Oeuvre française
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[modifier] Historique
L'Œuvre française est une organisation nationaliste française fondée en 1968 par Pierre Sidos.
Cette organisation se veut l'héritière des grands penseurs du nationalisme français, tels Édouard Drumont, Charles Maurras, Maurice Barrès, Jacques Ploncard d'Assac et Henry Coston. Elle se définit comme nationaliste, antibourgeoise, anticommuniste et antimondialiste. Son emblème est la croix celtique, adoptée la première fois en politique par le mouvement Jeune nation (1949-1958) dont Pierre Sidos était un des co-fondateurs. Une déclaration de principes « permanents et intangibles », connue sous le nom de "Charte de Fontainebleau", définit une restauration morale comme base du réveil de la nation.
À la fin de 1996, l'Œuvre française a annoncé qu'elle soutenait le Front national. Elle a appellé à voter Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 2007. Elle reconnaît à ce parti fédérateur de diverses tendances d'avoir donné une expression politique de grande ampleur aux idées nationales mais en même temps rejette comme électoralisme toute volonté qui serait de "normalisation" idéologique.
On estime que le groupe lyonnais ayant repris l'appellation Jeune nation, animé par Yvan Benedetti, et qui organise chaque année le Forum de la nation, est une organisation connexe à ce groupe qui a pour but de rajeunir le mouvement.
[modifier] Texte à l'appui
► Pierre Sidos sur l'Œuvre française
« L'Œuvre française se présente comme une institution, ayant comme objectif l'enseignement de l'histoire, la promotion du patriotisme et la défense de la langue, en vue du recouvrement par les Français d'un Etat national de nouveau indépendant vis-à-vis de l'extérieur et impartial à l'intérieur. Son nom est la tarduction même de l'expression "opus francigenum" attribué au Moyen-Âge à l'art des bâtisseurs de cathédrales. Son emblème est le soleil, représenté par une croix celtique stylisé. Grâce à la réalisation acquise en son sein, depuis près de 40 ans, d'une triple unité de doctrine, de direction, de méthode, elle offre la garantie d'une direction stable, destinée à durer.
Dans la pratique l'adhésion implique l'obligation de vouloir s'accorder sur l'essentiel dans le présent, dans le passé et l'avenir. Ce qui sur le plan théorique comporte l'acceptation préalable d'être politiquement très national, physiquement européen, spirituellement chrétien, intellectuellement rivarolien, électoralement frontiste. [...]
Notre famille politique doit faire primer le souci du bien commun sur les intérêts catégoriels ou particuliers. On doit être nationaliste et non lepéniste, mégrétiste ou untel-iste. Ce qui doit nous unir, c'est avant tout une doctrine politique, un idéal. Il est vain d'évoquer à l'encontre de la grande implosion de notre société, de cette apocalypse de notre temps, le recours à des remèdes miracles, tels qu'espoirs électoraux, illusions dynastiques, rêveries séparatistes, utopies européistes, ou eurosibériennes ou encore actions terroristes et autres coups militaires. En réalité, la seule voie restant ouverte est celle de la réanimation de la conscience nationale.
Dans un article de 1892, Maurice Barrès avait parlé de la querelle des nationalistes et des cosmopolites. Cette querelle est toujours d'actualité même s'il s'agit aujourd'hui d'un nationalisme de reconquête et de délivrance. Il faut lutter contre le cosmopolitisme sous toutes ses formes :
- politico-économique, d'où le rejet de la démocratie libérale du commercialisme financier ;
- géographique, d'où le refus de l'internationalisme continental et planétaire ;
- physique, d'où le combat contre une immigration extra-européenne inassimilable à notre atavisme et à nos traditions ;
- intellectuel, en luttant contre le relativisme et le subjectivisme qui corrompent l'ordre social et nient la bienfaisance des hiérarchies ;
- théologique, d'où le refus de l'œcuménisme libéral version Vatican II et du christianisme judéisant de l'hérésiarque Lustiger et le rejet de l'intrusion dans la vie de nos cotés de mœurs ethnico-culturelles étrangères à notre patrimoine moral et spirituel comme le pro-talmudisme et l'islamophilie.
[...] Pour un nationaliste conscient et organisé, la seule solution aujourd'hui consiste à réanimer la conscience nationale en nous, entre nous, autour de nous, selon un plan établi d'élévation des âmes, de conquête des esprits, de coordination des volontés, dans la discrétion et l'efficacité. »
Pierre Sidos, extraits de l'entretien paru dans l'hebdomadaire Rivarol n°2831 (2 nov. 2007).
