Metapedia connaît une importante phase d'expansion et nous avons, de ce fait, besoin de votre aide pour l'accroître : faîtes un don pour la cause.

Nouvelle Droite

De Metapedia.

(Redirigé depuis Nouvelle droite)

La Nouvelle Droite (souvent résumé en ND) est un ensemble informel de groupes d’études, d’associations et de revues, dont l’activité se situe exclusivement sur le terrain culturel.

Texte à l'appui

Alain de Benoist définit la Nouvelle Droite dans la préface du livre Les Idées à l'endroit :

Ce que la presse appelle « Nouvelle Droite » est en fait un ensemble — informel — de groupes d’études, d’associations et de revues, dont l’activité se situe exclusivement sur le terrain culturel. Ses promoteurs sont de jeunes universitaires, de jeunes journalistes, de jeunes chercheurs. Ils avaient vingt ans vers 1967-1968. Ils se sentaient alors en rupture complète avec la vieille droite, tant sur le plan de la sensibilité que sur celui des idées. Ils se sentaient surtout étrangers à ses crispations traditionnelles : le totalitarisme, le colonialisme, le nationalisme, le racisme, l’ordre moral. Ils rejetaient ses déviations : la déviation nationaliste, avec ses préjugés, sa xénophobie, ses complaisances cocardières ; la déviation économisante, avec son libéralisme abstrait, son égalitarisme implicite, ses injustices sociales ; la déviation totalitaire, avec ses nostalgies, ses fantasmes d’autorité, son mythe du « chef providentiel » ; la déviation traditionaliste, avec ses rêves réactionnaires, ses références métaphysiques, son passéisme foncier. En même temps, ils souhaitaient redonner vie à une culture engloutie. Ils voulaient aussi repartir à zéro. Voir comment une « sensibilité de droite » pouvait s’échafauder en doctrine, s’insérer dans le débat idéologique contemporain, renouveler les bases et les références de ce débat dans le sens d’une plus grande modernité. Ils voulaient mettre un terme à l’unilatéralisme caractéristique de l’idéologie dominante. Enfin, ils identifiaient leur adversaire principal, non comme le « communisme » ou la « subversion », ou la « gauche », mais comme une idéologie égalitaire, régressive, négativiste, représentée aujourd’hui sous des formes aussi bien métaphysiques que profanes.

Leurs aspirations étaient encore incertaines. Au fil des ans, leurs idées allaient encore évoluer. Ils allaient s’engager sur quelques fausses pistes, revenir en arrière, repartir sur des notions nouvelles. Les auteurs qui avaient exercé sur eux le plus d’influence étaient extrêmement variés : Jacques Monod et Georges Dumézil, Louis Rougier et Jules Monnerot, Max Weber et Pareto, Arnold Gehlen et Max Scheler, Ferdinand Tömies et Montherlant, Mircea Eliade et Bertrand Russell, Ernst Jünger et Ugo Spirito, Nietzsche et Heidegger, Carl Schmitt et Oswald Spengler, Giuseppe Prezzolini et Stéphane Lupasco, D.H. Lawrence et Marinetti, Proudhon et Barrès, Konrad Lorenz et H.J. Eysenck ! Le Matin (25 juillet) écrira : « Ce corps de doctrine qui s’élabore de façon apparemment anarchique est en fait d’une redoutable cohérence ». Les promoteurs de la ND s’efforçaient en fait de construire leur pensée personnelle avec la plus grande ouverture d’esprit possible, en prenant dans des systèmes très différents les éléments d’une conception du monde positive. Ils enregistraient la désagrégation des doctrines à la mode — freudisme, néo-marxismes, école de Francfort, structuralisme de la « mort de l’homme » —, et aussi la lassitude et l’amertume de beaucoup de leurs disciples. Ils incorporaient dans leur système certaines idées « de gauche », tout comme, dans le sien, la nouvelle gauche avait incorporé certaines idées « de droite ». Ils constataient que le mouvement récent des sciences n’allait pas dans le sens des idées qu’ils combattaient, et qu’il semblait au contraire en contredire beaucoup. Ils étaient convaincus que les problèmes-clés de notre temps sont d’abord des problèmes culturels ; que le choc des idéologies est plus décisif que celui des partis ; et que les débats sur le cadre de vie, le mode de vie, le sens de la vie, comptent infiniment plus que ceux qui portent sur les institutions ou les formes de gouvernement.

Outils personnels