Jean-Gilles Malliarakis
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[modifier] Biographie
Né le 22 juin 1944, Malliarakis est le fils du peintre grec Mayo (pseudonyme de Antoine Malliarakis – 1905-1990). Sur Radio-Courtoisie, il a dirigé un libre-journal conjointement avec Serge de Beketch avant d'obtenir la direction d'un libre journal autonome (une semaine sur deux) au milieu des années 90. Il abordait volontiers les thèmes suivants dans ses émissions : libéralisme économique, franc-maçonnerie, religion, histoire, philosophie politique et générale. Ses convictions catholiques (orthodoxes) ne l’empêchèrent pas de faire preuve d’un certain éclectisme, lorsqu’il invita par exemple à son émission son ami de longue date Pierre Vial, païen convaincu et président de l’association "Terre et Peuple".
[modifier] Activité politique
Jean-Gilles Malliarakis eut une activité politique publique mouvementée profondément ancrée à droite dans les années 1970. Il fut, à partir de 1975, le dirigeant historique du Groupe Action Jeunesse (GAJ), puis du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR) et enfin du mouvement "Troisième Voie" (les tercéristes). Il fut le principal représentant français du mouvement solidariste.
Organes de presse : Jeune Garde Solidariste (avril 1975) puis Jeune Nation Solidariste (juin 1977) puis Révolution Européenne (mai 1987).
Philosophie du mouvement : fondé par Jean-Gilles Malliarakis, Troisième Voie, anti-américain, anti-communiste, avait pour slogan "Ni Trusts, Ni Soviets". Associé au GUD, ce mouvement s'est momentanément opposé au FN, et a cherché à contrer la montée du sionisme. L'emblème du mouvement était le trident, que Malliarakis a repris comme logo pour sa maison d’édition.
Les causes de la disparition de TV en 1991 : Il s’est rapidement posé à la direction de TV le problème de l’avenir politique que pouvait avoir un groupuscule. Les meilleurs cadres du groupe, qui ne se satisfaisaient pas d’une action de témoignage et de dénonciation, étaient aspirés par le FN, alors en pleine ascension, où ils avaient l’espoir de mettre en pratique ce que Troisième Voie énonçait en théorie, et où ils pensaient pouvoir faire de la politique au sens plein du terme. « Troisième Voie était une association purement idéaliste », confie lui-même Malliarakis, quelques années après la dissolution du mouvement.
[modifier] Après Troisième Voie
A partir de 1993, Jean-Gilles Malliarakis abandonne définitivement la politique nationale-révolutionnaire (il a mis beaucoup d'eau dans son vin depuis) et se convertit au libéralisme économique (ultra-libéralisme diront les mauvaises langues) dont il développe longuement les thèses dans son libre-journal.
Il abandonne finalement son poste de responsable francilien de la CDCA et finissait par fermer sa librairie léguée par Henri Coston (la Librairie française), pour se consacrer à ses activités d'éditeur et d'écrivain.
Malliarakis adhère dès 1995 au cercle Idées-Actions de tendance droite libérale. Fondé en octobre 1994, le cercle Idées-Action permet à Alain Madelin (un ancien d'Occident, petit groupe de résistance anti-gauchistes de la fin des années 60) de piocher dans toutes les familles de la droite, exception faite des démocrates-chrétiens de type François Bayrou. Malliarakis y côtoie Alain Juppé, Thierry Jean-Pierre (décédé en août 2005), Henri de Lesquen, Jean-Marc Varaut (décédé en 2005), Thierry Mariani, Renaud Muselier...
Malliarakis a également fait partie de la direction et du Bureau national (vice-président national, délégué régional d'Ile-de-France) du CDCA (Confédération de Défense des Commerçants et Artisans, Agriculteurs et Professions Libérales), où il a œuvré aux côtés de Christian Poucet et de l’ancien député Pierre Poujade. Le CDCA est issu d’une scission du CID-UNATI, le grand syndicat poujadiste des années 70. Le CDCA est une organisation de défense contre le racket fiscal; il réclame la baisse de la fiscalité sur les entreprises. Il compte environ 50 000 adhérents.
Au sein du CDCA, Malliarakis monte sa propre mouvance, le CDCA-E, dont le programme est adopté par le congrès du 24 février 1991. En 1991 également, la tendance de Malliarakis au CDCA se rapproche du Front National. Lors du dernier Congrès du FN à Strasbourg (1997), Jean-Gilles Malliarakis faisait partie des invités personnels de Jean-Marie Le Pen.
[modifier] Bibliographie
Aux éditions du Trident :
- La Droite la plus suicidaire du monde (pamphlet sur le "sectarisme chiraquien").
- L’Histoire recommence toujours" (reprise d’une conférence donnée au club de l’Horloge en 1998 sur la thèse de Fukuyama sur la fin de l'histoire).
- Le Livre Noir des retraites.
- La Gauche caviar patauge dans le yaourt
- Yalta et la Naissance des blocs
- Ni trusts ni soviets, 1985.
