Nicolas Kayanakis
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Nicolas Kayanakis (Tunisie 1931-Paris 6 octobre 2008), militant monarchiste et solidariste, engagé dans la lutte pour l'Algérie française.Chargé très jeune de responsabilités aux Scouts de France, Nicolas Kayanakis, tout en poursuivant des études supérieures (il est diplômé de Sciences Po en 1951), milite au Rassemblement du peuple français puis à la Restauration nationale, devenant secrétaire général des étudiants d'Action française de 1951 à 1954. Refusant de choisir entre Pierre Juhel et Pierre Boutang dans le conflit qui aboutit à la création de La Nation française, il démissionne de ce poste et s'éloigne du mouvement monarchiste.
A l'issu de son service militaire, il se fait activer et obtient d'être nommé en Algérie où il est lieutenant au 14e Régiment de chasseurs parachutistes. Dès 1959, il se rapproche des réseaux Armée-Nation, et, lors d'un stage à Dax, il prend contact avec l'Organisation armée secrète. Arrêté une première fois en septembre 1961, il s'évade, de la prison de Mont-de-Marsan, le 3 décembre 1961, avec Jean Caunes. Kayanakis prend alors la direction de l'OMJ(OAS-métro jeunes), et vit en cavale jusqu'à sa seconde arrestation en 1962. Nommé délégué des prisons par le CNR-OAS, son action pour la fidélité au combat mené le fera muter de prison en prison dont il fera un tour de France : Fresnes et La Santé, Toul, Les Baumettes, Ré. Libéré en 1966, il demeurera, auprès de Pierre Sergent, membre du Directoire du CNR-OAS, chargé du Bureau politique sous le couvert d’une agence de presse : Méditerrannée Nord-Sud, fonctions exercées jusqu’à l’auto-dissolution du Directoire en 1968.
Après sa libération il entreprend une carrière de consultant international auprès de directions générales et de repreneurs d'entreprises en difficulté. En parallèle, il fut membre du Mouvement jeune révolution puis, de 1971 à 1973, de la Nouvelle action française.
À l'issue de sa carrière, en 1997, il soutient à Sciences Po une thèse d'histoire sur l'action psychologique et propagande de l'armée française et publie ensuite un livre intitulé Algérie 1960 : la victoire trahie.
De 1998 à 2001, il est secrétaire général puis vice-président du Centre royaliste d'Action française, dirigé par Pierre Pujo. En 2002, il collabore à La Gazette, bulletin politique de Monseigneur le Comte de Paris, puis il devient directeur administratif et financier de la revue royaliste Les Épées.
[modifier] Publications
- Derniers châteaux en Espagne, Éditions de La Table Ronde, 1966.
- Algérie 1960 : la victoire trahie, Éditions Atlantis, 2000.

