Œuvre française
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[modifier] Historique
L'Œuvre française est une organisation nationaliste française fondée en 1968 par Pierre Sidos.
Cette organisation se veut l'héritière des grands penseurs du nationalisme français, tels Édouard Drumont, Charles Maurras, Maurice Barrès, Jacques Ploncard d'Assac et Henry Coston. Elle se définit comme nationaliste, antibourgeoise, anticommuniste et antimondialiste. Son emblème est la croix celtique, adoptée la première fois en politique par le mouvement Jeune nation (1949-1958) dont Pierre Sidos était un des co-fondateurs. Une déclaration de principes « permanents et intangibles », connue sous le nom de "Charte de Fontainebleau", définit une restauration morale comme base du réveil de la nation.
En février 1982, l'Œuvre française s'est liée avec le Mouvement nationaliste révolutionnaire et le groupe Militant au sein du Regroupement nationaliste, organisation qui sera sans lendemain.
À la fin de 1996, l'Œuvre française a annoncé qu'elle soutenait le Front national. Elle a appelé à voter Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 2007. Elle reconnaît à ce parti fédérateur de diverses tendances d'avoir donné une expression politique de grande ampleur aux idées nationales, mais en même temps rejette comme électoralisme toute volonté qui serait de "normalisation" idéologique.
On estime que le groupe lyonnais ayant repris l'appellation Jeune nation, animé par Yvan Benedetti, et qui organise chaque année le Forum de la nation, est une organisation connexe à ce groupe qui a pour but de rajeunir le mouvement.
Considérée comme "en sommeil" pendant plus de dix ans, l'Œuvre française a été réveillée au cours du second semestre 2008, et a entrepris une campagne de réunions en province, les "rencontres militantes", qui se sont tenues à Toulouse, Dijon, Toulon, Nancy, etc. Au cours de celles-ci, Yvan Benedetti, selon un compte rendu officiel de l'OF, "utilise sa force de persuasion orale pour justifier qu’à la suite de la crise financière terrible que nous vivons, s’imposera une crise politique, laissant alors la place au renouveau. Cette opportunité nous amène à justement rester prêts à servir le pays, à œuvrer pour une seconde Révolution Nationale. Nous devons rester sur le champ de bataille, nous devons y dormir pour qu’à l’aube, au bruit des premiers coups de fusils ou aux premières odeurs de le poudre, nous soyons prêts, les armes à la main".
[modifier] Texte à l'appui
► Pierre Sidos sur l'Œuvre française
« L'Œuvre française se présente comme une institution, ayant comme objectif l'enseignement de l'histoire, la promotion du patriotisme et la défense de la langue, en vue du recouvrement par les Français d'un Etat national de nouveau indépendant vis-à-vis de l'extérieur et impartial à l'intérieur. Son nom est la traduction même de l'expression "opus francigenum" attribuée au Moyen-Âge à l'art des bâtisseurs de cathédrales. Son emblème est le soleil, représenté par une croix celtique stylisée. Grâce à la réalisation acquise en son sein, depuis près de 40 ans, d'une triple unité de doctrine, de direction, de méthode, elle offre la garantie d'une direction stable, destinée à durer.
Dans la pratique l'adhésion implique l'obligation de vouloir s'accorder sur l'essentiel dans le présent, dans le passé et dans l'avenir. Ce qui sur le plan théorique comporte l'acceptation préalable d'être politiquement très national, physiquement européen, spirituellement chrétien, intellectuellement rivarolien, électoralement frontiste. [...]
Notre famille politique doit faire primer le souci du bien commun sur les intérêts catégoriels ou particuliers. On doit être nationaliste et non lepéniste, mégrétiste ou untel-iste. Ce qui doit nous unir, c'est avant tout une doctrine politique, un idéal. Il est vain d'évoquer à l'encontre de la grande implosion de notre société, de cette apocalypse de notre temps, le recours à des remèdes miracles, tels qu'espoirs électoraux, illusions dynastiques, rêveries séparatistes, utopies européistes, ou eurosibériennes ou encore actions terroristes et autres coups militaires. En réalité, la seule voie restant ouverte est celle de la réanimation de la conscience nationale.
Dans un article de 1892, Maurice Barrès avait parlé de la querelle des nationalistes et des cosmopolites. Cette querelle est toujours d'actualité même s'il s'agit aujourd'hui d'un nationalisme de reconquête et de délivrance. Il faut lutter contre le cosmopolitisme sous toutes ses formes :
- politico-économique, d'où le rejet de la démocratie libérale du commercialisme financier ;
- géographique, d'où le refus de l'internationalisme continental et planétaire ;
- physique, d'où le combat contre une immigration extra-européenne inassimilable à notre atavisme et à nos traditions ;
- intellectuel, en luttant contre le relativisme et le subjectivisme qui corrompent l'ordre social et nient la bienfaisance des hiérarchies ;
- théologique, d'où le refus de l'œcuménisme libéral version Vatican II et du christianisme judéisant de l'hérésiarque Lustiger et le rejet de l'intrusion dans la vie de nos cités de mœurs ethnico-culturelles étrangères à notre patrimoine moral et spirituel comme le pro-talmudisme et l'islamophilie.
[...] Pour un nationaliste conscient et organisé, la seule solution aujourd'hui consiste à réanimer la conscience nationale en nous, entre nous, autour de nous, selon un plan établi d'élévation des âmes, de conquête des esprits, de coordination des volontés, dans la discrétion et l'efficacité. »
Pierre Sidos, extraits de l'entretien paru dans l'hebdomadaire Rivarol n°2831 (2 nov. 2007).
► "Les Français d'abord" et "La France aux Français" ou Le Front national et l'Œuvre française.
"C'est par les mots que l'on désigne les idées. C'est sur les idées que l'on s'entend".
Pierre Sidos.
Avant tout il y a une divergence profonde quant à la définition de la qualité de "Français"
A peu de choses près, la position officielle du Front national en cette matière est identique à celle de ses adversaires et aux ennemis du mouvement national en général. A savoir, est français quiconque détient l'imprimé administratif intitulé « carte nationale d'identité». C'est l'application de la définition actuelle légale, qui est inspirée de l'idéologie des droits de l'homme et du citoyen, à la fois inter-ethnique, multiculturelle, pluriconfessionnelle. La France plurielle, « La France pour tous » de Jacques Chirac, « Les Français de toutes les couleurs » de Jean-Marie Le Pen.
Par contre, pour l'Œuvre française, un Français naturellement français ne peut être physiquement qu'indo-européen, politiquement gallo-romain, spirituellement gréco-latin. C'est en référence à cette définition historique réelle que s'accordent les doctrines nationalistes. La France unique, la France de Saint Louis, la France de Jeanne d'Arc, la France capétienne et bonapartiste, la France « du sang, du sol et du ciel, comme le dit si bien Pierre Sidos » d'après l'écrivain nationaliste François Brigneau.
Ainsi, pour le Front national « Les Français d'abord » (les authentiques et les similis) cela signifie qu'ils doivent être en tête dans une énumération incluant les autres habitants de France et donc les précéder dans l'attribution de certains avantages matériels. La « préférence nationale » c'est cela, que ça.
Alors que pour l'Œuvre française « La France aux Français » exprime une idée de souveraineté, pas seulement une revendication préférentielle. C'est la « prééminence nationale », qui doit s'imposer dans tous les domaines. La France aux Français, rien qu'aux Français, à tous les Français.
Le Front national est national, de droite nationale.
L'Œuvre française est nationaliste, d'extrême-France.
