droite (mars 1975), le lancement d'une revue luxueuse, Initiative nationale, la Semaine du cinéma de droite (mai 1976) et les meetings militants, contre la venue de Brejnev à Paris en juin 1977, le Polisario – qui détenait des otages français – en octobre de la même année, pour le lancement de l'Eurodroite avec le Mouvement social italien et Fuerza Nueva en juin 1978, ou contre les ministres communistes en février 1982.

Le PFN fut aussi à l'origine d'opérations unitaires de la droite comme le Comité de soutien à l'armée du Sergent Joël Dupuy ou le Comité de défense de la liberté d'expression au moment où le Parti communiste critiquait vivement Le Parisien libéré.

Il eut aussi quelques succès électoraux puisqu'en 1983, une vingtaine de ses membres furent élus dans des conseils municipaux sur des listes RPR-UDF (à Aix-en-Provence, à Toulon et à Hyères en particulier). En 1979, le PFN présente aux élections européennes une liste « Union française pour l'Eurodroite » conduite par Jean-Louis Tixier-Vignancour (1,33% des voix).

Mais certaines de ses tentatives tournent court. Le PFN échoue en 1981 à réunir les 500 signatures pour présenter Pascal Gauchon à l'élection présidentielle qui se retira ensuite de l’action politique pour se consacrer à l’édition, devenant responsable d'une collection aux Presses universitaires de France (PUF). Il est aujourd'hui le directeur de Prépasup, un institut privé spécialisé dans les classes préparatoires aux grandes écoles commerciales (HEC, ESSEC, ESCP-EAP, École de management de Lyon) et aux instituts d’études politiques.

La direction du PFN est alors confiée à une équipe de jeunes responsables rassemblés autour de Roland Hélie, Didier Lecerf, Jack Marchal et Olivier Cazal, cependant que les anciens dirigeants, comme Hervé Novelli ou Alain Robert partent au Centre national des indépendants et paysans.

Le PFN, renouant avec la tradition activiste de l'extrême droite, multiplie alors les campagnes militantes contre le nouveau pouvoir « socialo-communiste ». En février 1982, une trentaine de militants attaquent en plein jour deux ministères (les Transports et la Solidarité) tenus par des ministres communistes. Le 19 mars 1982, 150 militants du PFN et de son organisation de jeunesse, le Renouveau nationaliste, ancien Front de la jeunesse, rompent le défilé organisé par une association d'anciens combattants proche du PC, la FNACA, sur les Champs-Élysées. Le 2 mai de la même année, ils manifestent violemment avec des militants du RPR et d'organisations proches de ce parti. Devant le scandale provoqué (Le Monde titre ainsi : « Le RPR et l'extrême droite bras dessus, bras dessous »), Alain Robert, qui continuait à contrôler discrètement le parti, doit rompre définitivement et abandonner son idée d'attirer la droite classique dans des manifestations de rue susceptibles de dégénérer.

En 1983, le PFN, le GUD et le Renouveau nationaliste prennent une part importante dans l'agitation contre la loi Savary dans les universités.

Mais l'ascension du Front national au cours des années 80 ne lui laisse plus d'espace à l'extrême droite. La nouvelle direction rassemblée autour de Roland Hélie, moins concernée et donc moins compromise dans les luttes intestines du début des années 70, préconise le ralliement au FN. Plusieurs de ses membres (François Brigneau, Roland Gaucher) retournent eux aussi au Front national. Alain Robert a rejoint, dès 1981, la droite classique en devenant un proche collaborateur de Charles Pasqua et Pascal Gauchon se consacre depuis cette période au professorat et à l'édition.

Le PFN édita deux journaux : d'abord Initiative nationale puis, à partir de 1981, Pour une force nouvelle.


Bibliographie sur le PFN

Pascal Gauchon, La Droite en mouvement (Vastra, 1981)

Joseph Algazy, L'Extrême droite en France de 1965 à 1984, éd. L'Harmattan, 1989.

Frédéric Charpier, Génération Occident, éd. du Seuil, 2005.

Outils personnels